hybrides rechargeables. Un protocole de certification CO2 plus strict

Written By Sara Rosso

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L’Union européenne va modifier la procédure d’homologation des hybrides rechargeables pour que les moyennes d’émissions de CO2 qui en résultent soient plus réalistes. Cela pourrait porter un coup dur à ce segment de marché.

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MaxK

Publié le 07/11/2022 – 12:06

Mis à jour le 07/11/2022 – 14:39.

Hybride rechargeable mais pas rechargé

La procédure d’homologation des hybrides rechargeables sera bientôt révisée pour atteindre des émissions de CO2 plus réalistes. Sur le même sujet : Comment vendre sa voiture d’occasion en ligne au meilleur prix et sans risque ?.

Les capteurs embarqués mis à contribution

Les voitures hybrides rechargeables sont considérées dans l’Union européenne comme des véhicules à faibles émissions si leurs émissions moyennes de CO2 dans le cycle de certification WLTP ne dépassent pas 50 g/km. C’est le cas de la plupart d’entre eux, ce qui permet à leurs constructeurs de respecter les quotas d’émission selon la fourchette établie par l’UE et à leurs acheteurs de bénéficier d’aides à l’achat dans certains États. Voir l’article : Top 7 des accessoires pour deux-roues en cas de froid et de pluie. Cependant, plusieurs études menées notamment par des organismes qui promeuvent activement le tout électrique dans l’UE, comme Transport & L’Environnement ou l’ICCT (International Council on Clean Transport), tendent à montrer que les émissions de CO2 de ces véhicules sont bien plus élevées dans la réalité. Sur la base de ces travaux, la Commission européenne vient de valider une modification de la procédure d’homologation des hybrides rechargeables.

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Certains hybrides rechargeables comme la BMW Série 2 Active Tourer émettent moins de 20 g/km de CO2 en cycle WLTP.

Le changement sera lié à un « facteur d’utilité » pris en compte lors de la procédure d’essai, c’est-à-dire la proportion de temps d’essai pendant laquelle un véhicule est utilisé en mode « zéro émission ». Celui-ci sera revu à la baisse pour mieux refléter les usages actuels des utilisateurs de véhicules hybrides rechargeables. En effet, la plupart d’entre eux ne rechargent pas assez souvent leur batterie de voiture pour que la performance environnementale de la mécanique soit optimale. Et lorsque l’accumulateur est vide, le moteur électrique n’apporte aucun appui au groupe essence ou diesel, qui doit donc déplacer seul un véhicule plus lourd que si celui-ci était 100 % thermique. La consommation de carburant et les émissions de CO2 augmentent en conséquence. Cela pourrait être le résultat d’un manque d’infrastructures de recharge, de la faible puissance de recharge acceptée par les véhicules ou encore d’un manque de connaissances de la part des usagers. Pour certaines entreprises en particulier, l’option hybride rechargeable est avant tout un moyen de réduire la fiscalité à laquelle est soumise leur flotte.