Immobilier : nos conseils pour souscrire une assurance de prêt après 50 ans

Written By Sara Rosso

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Vous souhaitez acheter votre résidence principale, une résidence secondaire ou investir dans la pierre pour votre retraite ? Bonne idée, mais à l’approche des 50 ans, trouver un financement devient plus difficile que prévu, car l’assurance-crédit – décès, invalidité et invalidité – vous coûtera cher. Etant donné que son prix est inclus dans le calcul du TAEG (pourcentage annuel) et que ce dernier ne peut excéder le pourcentage d’usure, il est possible que votre dossier ne soit plus finançable. Pour éviter cela, « il faut chercher une assurance en même temps qu’un prêt, car il faut parfois du temps pour en trouver une à un prix attractif », conseille Ludovic Huzieux, co-fondateur du courtage Artémis.

Dans le monde du crédit, il existe deux types d’assurance. L’assurance proposée par votre banque est appelée « assurance groupe ». Elle offre des garanties et une couverture similaires à tous les emprunteurs quel que soit leur profil. La seule différence, c’est « le prix augmente par tranche d’âge ; selon les réseaux, il augmente après 45 ou 50 ans », explique Ludovic Huzieux. L’autre type de couverture est l’assurance individuelle ou l’assurance « déléguée », obtenue directement auprès d’un assureur. Ce dernier propose un contrat sur mesure dont le prix est déterminé au plus juste et qui est différent pour chaque emprunteur.

Si vous êtes en bonne santé, ne fumez pas et assurez un montant relativement faible, vous pouvez bénéficier d’un tarif d’assurance bien inférieur par délégation. Si en revanche vous souffrez d’une pathologie (cholestérol, diabète), avez récemment subi une intervention chirurgicale ou pratiquez un sport jugé dangereux, le coût de votre couverture individuelle risque de ne pas être compétitif par rapport à celui de la banque. Bref, la délégation offre des solutions, mais n’est pas la panacée.

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Un conseil : quel que soit votre choix, ne vous concentrez jamais uniquement sur le prix de l’assurance-crédit. « Les contrats contiennent plusieurs clauses et sont toujours assortis d’exclusions, confie Jean Orgonasi, directeur général de Digital Insure. Par exemple, évitez absolument ceux qui refusent de couvrir les « maladies antérieures non déclarées » car en cas de problème, votre assureur peut traîner l’expertise pour ne pas vous rembourser les mensualités. Avec l’assurance individuelle, il n’est pas rare de trouver des limitations de prise en charge pour certaines pathologies (maux de dos, dépression, etc.), la pratique d’activités (ski hors piste, voile en haute mer, plongée, chasse ou sports de compétition notamment) ou professions (nombreux voyages et séjours à l’étranger, « profession à risque »…). Enfin, si vous hésitez entre deux solutions, vérifiez la base de calcul de l’assurance pour faire une bonne comparaison. Certaines fixent leurs mensualités sur le capital emprunté, d’autres, au taux d’intérêt nominal plus élevé, sur le capital restant. Mieux vaut donc comparer les coûts totaux, en euros, avant de faire son choix.

Quelques astuces simples

Pour tenter de faire baisser la facture, il existe quelques astuces. La première : Si votre anniversaire approche, souscrivez une assurance avant de souffler vos bougies. « Pour faire des économies, il suffit de fixer la date d’entrée en vigueur du contrat la veille de la date anniversaire », précise Ludovic Huzieux.

Deuxième astuce, valable si vous empruntez en couple : jouez sur le « quota » de votre crédit. Les banques exigent une couverture de prêt minimale de 100 %, généralement 50/50 sur chaque tête, ou 70/30 si l’une gagne plus que l’autre. Ils proposent souvent à ceux qui veulent se couvrir davantage d’assurer le crédit à 150%, par exemple 75/75 sur chaque tête. Ainsi si une personne est victime d’un sinistre grave, l’assurance rembourse 75% du crédit et l’autre ne doit que 25% du montant mensuel. A voir aussi : 5 conseils pour choisir le bon portage salarial en IT ! – Dernières nouvelles. Bien que cette stratégie soit parfaite pour la prévoyance, elle fait grimper les coûts d’emprunt. Une alternative est donc de continuer à couvrir votre crédit à 100% et de souscrire également une assurance individuelle décès et invalidité. Découplé du prêt, vous pouvez vous assurer de verser une somme forfaitaire à votre proche si vous êtes victime d’un sinistre grave. « Cette stratégie coûte nettement moins cher pour des couvertures globalement comparables et les assurances complémentaires notamment ne sont pas incluses dans le TAEG », souligne Jean Orgonasi.

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Enfin, si vous empruntez pour acheter un appartement en location, demandez à votre banque d’assurer votre crédit uniquement en cas de décès et d’invalidité. Car si vous ne pouvez pas travailler vous-même, votre locataire continuera à payer son loyer et votre épargne sera relativement faible. Attention, ce calcul n’est valable que si vous disposez de liquidités pour une vacance locative ou des frais imprévus, comme des travaux. Dans le même ordre d’idées, si vous contractez un prêt de courte durée alors que vous approchez de la retraite, cela ne sert à rien d’être invalide jusqu’au bout car une fois que vous touchez votre pension cette couverture est inutile et donc… très chère.

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