Immobilier : la start-up d’investissement locatif « clé en main » Masteos lève 15 millions d’euros

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Publié le 21 septembre 2021, 7 h 00 Mis à jour le 21 septembre 2021 à 7 h 29

C’est une histoire d’amour qui continue. Valeur refuge par excellence, la pierre et surtout l’investissement locatif ont les faveurs des Français. La start-up Masteos, spécialiste de ce segment, l’a bien compris. La startup fondée en 2019 annonce l’une des plus grosses levées de fonds du secteur avec un tour de table de 15 millions d’euros auprès du fonds Daphni et d’un groupe de business angels.

Objectifs : renforcer l’aspect clé de sa solution grâce à la technologie et se déployer en Europe, notamment en Allemagne et en Belgique au premier trimestre 2022. vous et que demain, un investissement locatif se fera sur un smartphone », vise Thierry Vignal. . , co-fondateur et PDG de la société.

Pour l’aider, Gabriel Klein, l’ancien directeur technique de la nouvelle banque Qonto, a rejoint les rangs de l’équipe, qui compte déjà 150 salariés. Ce dernier a également participé au relèvement.

La startup centralise déjà l’essentiel du processus d’investissement : courtier en ligne (partenariat avec Pretto), visites virtuelles, facturation et définition des travaux, devis et calcul de profit, mobilier, demande de loyer… L’entreprise salariée artisans en CDI, chasseurs immobiliers ou même les gestionnaires de location. Il a même l’exclusivité avec un bureau de notaire.

Des primo-accédants

« C’est justement cette approche intégrée « tout en un » qui nous a séduits. Sur le même sujet : Ruja Ignatova, « reine de la crypto » sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI. Ne pas confier les travaux ou la gestion locative à d’autres entreprises permet un alignement des intérêts entre l’entreprise et les propriétaires », note Stanislas Lot, investisseur chez Daphni .

Parmi les pistes de développement, Masteos compte lancer un « algorithme de matching » sur son application. L’idée : éviter de laisser le bien à tout le monde, et faire correspondre les bons acquéreurs aux bons vendeurs.

La majorité des utilisateurs sont des primo-accédants, des cadres disposant d’un revenu mensuel brut moyen de 3 500 euros, qui habitent des grandes villes comme Paris et n’ont pas forcément les moyens d’acquérir une résidence principale à la hauteur de leurs ambitions.

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Marseille en vedette

C’est très souvent l’accès au crédit bancaire qui tire la demande. Le resserrement de la vis du Haut conseil de stabilité financière (HCSF), qui obligera les banques à limiter la durée des crédits immobiliers à 25 ans, et à 35 % le taux d’endettement, n’inquiète pas l’entrepreneur.

« La décision est plutôt saine, pense l’entrepreneur, qui est récompensé en prenant une commission de 5 % sur le vendeur en ligne et de 5 % sur le montant des locations. D’autant que le seuil d’endettement maximum a été repoussé de 33% à 35% des revenus. »

La startup progresse pour atteindre près d’une centaine de ventes par mois durant l’année. Majoritairement à Marseille, ville choyée par les Parisiens. « Nous sommes proches de la bulle immobilière. Entre 5 et 10 appartements par semaine sont achetés par des Parisiens », note Thierry Vignal, qui concentre cette année l’essentiel de son chiffre d’affaires de dix millions d’euros grâce au sceau de la ville.

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Croissance rapide

L’entreprise, qui a déjà levé 1,1 million d’euros en décembre dernier « via WhatsApp », auprès de business angels, de ses salariés et de ses clients, est en pleine croissance. Elle prévoit 250 recrutements sur les vingt-cinq prochains mois. Présent dans les huit principales villes de France (Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, etc.), Masteos prévoit d’ouvrir en parallèle dans les 26 prochaines villes de France.

« Nous croyons fermement que nous pouvons créer une nouvelle classe d’actifs. Le gros inconvénient que surmonte la startup réside dans le temps et l’expertise que nécessite un tel investissement », déclare Stanislas Lot de Daphni, qui accompagnera la startup dans son expansion européenne.

Actuellement, peu de joueurs étrangers ont pris les devants, dit-il. « Le marché locatif est très favorable en France par rapport à d’autres pays, le leader européen sera probablement français », prédit-il. La messe est dite.

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