Grossesse : une alimentation saine favorise un meilleur neuro…

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Publié le 19/10/2022 à 11:21

, mis à jour le 12/12/2022 à 02:15

Selon une étude française, les femmes enceintes qui privilégient une alimentation de qualité à base de poisson, fruits et légumes ont des enfants qui présentent un meilleur développement général et verbal entre la naissance et deux ans.

Et si la qualité des produits consommés influençait le développement neurologique et cognitif de l’enfant entre la naissance et ses deux ans ? C’est ce que démontre une étude française basée sur les données de l’Etude longitudinale depuis l’enfance (ELFE). Il s’agit de la plus grande étude française sur le développement de l’enfant : elle suit 18 000 enfants nés en 2011, à travers des tests et des questionnaires.

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont ensuite observé le régime alimentaire des femmes enceintes recrutées pour cette étude. Elles ont été classées en fonction de leur profil alimentaire, tel que riche en aliments transformés ou équilibrés, au cours des trois derniers mois de leur grossesse.

Résultat : Les enfants de femmes qui mangeaient plus de poisson et de fruits et légumes avaient de meilleurs scores de développement et de langage à 1 et 2 ans que les autres enfants. En revanche, ceux qui avaient l’alimentation la plus déséquilibrée, avec beaucoup de charcuterie et autres aliments transformés, les résultats étaient inversés. Un chiffre qui s’estompe toutefois lorsque l’enfant atteint l’âge de trois ans et demi.

« On peut penser qu’il y a un biais social dans cette étude, car l’alimentation est aussi liée à la catégorie sociale à laquelle on appartient et tout le monde sait que manger du poisson trois fois par semaine sera réservé à une certaine catégorie sociale. » tous Dr Stéphane Clerget, pédopsychiatre. Mais ce n’est rien.

À Lire  Les probiotiques aident-ils à soulager les ballonnements ?

Pas de lien de cause à effet établi

En effet, l’étude prend en compte le niveau socio-économique des parents, leurs interactions avec l’enfant ou encore l’alimentation de l’enfant. Dans tous les cas, les mères dont l’alimentation avait été de bonne qualité pendant la grossesse avaient des enfants avec un meilleur développement neurologique, quelle que soit l’évaluation de la qualité de l’alimentation. Sur le même sujet : Restauration rapide : Selon une étude, la qualité nutritionnelle des menus enfants se dégrade. Un effet qui s’estompe dès l’âge de trois ans et demi. Pour la directrice de l’étude ELFE, Marie-Aline Charles, « on peut penser que plus le temps passe, plus d’autres influences compensent ou atténuent l’effet de l’alimentation de la mère ».

L’étude ELFE, qui n’est qu’une étude observationnelle, ne permet pas d’évoquer un lien de causalité entre l’alimentation de la mère et le développement de l’enfant. Mais au contraire, « certaines études ont déjà montré que des carences pouvaient entraîner des problèmes neurodéveloppementaux », rappelle le Dr Stéphane Clerget. « L’alimentation doit être diversifiée pour apporter tous les nutriments essentiels à la maman et à son futur enfant, comme le fer, que l’on trouve dans la viande rouge, le calcium dans les produits laitiers, la vitamine D, la vitamine B9 dans les légumineuses… ».

Enfin, le spécialiste précise que même les vitamines naturelles, issues de l’alimentation, sont préférables aux compléments alimentaires en raison de leur meilleure absorption par l’organisme.