Inflation. « Je n’arrive pas à monter la pente » : signalez-vous en point conseil budget

Written By Sara Rosso

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Vaulx-en-Velin (Rhône), envoyé spécial.

A Vaulx-en-Velin, la camionnette bleue de l’association départementale des associations familiales du Rhône (Udaf) a décidé ce lundi de faire une escale à la rencontre des habitants qui auraient du mal à joindre les deux bouts.

Des centres de conseils budgétaires comme celui-ci, créés en 2020 par le gouvernement dans la foulée du mouvement des Gilets jaunes, ont pour objectif de proposer à toutes les cibles des conseils personnalisés sur la gestion de leurs finances. En particulier, le phénomène de surendettement doit être prévenu.

« Une sorte de no man’s land des aides existantes »

Il ne s’agit pas de culpabiliser les personnes en difficulté vis-à-vis de leur mode de vie, mais les solutions semblent parfois difficiles à trouver. « Nous essayons d’aider ou de référer aux services sociaux statutaires si nécessaire. Sur le même sujet : Toilettes collectives. Mais nous nous retrouvons parfois confrontés à notre propre impuissance face à des personnes qui se retrouvent dans une sorte de no man’s land en termes d’aides existantes », explique Bénédicte Voisin, consultante en économie sociale et familiale, qui selon elle propres déclarations, « se retrouve de plus en plus avec des gens » L’autre jour, j’ai conseillé à une dame de réserver son logement avec Airbnb « , dit-elle, toujours confuse.

Dans ce contexte, l’inflation exacerbe la situation des familles financièrement un peu tendues. « Depuis dix ans, on voit des dossiers de personnes qui s’endettent pour des dépenses courantes comme l’eau ou l’électricité. Et depuis le Covid, on alerte la Banque de France sur le retour du crédit à la consommation », souligne l’assistante sociale.

Pour elle, aucune mesure comme les chèques énergie ou les primes ponctuelles n’améliorerait le quotidien des personnes qu’elle suit. « Leur problème est plus grave que cela : une décision politique doit être prise pour contrôler les prix de l’énergie, plafonner les loyers et construire des logements sociaux », a-t-elle déclaré.

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Ce jour-là, c’est Enver (1), 65 ans, qui pousse la portière de la camionnette pour tenter d’échapper à la spirale de pauvreté qui l’étreint, lui et sa famille. Le Kosovar naturalisé, ancien chauffeur de bus, travaille en France depuis plus de vingt ans. Après un grave accident de travail en 2012, au cours duquel un de ses collègues est monté dans le bus qu’il conduisait, Enver a souffert d’une paralysie du diaphragme, mais aussi d’un traumatisme psychologique et de lésions neurologiques ultérieures, qui lui ont causé de graves problèmes. Après plusieurs rechutes, la caisse d’assurance maladie décide de mettre fin à son indemnisation des accidents du travail. « Ils ont arrêté de me payer en octobre 2019 et m’ont dit que je devais prendre ma retraite », explique-t-il à Bénédicte Voisin.

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Récupérer de l’eau de pluie

Exclu pour ce bourreau de travail qui n’a pas fait de DJ depuis 67 ans. Sauf que l’effet domino de cet arrêt d’indemnisation est sévère : l’assurance sur son crédit immobilier – qu’il a souscrite pour construire sa maison – ne fonctionne pas dans ce cas. Résultat : Enver doit encore rembourser 1 127 euros chaque mois. Et ce mois-ci, il a glissé dans le rouge : le compte du ménage affiche un découvert de plus de 1 000 euros.

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Ses seuls moyens : une pension d’invalidité trimestrielle de 1 450 euros, que l’ancien chauffeur de bus perçoit pour un précédent accident du travail, et le salaire de sa femme, qui est assistante maternelle, qui tourne autour de 1 050 euros par mois. Entre charges et revenus du ménage, Bénédicte sort sa calculatrice – Enver a toutes les sommes en tête jusqu’à l’euro près – et arrive à ce résultat problématique : 1 633 euros de revenus pour 1 650 euros de charges, et cela hors courses.

« Cela empire chaque mois, je ne me relèverai jamais », avoue-t-il. Cependant, Enver a tenté de réduire tout ce qui pouvait l’être : il récupère l’eau de pluie d’un puits pour toutes les fins d’eau non potable ; en hiver, il ramasse du bois pour se chauffer ; Grâce à son potager et aux cartes de rationnement du CCAS de Vaulx-en-Velin, il dépense peu en épicerie. Et il a multiplié les procès contre la Sécurité sociale, mais aussi contre son organisme d’assurance-crédit, qui refuse de prendre le relais.

Mais son esprit combatif n’a pas payé jusqu’à présent. « Je cherche juste un peu d’oxygène, assez pour durer trois à quatre mois jusqu’à ce que la compagnie d’assurance-crédit passe enfin », espère-t-il. Après avoir envisagé des solutions plus ou moins de fortune, Bénédicte propose de faire appel à Envers Bank pour tenter de renégocier le remboursement de ses factures – il ne dispose actuellement d’aucun soutien financier. Ils se reverront lors d’un prochain rendez-vous, en espérant que celui-ci puisse l’aider à sortir la tête de l’eau.

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