Il est important de savoir investir : nos conseils pour faire fructifier votre argent

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Augmenter son épargne et ses investissements financiers ne doit pas être l’apanage des hommes. Tous nos conseils pour investir comme un pro de la bourse.

C’est un paradoxe : les femmes savent bien gérer leur argent, mais elles pensent autrement. Courses, budget quotidien, suivi de compte… Dans 70 % des cas, ils sont en charge de la bourse des ménages, selon une étude Ifop pour Bayard en juin dernier. Pourtant : moins d’une femme sur cinq investit régulièrement, selon une étude européenne de JPMorgan. Bref, ils gèrent l’argent, mais pas l’argent qu’ils rapportent. Pire : dormir sur un livret d’épargne, ça perd de la valeur en période d’inflation galopante, alors qu’elles auraient tout intérêt à investir, surtout avec une rente moyenne inférieure de 40 % à celle des hommes. Sauf qu’environ 64% n’investissent pas, pensant qu’investir reste « trop compliqué », selon l’étude JPMorgan. On a du mal à croire à son potentiel quand le banquier parle à son épouse plutôt qu’à lui-même, que l’héritage est légué prioritairement aux fils, alors que les filles ne reçoivent que de l’argent, selon l’enquête de Céline Bessière et Sibylle Gollac, auteures de  » Genre du capital, comment la famille reproduit les inégalités » (éd. La Découverte). Triste constat : en 2021, 88 % du montant total levé par les start-up est capté par des équipes 100 % masculines, selon le dernier baromètre Sista x BCG. « Il faut arrêter de penser que le problème vient des femmes, assure Tatiana Jama, multi-entrepreneuse et co-fondatrice du collectif Sista. Pour une levée de fonds comme un prêt bancaire, il y a quand même une discrimination folle. Au total, JPMorgan estime le montant inexploité que les femmes pourraient investir à 177 milliards d’euros.Pour savoir comment maximiser votre pécule, des experts vous expliquent les règles du jeu de l’investissement et défor po aux idées reçues.

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LEÇON 1 : L’ÉPARGNE QUI DORT VAUT MOINS              

LEÇON 1 : L'ÉPARGNE QUI DORT VAUT MOINS              

Vos milliers d’euros sur le livret A à 2% vous offriront des nuits paisibles. Problème : L’inflation galope à plus de 5 %. En résumé : plus le temps passe, plus votre épargne perd de la valeur, moins vous avez de pouvoir d’achat. « Je recommande de ne jamais avoir plus de son épargne de précaution – trois mois de salaire – dans son livret A, tranche Léa Lejeune, co-fondatrice de la plateforme média et d’éducation financière Plan Cash. Le reste, il faut investir en crypto-monnaie (si vous aimez paris risqués et un peu d’insomnie), l’immobilier ou – plus sûr – l’assurance-vie, après avoir fait le point sur le type d’investissement et le risque avec votre conseiller bancaire. , Boursorama, qui pratiquent des frais moins élevés que les banques traditionnelles », précise Léa Lejeune.

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LEÇON 2 : CE N’EST PAS LA TAILLE QUI COMPTE               

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Vous pensez que vous n’avez pas le portefeuille pour entrer dans le jeu. Faux : « L’investissement n’est pas une ‘chose de richesse’, c’est juste un moyen d’enrichissement pour les plus vulnérables, les femmes seules, celles qui ont de faibles revenus et dépendent de leur travail. Le salaire nous donne de l’autonomie, et l’investissement une forme de liberté et de protection contre les accidents de la vie, explique Clara Moley, ancienne trader et créatrice du podcast « The Starter Pack ». C’est plus une question de réflexes que de moyens : vous pouvez commencer avec 20 ou 40 euros par mois que vous déposez sur des comptes mieux rémunérés. Lire aussi : Les retraites professionnelles ne devraient pas être obligatoires pour les indépendants. Il vaut mieux miser petit sur le long terme plutôt que parier des packages « one shot » sous l’adrénaline. « L’investissement croît à partir de ce qu’on appelle les intérêts composés : les gains d’un an s’ajoutent au montant investi qui aura grossi un an plus tard : c’est exponentiel, démontre Léa Lejeune. En investissant 10 000 euros, donc 150 euros par mois à 6 % en trente-cinq ans, vous économisez 63 000 euros et inscrivez un capital cumulé de 277 443 euros. « 

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LEÇON 3 : VOTRE BEAU-FRÈRE EST UN MYTHO             

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À Noël, il a vendu ses bitcoins avant tout le monde. Il a fait fortune à Pâques en vendant des culottes dans le métaverse… Ça rend complexe à chaque fois. « On a l’impression que les autres sont mieux lotis, seulement qu’il y a toujours un manque d’information : votre beau-frère ne vous parle pas de ses mauvais placements, ni du fait qu’il n’a investi que 1 000 euros là-dedans » super « plan », relativise Héloïse Bolle, fondatrice de la société de conseil Oseille & amp; La société et la newsletter Get sorrel. L’environnement financier est en constante évolution : prix, inflation, taux d’intérêt… Comparer différentes situations ne sert à rien. « 

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LEÇON 4 : L’AVANTAGE FISCAL EST UNE MAUVAISE BOUSSOLE               

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Ce n’est pas parce qu’il existe un « bon plan » qu’il faut sauter dessus. « La recherche d’avantages fiscaux est la plus grosse source d’erreur, assure Héloïse Bolle. Un investissement vous engage dans la durée. Lorsque votre situation, vos ressources, vos revenus changent, vous pouvez perdre votre admissibilité à cette prestation qui a dicté votre choix. » Votre premier réflexe doit être de réfléchir d’abord à votre objectif (achat de la résidence, études des enfants, création de rentes, réaménagement, etc.) puis vient la durée de votre investissement, l’horizon des investissements possibles.

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LEÇON 5 : ON GAGNE BEAUCOUP PLUS EN EMPRUNTANT               

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L’idée d’un prêt à cinq ou six chiffres suggère plus de « dette » que de « gain ». Vous vous dites que la liberté n’a pas de prix… quitte à se priver d’un bon carburant. « Emprunter n’est pas un boulet, mais une catapulte : c’est le meilleur mécanisme pour s’enrichir rapidement, surtout à une époque où, avec des taux d’intérêt bien inférieurs à l’inflation, on ne gagne de l’argent qu’en empruntant ! », explique Delphine Pinon, coach financier à la tête de Richissime, avant de simuler : « Si je mets 10 000 € à 5 %, je récolterai 500 € par an d’intérêts. Mais si je les utilise comme apport pour emprunter 90 000 euros et acheter un bien à louer avec un rendement de 5%, je reçois 5 000 euros de revenus. C’est ce qu’on appelle l’effet de levier bancaire – les intérêts sont calculés en tenant compte d’un plus gros gâteau. « 

LEÇON 6 : LE BON INVESTISSEMENT EST CELUI QUI VOUS RESSEMBLE

Le temps est votre meilleur allié et pour tenir la distance, mieux vaut ne pas s’en vouloir en pensant que votre schéma pollue ou crée des inégalités. « Ce fameux » pourquoi « vous devez aussi chercher dans les investissements : en partant de votre projet de vie et de vos valeurs, vous vous engagez mieux, car il y a un sens », assure Hélène Gherbi, fondatrice de la plateforme de formation Femca. . Pour savoir où va vraiment l’argent, il faut se salir les mains. « En assurance-vie, il faut s’intéresser aux labels ISR [Investissement Socialement Responsable], voir comment les fonds sont composés. Vous pouvez également investir en « private equity » : dans des sociétés non cotées, mais que vous choisissez. Pour avoir un filtre d’analyse plus fin, vous pouvez vous appuyer sur des plateformes d’investissement comme Lita, qui ne sélectionne que des projets à impact social, social et environnemental, ou Capitana, qui peut vous constituer un portefeuille sur mesure, uniquement vegan, par exemple. On peut aussi entrer dans le secteur de l’immobilier, à travers des SCPI engagées dans le renouvellement énergétique, ou encore vers le « gender lens investing », qui favorise l’égalité femmes-hommes. A chaque cause, sa plateforme : Lendosphere pour la transition énergétique, Miimosa pour la transition agroalimentaire.