Horloge scientifique Alimentation saine et modes de vie actifs, volume 9, numéro 4, décembre 2021

Written By Sara Rosso

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Cette veille réalisée par l’équipe Saine alimentation et mode de vie actif (SAMVA) s’adresse principalement aux acteurs du réseau public de santé. Les publications scientifiques recensées sont sélectionnées pour leur pertinence pour la promotion d’une saine alimentation et d’un mode de vie physiquement actif, en vue d’éviter les problèmes liés au poids et les maladies chroniques.

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Activité physique et sédentarité

Activité physique et sédentarité

Les interventions en ligne peuvent avoir un effet positif sur l’engagement des jeunes envers l’activité physique

La majorité des enfants âgés de 5 à 18 ans sont considérés comme inactifs car ils ne répondent pas aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en matière d’activité physique. Au Québec, 60 % des jeunes ne font pas la quantité d’activité physique recommandée. A voir aussi : Parce que les amandes doivent devenir des alliées de votre alimentation… surtout l’été. Dans le contexte du confinement associé à la pandémie de COVID-19, il est plausible que les Québécois soient moins actifs qu’avant. Les interventions en ligne peuvent représenter une approche complémentaire aux stratégies de prévention habituelles.

Cette revue systématique vise à mettre à jour les connaissances sur les interventions en ligne pour promouvoir l’activité physique, en analysant leurs effets sur les aspects physiques, cognitifs et socio-affectifs. Aussi, les auteurs proposent d’évaluer les mécanismes ou stratégies pédagogiques mis en place, afin de déterminer les spécificités associées à la réussite.

La majorité des interventions signalées étaient largement basées sur des jeux vidéo actifs, une combinaison d’exercices et de jeux vidéo comprenant des activités d’aérobie, d’équilibre, de force et de flexibilité, impliquant le transfert de mouvements corporels dans les commandes de jeu. ils pourraient être augmentés dans une large mesure. Cependant, les effets identifiés couvraient également des aspects socio-affectifs et cognitifs. En particulier, des améliorations de l’humeur, du niveau de plaisir et du sentiment d’efficacité personnelle ont été notées.

L’analyse des études a également identifié trois principaux mécanismes utilisés par les cyberinterventions pour influencer la pratique de l’activité physique : la gamification (progression, gain de niveau, etc.), la personnalisation (rétroaction sur mesure, progression basée sur la récompense) et la mise à disposition d’informations. pour encourager le changement de comportement. . Dans l’ensemble, les interventions en ligne ont influencé positivement les comportements associés à la pratique de l’activité physique. Plus précisément, lorsqu’ils sont utilisés dans le contexte scolaire des cours d’éducation physique, les jeux vidéo actifs obtiennent les meilleurs résultats en utilisant principalement des mécanismes de gamification et de personnalisation. Les interventions identifiées semblaient être les plus efficaces dans le contexte d’une école primaire, avec de jeunes enfants et au sein d’une classe d’éducation physique.

Goodyear, V.A., B. Skinner, J. McKeever et M. Griffiths (26 août 2021). « L’influence des interventions d’activité physique en ligne sur la participation des enfants et des jeunes à l’activité physique : une revue systématique », Éducation physique et pédagogie du sport, p. 1h15.

Réduire la sédentarité chez les personnes aînées : pistes pour des interventions plus efficaces

L’inactivité physique est désormais établie comme un facteur de risque pour la santé, quelle que soit la pratique d’une activité physique. Les personnes âgées passent en moyenne 60 % de leur temps d’éveil à adopter un comportement sédentaire. Néanmoins, il existe encore peu de connaissances et de recommandations en termes d’interventions pour favoriser la réduction de la sédentarité dans cette population.

Le vieillissement accéléré de la population a amené le Québec à s’inspirer de la vision du vieillissement actif soutenue par l’Organisation mondiale de la santé pour élaborer son plan d’action Un Québec pour tous les âges. Les 12 mesures proposées dans ce plan visent à soutenir des projets visant l’adoption d’un mode de vie physiquement actif chez les personnes âgées.

L’objectif de cette revue et méta-analyse était de résumer toutes les recherches actuelles sur les interventions dont l’effet sur le comportement sédentaire chez les personnes âgées (≥ 60 ans) a été mesuré. Cette revue met en lumière les caractéristiques de ces interventions ainsi que leurs effets sur la sédentarité.

Les auteurs ont identifié 17 interventions. L’analyse montre la grande diversité de leurs objectifs et de leur contenu. Cependant, il y a quelques découvertes :

Les résultats de cette revue peuvent soutenir les réflexions et guider le développement de nouvelles initiatives visant l’adoption d’un mode de vie physiquement actif chez les personnes âgées, et plus particulièrement la réduction de la sédentarité.

Chase, J.-A. D., J. Otmanowski, S. Rowland et P. S. Cooper (12 octobre 2020). « Une revue systématique et une méta-analyse des interventions visant à réduire le comportement sédentaire chez les personnes âgées », Translational Behavioral Medicine, vol. 10, n° 5, p. 1078-1085.

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Environnement socioculturel

Environnement socioculturel

Stratégies réglementaires pour promouvoir l’activité physique

L’inactivité physique est associée aux maladies chroniques, à la comorbidité et à la mort prématurée dans le monde entier. Les États membres de l’Organisation mondiale de la santé se sont engagés à réduire l’inactivité physique de 15 % d’ici 2030. Le Plan d’action mondial de l’OMS pour l’activité physique 2018-2030 fournit un cadre pour atteindre cet objectif.

L’article vise à aider à identifier de nouvelles façons d’aborder l’objectif de réduction de l’inactivité physique, en proposant un cadre de stratégies légales ou réglementaires.

Le cadre proposé met en évidence les nombreuses façons dont les stratégies juridiques ou réglementaires peuvent être utilisées ou explorées pour atteindre les objectifs de l’OMS en matière d’activité physique. Le cadre, intitulé « Approches réglementaires du mouvement, de l’activité physique, des loisirs, des transports et du sport », décrit sept stratégies préventives qui peuvent être soutenues ou renforcées par des mesures légales ou réglementaires, dont les trois exemples suivants :

Pour chacune des sept stratégies potentielles, les exemples relèvent de quatre domaines d’action : changer les normes sociales et les attitudes de la population, créer des environnements favorables, multiplier les programmes et les possibilités de déplacement et renforcer les systèmes nécessaires à une action coordonnée à tous les niveaux de gouvernement. . Les stratégies les plus prometteuses doivent être déterminées en tenant compte de leur faisabilité dans le contexte des cadres juridiques existants et de la capacité à les mettre en œuvre et à les faire respecter.

Nau, T., B.J. Smith, A. Bauman et B. Bellew (1er août 2021). « Stratégies juridiques pour améliorer l’activité physique des populations », Bulletin de l’Organisation mondiale de la santé, vol. 99, n° 8, p. 593-602.

Les jardins partagés peuvent-ils promouvoir des modes de vie plus durables? 

Les jardins partagés ou plus communément appelés jardins communautaires sont constitués de parcelles et d’espaces de vie individuels et collectifs. Ils sont gérés, entretenus et animés par un groupe d’habitants d’un village ou d’un quartier. Tout en ayant une vocation sociale et culturelle, ils permettent l’accès à des produits sains et s’inscrivent dans la recherche d’un système alimentaire plus durable.

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Cette note d’information de la Chaire mondiale de l’alimentation de l’UNESCO rend compte des résultats de l’étude JArDinS menée dans une métropole française. Le but de cette étude d’intervention est d’explorer l’association entre l’accès à un jardin partagé et l’adoption de modes de vie plus sains et plus durables (ex. alimentation, activité physique, lien social). Cette étude permet, entre autres, de mettre en évidence les limites de ce type d’initiative, d’identifier les obstacles et les défis auxquels sont confrontés les participants et de proposer des solutions concrètes pour favoriser un mode de vie plus durable.

L’étude JArDinS a suivi 500 foyers durant leur première année de jardinage. Les principaux résultats sont les suivants :

Après la première année de jardinage, cette étude n’a montré aucun changement significatif dans le mode de vie des participants. Cependant, les auteurs mentionnent que des interventions menées en milieu scolaire ont montré leurs effets bénéfiques, notamment sur la consommation de fruits et légumes, sur des périodes allant de trois mois à un an.

THARREY, M., et N. DARMON (2021). « Les jardins communautaires peuvent-ils promouvoir des modes de vie plus durables ? », dans Chaire mondiale de l’alimentation de l’UNESCO, (consulté le 29 novembre 2021).

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Environnement bâti

Environnement bâti

Facteurs de succès des interventions en environnement bâti dans quatre villes canadiennes 

Le développement de communautés saines et sécuritaires comprend la mise en œuvre d’interventions sur l’environnement bâti. Cependant, les interventions dans l’environnement bâti sont souvent coûteuses et nécessitent une volonté politique. Une meilleure compréhension des éléments de succès et d’échec peut améliorer la mise en œuvre de telles interventions et maximiser les impacts éventuels sur la santé.

Cette étude utilise une méthode de cartographie conceptuelle pour évaluer les perceptions des acteurs (parties prenantes) des éléments influençant le succès et l’échec des interventions environnementales intégrées dans quatre communautés urbaines au -Canada : Vancouver (mise en œuvre d’un programme de vélos en libre-service), Victoria (aménagement d’une piste cyclable), Saskatoon (service de transport rapide par autobus) et Montréal (Plan de développement durable) ). Une technique de notation est utilisée pour aider à hiérarchiser les facteurs de succès identifiés en fonction de leur importance et de leur degré de faisabilité.

La cartographie conceptuelle comprend des séances de remue-méninges et une sélection structurée de concepts effectués à l’aide de méthodes statistiques multivariées et multidimensionnelles et d’une analyse de regroupement hiérarchique pour documenter et synthétiser les points de vue et les perceptions.

Dans les quatre communautés, 95 acteurs ont participé à l’étude. Au total, 38 éléments de succès et d’échec ont été identifiés dans chaque communauté. Celles-ci ont été regroupées en cinq catégories : vision partagée, planification et évaluation, cadre réglementaire et investissements, collaboration acteurs-citoyens et informations sur le contexte des interventions. L’importance de l’implication des parties prenantes a été l’élément commun du succès de toutes les villes. Pour Montréal, les éléments de succès liés à l’atteinte des mesures du plan de développement durable étaient :

Firth, C.L., Z.P. Stephens, M. Cantinotti, D. Fuller, Y. Kestens et M. Winters (1er janvier 2021). « Succès et échecs des interventions sur l’environnement bâti : Utilisation de la cartographie conceptuelle pour évaluer les points de vue des parties prenantes dans quatre villes canadiennes », Sciences sociales & amp; Docteur, vol. 268, p. 113383.

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Environnement alimentaire

Environnement alimentaire

L’initiation et la saillance, des interventions prometteuses pour améliorer l’environnement alimentaire dans les magasins d’alimentation situés en milieux socioéconomiquement défavorisés

Dans la lutte contre l’augmentation des maladies chroniques et de l’obésité qui touchent les populations, notamment les plus défavorisées, une des pistes d’action est d’améliorer l’environnement à l’intérieur des magasins d’alimentation. Par exemple, en milieu rural, les efforts visent à améliorer l’accès physique et économique, ainsi que la diversité des aliments de haute qualité nutritionnelle ; dans les zones urbaines, consistent à promouvoir la mise en avant d’une alimentation saine dans des environnements riches en calories et pauvres en nutriments. Cependant, les connaissances sur l’efficacité de ces stratégies dans les points de vente d’alimentation au détail desservant les populations à faible revenu restent limitées.

À partir d’un cadre conceptuel lié au changement de comportement, les auteurs de cette revue systématique de la littérature entreprennent d’identifier et de comparer les interventions mises en place dans les épiceries des milieux socio-économiquement défavorisés.

Sur les 46 publications (n=20 en milieu rural, n=26 en milieu urbain) analysées, 18 études montrent que les interventions mises en place dans les épiceries ont des résultats positifs sur l’achat, la vente en magasin ou la consommation d’aliments plus nutritifs.

En général, les interventions les plus efficaces en magasin sont le début et l’importance. L’initiation est la technique consistant à diriger les clients avec des signaux vers les produits ciblés que nous voulons mettre en avant. Salience vise à mettre en valeur des aliments sains et nutritifs en les plaçant soit à l’entrée des magasins, soit à hauteur des yeux. D’autres techniques impliquant des messagers, de l’influence, des normes sociales et des incitations financières améliorent également l’achat et l’approvisionnement en aliments nutritifs dans les zones rurales. La technique de messagerie est liée à l’utilisation de communicateurs communautaires de confiance. La grippe déclenche des réactions émotionnelles par le biais de symboles culturels pour motiver des choix alimentaires plus nutritifs (par exemple, des vacances communautaires). L’utilisation de lignes directrices telles que le guide alimentaire pour éduquer les participants sur une alimentation saine est un exemple de la technique des normes sociales. Enfin, des incitatifs financiers comme des rabais ou des cartes-cadeaux sur des produits sains sont une autre façon d’encourager l’adoption de comportements sains.

Fergus, L., K. Seals et D. Holston (1er juin 2021). « Interventions nutritionnelles dans les environnements de vente au détail ruraux et urbains à faible revenu : un examen systématique », Journal de l’Académie de nutrition et de diététique, vol. 121, n° 6, p. 1087‑1114.

Politiques publiques pour réduire l’exposition et la consommation de boissons sucrées

Les boissons sucrées sucrées contribuent de manière significative à la consommation de sucre ajouté de la population et sont liées à divers problèmes de santé. Le Québec a mis en place le Plan d’action pour réduire la consommation de boissons sucrées et favoriser l’eau.

Cette revue présente un cadre pour les politiques publiques qui sont utilisées pour réduire l’exposition et la consommation de boissons sucrées sucrées. Pour chacune des catégories du cadre, des exemples spécifiques et des preuves d’impact sont fournis.

Le cadre identifie trois considérations transversales : la faisabilité, l’impact et l’équité. Les politiques publiques sont classées en quatre catégories comme suit :

Pour ces politiques publiques, certaines preuves d’impact sont fortes (ex : taxation des boissons sucrées, avertissements sur le devant de l’emballage), d’autres émergent (ex : boissons saines comme critère d’option pour l’approvisionnement dans divers environnements). Enfin, les auteurs soulignent l’importance de mettre en œuvre une combinaison de politiques publiques car aucune politique ne réduira à elle seule la consommation de boissons sucrées.

Krieger, J., S.N. Bleich, S. Scarmo et S.W. Ng (1er avril 2021). « Politiques de réduction des boissons sucrées : progrès et promesses », Revue annuelle de santé publique, vol. 42, p. 439-461.

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Publié le 20 octobre 2022 à 9 h 00 Mis à jour…

Alimentation et statut socioéconomique : données canadiennes

Alimentation et statut socioéconomique : données canadiennes

Le statut socioéconomique demeure associé à la qualité de l’alimentation des adultes canadiens

Au Canada, les inégalités socioéconomiques influencent la qualité de l’alimentation : les personnes de statut socioéconomique inférieur ont une alimentation de moindre qualité. Il est important de suivre l’évolution des inégalités alimentaires afin d’agir pour éviter qu’elles ne s’aggravent.

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Le but de cette étude est d’examiner les tendances des écarts et des gradients de qualité alimentaire ─ évalués par un score de 0 à 100 (Healthy Eating Index-2015; HEI-2015 ─ d Adultes canadiens, entre 2004 et 2015, selon le sexe et trois indicateurs du statut socio-économique (revenu du ménage, défavorisation du quartier, scolarité) Les données utilisées proviennent d’échantillons représentatifs de la population canadienne (Enquêtes sur la santé dans les collectivités canadiennes; 2004 n = 20 880; 2015 n = 13 970).

Le score moyen HEI-2015 de la population est passé de 55,3 à 59,9 entre 2004 et 2015, mais cette augmentation n’est pas observée dans tous les groupes sociaux. Dans la population générale et chez les femmes, les inégalités de qualité alimentaire selon le revenu du ménage, le niveau d’instruction et le refus de résidence dans le quartier sont toujours présentes, mais sont restées stables. Chez les hommes, on observe que l’écart s’est creusé dans la qualité de l’alimentation selon le revenu du ménage et le niveau d’instruction.

Les groupes au statut socio-économique élevé ont maintenu ou amélioré la qualité de leur alimentation plus que les groupes au statut socio-économique inférieur. Par conséquent, les auteurs suggèrent que des mesures visant à assurer un revenu suffisant ou à promouvoir la scolarisation peuvent aider à s’attaquer aux causes des inégalités conduisant à des disparités dans la qualité de l’alimentation.

Olstad, D.L., S. Nejatinamini, C. Victorino, S.I. Kirkpatrick, L.M. Minaker et L. McLaren (2021a). « Inégalités socioéconomiques de la qualité de l’alimentation parmi un échantillon national représentatif d’adultes vivant au Canada : une analyse des tendances entre 2004 et 2015 », Am J Clin Nutr, n°nqab249.

La qualité de l’alimentation des enfants varie encore selon le statut socio-économique

L’équipe de chercheurs qui a publié l’article abrégé ci-dessus (Olstad et al.) a produit un deuxième article, cette fois sur la qualité de l’alimentation des enfants au Canada.

Comme l’article sur les adultes, cette publication vise à évaluer l’évolution des inégalités de qualité alimentaire selon le statut socioéconomique entre les deux enquêtes nutritionnelles menées par le gouvernement canadien (ESCC) de 2004 et 2015. Les indicateurs socio-économiques utilisés sont la scolarité des parents, le revenu du ménage et le déni du voisinage. Les auteurs ont utilisé quatre types de mesures pour quantifier les inégalités entre groupes : différences absolues entre les groupes les plus favorisés et les groupes les plus défavorisés, différences relatives, gradient absolu et gradient relatif.

Entre 2004 et 2015, la qualité de l’alimentation des enfants s’est améliorée puisque le score HEI-2015 est passé de 52,3 à 57,3. Cette augmentation de 5 points du score HEI-2015 représente une différence statistiquement et cliniquement significative. Cependant, les auteurs soulignent que malgré l’augmentation de quelques points, le score moyen HEI-2015 atteint pour les enfants correspond toujours à une alimentation de mauvaise qualité.

En 2004 et 2015, la quantification des inégalités à l’aide des quatre mesures indique que la qualité de l’alimentation varie selon le revenu familial et le niveau d’éducation des parents, et parfois selon le niveau de privation. En effet, dans les quatre mesures d’inégalité, la qualité alimentaire des enfants de familles à revenu élevé (5e quintile) était meilleure que celle des enfants de familles à faible revenu (premier quintile). . Le même constat a été fait avec les indicateurs de scolarité des parents et de rejet du quartier mais, dans ce dernier cas, uniquement lorsque des mesures de gradient absolu et relatif sont utilisées.

Entre 2004 et 2015, les inégalités dans la qualité de l’alimentation des enfants canadiens sont demeurées stables selon les trois indicateurs socioéconomiques.

Olstad, D.L., S. Nejatinamini, C. Victorino, S.I. Kirkpatrick, L.M. Minaker et L. McLaren (2021b). « Trends in Socio-Economic Inequities in Diet Quality between 2004 and 2015 among National Representative Sample of Children in Canada », The Journal of Nutrition, [en ligne], nxab297 (consulté le 14 octobre 2021).

Prévention de l’obésité

Les villes peuvent intervenir pour réduire la prévalence de l’obésité   

Bien que l’obésité ne se limite pas aux populations urbaines, les villes abritent plus de la moitié de la population mondiale. Par conséquent, l’accent mis sur les interventions urbaines peut avoir un impact significatif sur le grand nombre de personnes touchées par l’obésité. Avec des infrastructures telles que les transports et les services publics, et une gamme d’arts, de sports et de culture, les villes ont une gamme d’opportunités pour fournir des environnements favorables à des modes de vie sains en utilisant les ressources qui les caractérisent.

L’objectif de l’étude est de recenser, dans la littérature scientifique, les interventions menées par les villes pour lutter contre l’obésité, à partir desquelles formuler des recommandations à destination des décideurs, des responsables des systèmes de santé et des responsables politiques des villes. La revue systématique a initialement identifié 42 137 publications liées aux actions entreprises par les villes, dont 96 ont été codées comme ayant pour objectif principal de réduire l’obésité. La majorité des publications sélectionnées proviennent d’Amérique du Nord (59/96) et en particulier des États-Unis (56/96), bien qu’elles couvrent 36 villes sur les 5 continents entre 1997 et 2019. .

Plusieurs actions prometteuses ont été entreprises par les villes, notamment :

Danielli, S., T. Coffey, H. Ashrafian et A. Darzi (1er février 2021). « Une revue systématique des interventions urbaines pour lutter contre l’obésité », EClinicalMedicine, [en ligne], vol. 32 (consulté le 29 novembre 2021).

Utilisation de la technologie dans une intervention de perte de poids pour personnes aînées en situation d’obésité en milieu rural

Contexte

L’efficacité des interventions de perte de poids basées sur la restriction calorique et les programmes d’activité physique chez les personnes âgées de plus de 65 ans est bien établie. Malgré leur efficacité, la mise en œuvre de ces interventions dans les milieux de soins primaires et communautaires reste difficile. L’émergence des technologies mobiles de l’information et de la communication pourrait élargir le spectre des stratégies de changement de comportement disponibles, et donc l’intérêt d’évaluer la faisabilité, l’acceptabilité et l’efficacité de leur utilisation mobile auprès des personnes âgées.

Objectifs

Cette étude pilote vise à évaluer la faisabilité, l’acceptabilité et l’efficacité de l’intégration d’un appareil Fitbit dans une intervention de perte de poids à plusieurs composants, qui se déroule dans un centre communautaire pour personnes âgées en milieu rural.

Ce qu’on y apprend

Cette étude décrit une intervention à plusieurs composantes incluant la technologie mobile avec un petit nombre de participants. Les résultats de cette étude suggèrent que les dispositifs technologiques visant à soutenir l’activité physique peuvent être utilisés dans les interventions auprès des personnes âgées, en particulier dans les contextes ruraux. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour confirmer l’acceptabilité et l’efficacité de l’utilisation de tels dispositifs.

Batsis, J.A., C.L. Petersen, M.M. Clark, S. B. Cook, F. Lopez-Jimenez, R.I. Al-Nimr, D. Pidgeon, D. Kotz, TA. Mackenzie et S.J. Bartels (1er janvier 2021). « Intervention de la perte de poids avec des appareils portables chez les personnes âgées rurales obèses : une étude de faisabilité », The Journals of Gerontology. Série A, Sciences biologiques et sciences médicales, vol. 76, n° 1, p. 95-100.

Équipe Saine alimentation et mode de vie actif

Pour toute question ou commentaire concernant cette veille scientifique, veuillez contacter Annie Gauthier au [email protected]

Les articles précédents sont disponibles sur le site Internet de l’INSPQ à l’adresse suivante :

https://www.inspq.qc.ca/pag/veille

Ce suivi est réalisé avec la participation financière du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS).

Rédacteurs

Amélie BergeronMaryse CaronGabrielle DuretteSimon FonteneauAnnie Gauthier

Stéphanie Lessard

Julie Maltais-GiguèreMahado Moussa RaguehJoseph Ndia NimpaÉtienne PigeonÉric Robitaille