Horloge scientifique Alimentation saine et mode de vie actif, volume 10, numéro 2, juin 2022

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Cette veille réalisée par l’équipe Saine alimentation et mode de vie actif (SAMVA) s’adresse principalement aux acteurs du réseau public de santé. Les publications scientifiques recensées sont sélectionnées pour leur pertinence pour la promotion d’une saine alimentation et d’un mode de vie physiquement actif, en vue d’éviter les problèmes liés au poids et les maladies chroniques.

Cliquez sur une référence d’article à la fin du résumé pour obtenir plus de détails, complets ou résumés. Pour obtenir le texte intégral lorsqu’il n’est pas disponible gratuitement, contactez la bibliothèque ou le centre de documentation de votre institution.

Activité physique et sédentarité

Activité physique et sédentarité

Les résidents âgés vivant dans des logements sociaux à Montréal ont une capacité limitée à adopter un mode de vie actif

Contexte

Les personnes âgées vivant dans des logements sociaux sont moins susceptibles de participer à des programmes d’activité physique que les personnes plus jeunes et socio-économiquement privilégiées. A voir aussi : 10 conseils pour une alimentation saine. Les personnes âgées sont un groupe de la population qui combine diverses caractéristiques associées à l’inactivité physique (par exemple, plus âgées, avec un revenu et un niveau d’éducation plus faibles, et ayant plus de problèmes de santé).

L’approche par la capacité, une approche qui met l’accent sur les ressources dont disposent les personnes et leur capacité à les mobiliser, est une voie prometteuse pour renforcer les efforts de promotion de la santé au sein de ce groupe. Dans ce cas, elle dépend du développement de conditions propices à la réalisation de choix favorables à la santé.

Objectif

L’étude de Montréal visait à explorer les capacités des locataires âgés de logements sociaux à être physiquement actifs dans leur environnement résidentiel. Une approche basée sur les capacités a été adoptée.

Ce qu’on y apprend

Les résultats sont basés sur vingt-six entrevues individuelles semi-directes réalisées en marchant auprès de participants (60-93 ans), dans trois quartiers de la ville de Montréal. Les compétences ayant un impact déterminant sur l’adoption d’un mode de vie actif ont été regroupées en cinq catégories, illustrées ci-dessous de manière non exhaustive :

Les commentaires recueillis suggèrent, entre autres, un risque accru d’inactivité physique en présence d’une détresse déterminée par des conditions de vie défavorables, dans un groupe aux faibles capacités politiques, financières et sociales.

En plus des mesures rapportées par les participants (ex. réduction des tarifs des transports en commun, navettes à bas prix), des pistes de solutions sont proposées par les auteurs pour favoriser l’adoption d’un mode de vie actif auprès de ce groupe. Celles-ci comprennent l’introduction d’interventions psychosociales dans les immeubles, la création de partenariats ainsi que la mise en place d’actions concertées pour mobiliser les acteurs communautaires (ex. comités de locataires, régies du logement, organismes sociaux, collectivités) dans la promotion de l’activité physique et le développement des milieux . favorable à l’adoption d’un mode de vie actif.

Commentaires du rédacteur

Les résultats de cette étude offrent une illustration intéressante de l’utilisation du modèle socio-écologique selon lequel l’activité physique d’une personne varie selon divers facteurs qui interagissent entre eux. Par exemple, la recherche a permis de se rendre compte de l’importance que certains partenaires soient informés, mobilisés et concertés afin qu’ils puissent favoriser des conditions et des milieux de vie propices à l’activité physique.

Saint-Onge, K., P. Bernard, C. Kingsbury et J. Houle (2021). « Capacités des locataires de logements publics pour personnes âgées à pratiquer une activité physique décrites à l’aide d’entrevues en personne à Montréal, Canada », International Journal of Environmental Research and Public Health, vol. 18, n° 21, p. 11647.

Un aperçu d’ensemble des revues systématiques quant à l’efficacité des interventions visant les comportements sédentaires

Contexte

Le nombre d’heures consacrées à des comportements sédentaires a augmenté dans le monde au cours des dernières décennies, chez les adultes, les adolescents, les enfants et les personnes âgées. Les connaissances scientifiques actuelles suggèrent que les comportements sédentaires augmentent le risque de développer des maladies chroniques. Dans une perspective de santé publique, la réduction des comportements sédentaires peut contribuer, du moins en partie, à la prévention de divers problèmes de santé.

Objectif

L’objectif de cette « revue des revues » (umbrella review) est de synthétiser les connaissances scientifiques sur l’efficacité de différents types d’interventions visant à réduire les comportements sédentaires.

Ce qu’on y apprend

Les auteurs ont identifié 40 revues systématiques couvrant un total de 169 études originales différentes. La majorité des revues de littérature se sont concentrées sur les enfants/adolescents ou les adultes. Seuls deux avis concernaient les seniors. Les types d’interventions étudiées étaient : comportementales (39,6%), environnementales, physiques (16%) ou sociales (7,1%), et multicomposantes (combinant deux ou plusieurs types d’interventions) (43,2%). Les auteurs ont fait trois constatations :

Commentaires du rédacteur

L’inactivité physique est désormais établie comme un facteur de risque pour la santé, quelle que soit la pratique d’une activité physique. Au Québec, près du tiers de la population est considérée comme sédentaire. Cet article, basé sur plus de 40 revues systématiques, donne un aperçu des types d’interventions qui sont pertinentes et potentiellement efficaces selon les populations et les contextes. Il favorise donc la réflexion pour l’élaboration d’interventions futures.

Cependant, ces résultats doivent être utilisés avec prudence. En effet, 53 % des articles utilisent des méthodologies qui ont été classées par les auteurs comme faibles ou extrêmement faibles. De plus, il faut noter le manque d’études sur les personnes âgées. Ces résultats appellent donc des études complémentaires avec d’autres méthodes de recherche et sur différentes populations.

Lam K, Baurecht H, Pahmeier K, Niemann A, Romberg C, Biermann-Stallwitz J, Neusser S, Wasem J, Mugler N, Welker C, Leitzmann M, Jochem C. (2022). Dans quelle mesure les interventions visant à réduire les comportements sédentaires sont-elles efficaces et rentables ? Parapluie d’examen et de méta-analyse. Avis sur l’obésité. 23 (5) : e13422.

Cuisine : qu'est-ce qu'un jeune oignon et comment le préparer ?
A voir aussi :
L’oignon de printemps est une plante vivace cultivée pour ses feuilles aromatiques,…

Environnement alimentaire

Environnement alimentaire

Les banques alimentaires : la qualité nutritionnelle des paniers alimentaires et leur efficacité à réduire l’insécurité alimentaire

Contexte

Avec la prévalence croissante de l’insécurité alimentaire, en particulier depuis le début de la pandémie de COVID-19, le recours aux banques alimentaires a également augmenté. Il convient donc de s’interroger sur la qualité nutritionnelle des aliments qui y sont proposés, d’une part, et sur sa capacité à réduire l’insécurité alimentaire des usagers, d’autre part.

Objectif

Cette revue systématique d’une méthode mixte combine les résultats de 11 études quantitatives et 10 études qualitatives, menées dans des pays à revenu élevé et publiées de 2015 à 2021. Il vise à étudier la conformité des paniers alimentaires aux recommandations nutritionnelles nationales pour adultes et adultes. déterminer si le recours aux banques alimentaires peut réduire l’insécurité alimentaire et améliorer la consommation alimentaire des usagers.

Ce qu’on y apprend

Les résultats de cette revue d’une méthode mixte indiquent que la qualité nutritionnelle des sachets offerts dans les banques alimentaires varie d’une étude à l’autre. En général, les sacs n’apportent pas assez de fruits et légumes, de fer et de calcium et apportent trop de sucre et de sodium, entre autres.

L’examen a également suggéré que la fréquentation des banques alimentaires réduisait l’insécurité alimentaire après six mois de fréquentation et améliorait la qualité de l’apport nutritionnel. Cependant, les résultats montrent que la prévalence de l’insécurité alimentaire chez les usagers est encore plus élevée que dans la population générale et que la qualité de leur alimentation est encore insuffisante.

De plus, selon les résultats, les paniers provenant majoritairement de dons offrent généralement des options alimentaires limitées. Aussi, les quantités proposées ne sont parfois pas suffisantes pour préparer aussi bien les repas des familles nombreuses. De plus, les sacs ne sont pas toujours adaptés à la culture et, selon plusieurs études, une partie de la nourriture offerte est périmée.

Les interventions visant à améliorer la qualité nutritionnelle et la variété des aliments proposés peuvent améliorer l’alimentation des usagers (par exemple, via des politiques nutritionnelles ou une liste de dons acceptés, ou en établissant des partenariats avec des prestataires de services alimentaires de produits frais).

Commentaires du rédacteur

La méthode mixte utilisée pour cette revue de littérature est intéressante car elle combine les résultats quantitatifs d’études transversales et d’interventions dans les banques alimentaires, ainsi que les résultats qualitatifs d’entretiens avec des usagers, susceptibles de partager leur expérience.

Dans un autre ordre d’idées, comme le soulignent les auteurs de la revue à travers une recommandation et une conclusion, les banques alimentaires ont un rôle limité à jouer dans la réduction de l’insécurité alimentaire ; Des actions agissant sur les déterminants structurels de l’insécurité alimentaire sont nécessaires pour combattre ses causes et réduire les inégalités alimentaires.

Oldroyd, L., F. Eskandari, C. Pratt et A. A. Lake (2022). « La qualité nutritionnelle des emballages alimentaires fournis par les banques alimentaires et l’efficacité des banques alimentaires dans la réduction de l’insécurité alimentaire dans les pays développés : une revue systématique d’une méthode mixte », Journal of Human Nutrition and Dietetics.

Stratégies pour améliorer la qualité nutritionnelle des aliments offerts dans les banques alimentaires

Contexte

Les banques alimentaires sont un acteur majeur du système d’aide alimentaire. Des efforts sont faits pour améliorer la qualité nutritionnelle des aliments proposés, notamment en adoptant une politique nutritionnelle ou en mettant en place un système de profilage nutritionnel, c’est-à-dire la classification des aliments selon leur composition nutritionnelle. Cependant, il existe peu de données sur l’utilisation et l’impact de ces stratégies.

Objectif

Cette étude primaire, menée aux États-Unis, évalue la prévalence et l’impact d’une politique nutritionnelle ou d’un système de profilage nutritionnel sur la qualité nutritionnelle des aliments proposés parmi un échantillon de banques d’aliments. Les données recueillies dans le cadre de l’enquête MAZON National Food Bank Survey Assessment of Nutrition Practices and Policies en 2017 ont été utilisées conjointement avec d’autres données accessibles au public. Des entrevues semi-structurées ont également été menées auprès de 10 personnes de différents intervenants (p. ex. milieu universitaire, organismes communautaires).

Ce qu’on y apprend

Parmi les banques alimentaires qui ont répondu au sondage (n = 178), 56 % avaient une politique nutritionnelle formelle, tandis que 34 % en avaient une informelle et 26 % avaient un système de profilage nutritionnel. En moyenne, 31 % de l’inventaire était constitué d’aliments frais et 25 % était constitué d’aliments à faible valeur nutritive. Les aliments frais ont été évalués par la prévalence des fruits et légumes frais entreposés, tandis que les aliments de moindre valeur nutritionnelle ont été évalués en combinant la prévalence des boissons gazeuses, des autres boissons sucrées, des collations et des desserts sucrés, des collations salées et sucrées.

L’adoption d’une seule des deux stratégies évaluées ou même des deux n’était pas significativement associée à la quantité d’aliments frais entreposés. Cependant, l’adoption d’un système de profilage nutritionnel avec une politique alimentaire (informelle ou formelle) était significativement associée aux quantités d’aliments à faible valeur nutritionnelle.

Les répondants ont indiqué un changement de paradigme, c’est-à-dire que l’intérêt collectif a conduit le secteur caritatif à réviser les anciens principes qui mettaient l’accent sur le droit à l’alimentation pour évoluer vers le droit à une alimentation saine. Malgré les progrès réalisés, plusieurs défis ont été identifiés, notamment les coûts d’acquisition et de stockage des aliments frais, la nécessité d’une meilleure coordination des acteurs et la dépendance à l’égard des donateurs.

Les résultats mettent en évidence les progrès réalisés par les banques alimentaires. Les auteurs suggèrent une évaluation économique des coûts associés au traitement des dons alimentaires non désirés, pour aider à la décision d’accepter ou de rejeter les dons alimentaires non désirés.

Commentaires du rédacteur

Cette étude présente plusieurs limites, notamment que les résultats ne peuvent être interprétés comme des liens de causalité, et sont sujets à des biais de rappel et de désir social. Cependant, les résultats sont pertinents pour guider les banques alimentaires dans l’amélioration de la qualité nutritionnelle des aliments offerts dans le contexte où cette question a été soulevée par divers intervenants au Québec.

Roth, S.E., M. Feldman, M.B. Schwartz et M.L. Prélip (2022). « Une étude des méthodes mixtes de nutrition alimentaire axée sur la nutrition aux États-Unis », Journal of Hunger andamp; Nutrition environnementale, vol. 0, n° 0, p. 1-20.

Des politiques pour contrôler la publicité d’aliments malsains dans l’espace public

Contexte

La publicité pour les aliments malsains est omniprésente dans l’espace public. Elle peut influencer nos choix alimentaires, notamment ceux des jeunes. On le retrouve, entre autres, dans les lieux et services publics tels que les bâtiments gouvernementaux, les transports en commun ou les stades sportifs. Certaines juridictions ont mis en place des politiques pour contrôler ce marketing.

Objectif

Cette revue du périmètre de la littérature scientifique et grise visait à (1) décrire les impacts sanitaires et économiques potentiels de la mise en place de politiques gouvernementales restreignant la publicité des aliments malsains pour la santé dans les espaces extérieurs ou sur la propriété publique ; (2) clarifier et décrire les politiques existantes ; et (3) établir les facteurs perçus qui ont influencé la mise en œuvre des politiques.

Ce qu’on y apprend

La mise en œuvre de politiques sur la publicité alimentaire dans les espaces extérieurs et sur la propriété publique est possible et justifiée puisque neuf politiques existantes ont été clarifiées. Ce dernier a limité la publicité d’aliments malsains dans les transports en commun, dans l’édifice du ministère de la Santé et, comme au Québec, à l’extérieur d’un bâtiment scolaire. Divers facteurs de facilitation et obstacles à la mise en œuvre de ces politiques sont énoncés dans l’article, tels que la volonté politique, la consultation des acteurs concernés ou l’existence d’un cadre législatif. Cependant, cette synthèse narrative rapporte qu’elle n’a identifié aucune étude sur les impacts sanitaires ou économiques potentiels des politiques mises en œuvre.

Enfin, elle note que la publicité sur les aliments malsains est répandue autour des écoles et des transports publics. Cependant, les résultats des études sur sa présence en raison de la défavorisation du quartier restent contradictoires. L’impact de ces mesures, l’ampleur du phénomène, ainsi que sa variation en fonction des conditions socio-économiques mériteraient d’être davantage explorés.

Commentaires du rédacteur

Au Québec, un cadre législatif existe déjà pour limiter la publicité destinée aux enfants. Ceci est établi comme un élément favorable à l’établissement de restrictions sur la commercialisation d’aliments malsains dans d’autres lieux publics. Les institutions publiques ayant un impératif d’exemplarité en matière d’approvisionnement alimentaire, il est douteux que la même logique puisse s’appliquer à la publicité alimentaire.

Chung, A., C. Zorbas, D. Riesenberg, A. Sartori, K. Kennington, J. Ananthapavan et K. Backholer (2022). « Politiques visant à restreindre la publicité d’aliments et de boissons malsains dans les espaces extérieurs et sur les biens publics : une revue de l’étendue de la littérature », Obesity Reviews, 23 (2): e13386.

A voir aussi :
Le rapport de recherche premium sur le marché des hydrocolloïdes pour l’alimentation…

Environnement bâti

Environnement bâti

L’environnement bâti, toujours un déterminant de l’obésité infantile

Contexte

Au Canada, en 40 ans, la proportion de jeunes considérés en surpoids ou obèses a presque doublé. En 1978-1979, environ 23 % des enfants étaient considérés en surpoids ou obèses. Cette proportion était de près de 31 % en 2012-2013. L’obésité infantile persiste souvent à l’âge adulte, avec des conséquences importantes sur la santé, il est donc important d’agir de manière préventive, notamment en modifiant les environnements pour les rendre plus sains.

Objectif

L’objectif de cette revue systématique est d’évaluer à partir de données épidémiologiques les liens entre les caractéristiques du cadre bâti (bruit environnemental, pollution de l’air, accessibilité aux parcs et espaces verts, densité des carrefours et potentiel piétonnier) et l’obésité infantile chez les jeunes. moins de 18 ans.

Ce qu’on y apprend

Les études identifiées étaient généralement de haute qualité méthodologique, utilisant des mesures objectives de l’environnement bâti et de l’obésité des jeunes et ajustant les facteurs de confusion (par exemple, l’âge, le sexe, l’éducation au genre de la mère). Cependant, certaines études portaient sur de petits échantillons. Dans l’ensemble, 42 % des études ont utilisé des données longitudinales.

Les résultats ont montré une association entre, d’une part, la pollution de l’air liée au trafic (exposition au dioxyde d’azote et aux oxydes d’azote) et les caractéristiques de l’environnement bâti (densité des carrefours routiers et accès aux parcs et espaces verts) et, d’autre part, d’autre part. d’autre part, l’obésité infantile. Selon les auteurs, les mécanismes expliquant ces mesures d’association restent difficiles à expliquer. Par exemple, certaines hypothèses sur le mécanisme impliqué dans l’exposition au dioxyde d’azote et aux oxydes d’azote aussi bien pendant la grossesse que pendant l’enfance ont été mises en évidence dans des publications antérieures. En outre, les routes à fort trafic sont une source majeure de pollution de l’air et leur tracé (par exemple, le nombre de voies, la largeur) ne conduit souvent pas à la marche ou au vélo.

Commentaires du rédacteur

Les conclusions doivent être interprétées avec prudence car il n’a pas été possible d’effectuer une méta-analyse en raison de la grande hétérogénéité des résultats de l’étude, ce qui peut avoir influencé la validité des conclusions. Cependant, les auteurs ont utilisé des tests statistiques pour évaluer et quantifier la santé des associations.

Au Québec, la future politique nationale d’architecture et d’aménagement du territoire confirmera l’importance d’un aménagement du territoire sain et sécuritaire. Les orientations qui seront proposées devraient se traduire par des actions de promotion de saines habitudes de vie, notamment auprès des jeunes.

Malacarne, D., Handakas, E., Robinson, O., Pineda, E., Saez, M., Chatzi, L., & amp; En ligneFecht, D. (2022). L’environnement bâti comme déterminant de l’obésité infantile : une revue systématique de la littérature. Avis sur l’obésité, 23, e13385.

La sécurité des quartiers, facteur important dans le mode de vie actif des enfants

Contexte

Être actif est bénéfique pour la santé globale à tout âge. Les Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures recommandent que les enfants et les jeunes (de 5 à 17 ans) s’engagent dans une activité physique modérée à intense pendant au moins 60 minutes par jour et marchent pendant plusieurs heures à une intensité légère structurée ou non structurée (Société canadienne de physiologie de l’exercice , 2021).

Objectif

Cette revue systématique vise à étudier les liens entre la sécurité perçue ou réelle d’un quartier et le comportement actif des enfants (ABC) à l’école primaire (5-12 ans). Les auteurs ont divisé les EAC en trois : transport actif, jeu actif et activité d’entraînement/d’athlétisme.

Ce qu’on y apprend

Parmi les 29 études internationales recensées, la sécurité du quartier est mesurée de manière hétérogène : perceptions des parents ou des enfants de la sécurité du quartier, mesures objectives de la sécurité et perceptions de la dangerosité du -toroq. Les mesures de CAE ont été effectuées principalement à l’aide de mesures subjectives (perception de CAE) et, dans quelques études, avec des mesures objectives (GPS, accéléromètres, podomètres, etc.).

Les chercheurs ont observé que les niveaux de CAE sont plus élevés chez les garçons et les filles et que les niveaux de CAE augmentent avec l’âge. Ces deux relations étaient médiatisées par le jour de la semaine/la fin de semaine, l’heure de la journée et la distance parcourue par l’enfant pendant le transport actif. Les données disponibles semblent également indiquer que la possession d’une voiture par les parents est négativement liée aux CAE. Les liens entre les CAE et l’ethnicité et le niveau socio-économique variaient d’une étude à l’autre, rendant impossible de tirer une conclusion.

La perception élevée de la sécurité parentale est positivement liée aux CAE, en particulier pour le transport actif. De plus, il apparaît que les inquiétudes des parents quant à la sécurité du trajet à emprunter par l’enfant réduisent les EAC.

À la lumière des résultats de cette revue, les chercheurs pensent qu’il existe des sous-entendus pour les enfants vivant dans des quartiers moins sûrs, ou perçus comme tels, car ils vivent dans des conditions moins favorables aux CAE. Puisque la perception de la sécurité du quartier par les parents influence le CAE, il est nécessaire, selon les chercheurs, d’en tenir compte lors de projets d’aménagement ou de redéveloppement. De plus, ils indiquent qu’il sera important de prendre en compte les effets du genre et du genre dans l’élaboration des stratégies visant à augmenter l’EAC.

Commentaires du rédacteur

Comme les chercheurs, nous pensons que la sécurité des quartiers semble être une considération importante lors de la transformation des environnements construits pour soutenir la vie active.

Société canadienne de physiologie de l’exercice. (2021). Enfants et jeunes de 5 à 17 ans – Directives de mouvement sur 24 heures.

Capagro, leader européen de l'Agri-Food Tech, lance son deuxième investissement
Sur le même sujet :
08/09/2022 13:56 Fort du succès de son premier fonds, Capagro annonce le…

Équipe Saine alimentation et mode de vie actif

Équipe Saine alimentation et mode de vie actif

Zougheibe, R., Jepson, B., Norman, R., Gudes, O., & amp; Dewan, A. (2021). Existe-t-il une corrélation entre le comportement de mobilité extérieure active des enfants et la sécurité du quartier ? Examen systématique des preuves. BMJ Open, 11 (7), e047062.

Pour toute question ou commentaire concernant cette veille scientifique, veuillez contacter Julie Maltais-Giguère au [email protected]

Les numéros précédents sont disponibles sur le site Internet de l’INSPQ à l’adresse suivante : https://www.inspq.qc.ca/saine-alimentation-mode-vie-actif/veille-scientifique

Régime OMAD : Manger une fois par jour fait-il vraiment maigrir ?
A voir aussi :
Il existe pourtant, et notamment aux Etats-Unis, où il s’agit plus d’une…

Rédacteurs

Rédacteurs

Ce suivi est réalisé avec la participation financière du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS).

Amélie BergeronMaryse CaronGabrielle DuretteAnnie Gauthier

Julie Maltais-GiguèreMarie-Claude PaquetteEric Robitaille

L’équipe de la saine alimentation et de la vie active

À Lire  Beaune. L'enseigne de cuisine Ixina s'installe avenue du lac