Grossesse : les pieds des femmes enceintes peuvent s’allonger…

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Remarquez-vous que vos chaussures se resserrent un peu au fur et à mesure que votre grossesse progresse ? La sensation de pieds et de chevilles enflés est très fréquente pendant cette période, surtout au troisième trimestre, mais il y a aussi de fortes chances que vos pieds commencent à « pousser », ce qui peut même entraîner un changement permanent de taille. Pourquoi donc ? Explication.

La grossesse est une période de changements rapides pour le corps, dont la plupart sont temporaires et s’atténueront progressivement après l’accouchement. Certains peuvent être agréables tandis que d’autres peuvent causer de l’inconfort. Bien que peu évoqués, les troubles musculo-squelettiques peuvent survenir chez de nombreuses femmes enceintes, dont certaines rapportent même une pointure supplémentaire qui persiste après l’accouchement, notamment après une première grossesse. Le mécanisme derrière ce phénomène n’a jamais vraiment été établi, mais on pense que la prise de poids, les changements hormonaux, l’augmentation de la rétention d’eau et le laxisme des bandes jouent un rôle. Alors, des changements permanents dans la structure du pied sont-ils vraiment possibles ? C’est du moins l’hypothèse avancée dans une étude publiée en 2013 dans l’American Journal of Physical Medicine and Rehabilitation, qui a constaté que les pieds des futures mamans sont susceptibles de s’allonger pendant la grossesse.

Comme l’expliquait à l’époque le journal Le Figaro, c’est un spécialiste en orthopédie, le Dr Neil Segal, professeur à l’université de l’Iowa, qui a eu l’idée de cette étude après avoir entendu des patients rapporter qu’ils changeaient de pointure lorsqu’ils devenaient les mères. Son étude a donc consisté à recruter 49 femmes dont les mesures statiques et dynamiques de la voûte plantaire ont été recueillies au cours du premier trimestre de grossesse et 19 semaines post-partum. Les résultats ont montré une augmentation simultanée de la longueur du pied et une diminution de la voûte plantaire : 60 à 70 % d’entre elles avaient des pieds plus longs et plus larges après l’accouchement. Surtout lors d’une première grossesse. Plus précisément, la voûte plantaire a perdu de la profondeur et de la raideur sous l’influence de la grossesse. « Pendant la grossesse, les ligaments des pieds se ramollissent sous l’effet conjugué de deux hormones, l’oestrogène et la relaxine, dont la production culmine à 12 semaines. Ce pied, devenu plus malléable, est soumis à de nouvelles forces. Le Dr Segal s’est expliqué au Figaro.

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Comment limiter l’apparition de douleurs aux pieds pendant la grossesse ?

Plus précisément, une hormone appelée relaxine est sécrétée au début de la grossesse pour préparer le corps à l’accouchement. Son rôle est d’assouplir l’utérus, les ligaments pelviens et les articulations. Outre le fait que cette hormone peut provoquer un relâchement des ligaments des pieds, ceux-ci s’aplatissent pour compenser le poids pris pendant la grossesse, car le centre de gravité de la femme enceinte se déplace vers l’avant au fur et à mesure que son ventre grossit. Ceci pourrez vous intéresser : Soldes : Les 4 meilleures chaussures tendances à prix réduits à offrir pour…. Ces deux phénomènes fonctionnent ensemble et c’est dans ce contexte que la voûte plantaire change et peut élargir ou allonger le pied de 2 à 10 millimètres. Reste à savoir si cette altération est irréversible, mais le spécialiste estime que c’est bien « parce que si certaines modifications musculo-squelettiques que l’on observe également chez la femme enceinte au niveau des poignets et de la colonne vertébrale disparaissent trois mois après la naissance, celles que l’on retrouve au niveau des pieds sont encore présent cinq mois après l’accouchement », précise Le Figaro. Bonne nouvelle cependant : ce ne serait de toute façon spécifique qu’à la première grossesse.

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Il s’avère que l’arrivée d’un deuxième ou troisième enfant ne semble pas amplifier la difformité, selon l’étude. Cependant, il convient de noter que les os des pieds ne se développent pas réellement, mais les ligaments qui les maintiennent ensemble ne sont plus aussi serrés qu’avant. Mais le vrai risque associé n’est pas tant de devoir changer de pointure que de souffrir de douleurs au talon ou d’aponévrose. La première est une inflammation de l’aponévrose plantaire qui relie l’os du talon aux phalanges et la seconde est une inflammation ou lésion de l’aponévrose, la membrane fibreuse élastique qui siège sous le pied : la douleur ressemble à celle d’une tendinite lorsque l’on pose les pieds au sol. Par conséquent, il est plus que recommandé d’en parler à votre médecin et de réduire vos mouvements pendant un certain temps et d’éviter de rester debout. Lors de la marche, il est conseillé de faire des pas plus courts et éventuellement de glisser une talonnière dans les chaussures pour réduire la pression sur le talon. Une autre astuce est également d’acheter des semelles confortables avec renfort plantaire qui permettent de maintenir la voûte plantaire et donc de réduire la pression sur les pieds.

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L’équipe scientifique indique que cette observation n’est pas anodine car ces changements au niveau des pieds pourraient contribuer au risque accru de troubles musculo-squelettiques chez les femmes. Dr. Segal pense que cette déformation pourrait expliquer pourquoi les femmes sont plus susceptibles de souffrir de fasciite plantaire (une inflammation du fascia plantaire associée à un stress excessif qui provoque une calcification protectrice au talon), d’arthrite du genou et de la hanche et de douleurs lombaires. Devenir plus âgé. « Des recherches plus poussées devraient évaluer l’efficacité des interventions de réadaptation pour la prévention des chutes de la voûte plantaire liées à la grossesse. », conclut l’étude. Cela n’enlève rien au fait qu’en cas de problème lié au pied, le médecin traitant peut indiquer qu’une consultation avec un podiatre-podothérapeute s’impose, sachant que cette consultation s’inscrit dans la démarche de coordination des soins du patient. Le pédicure-podologue peut également recevoir un patient sans ordonnance préalable, mais alors aucune prestation ne sera remboursée.

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