Interdiction de vendre des fleurs de chanvre : « Photographier » pour les gérants de magasin de Périgueux.

Written By Sara Rosso

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Auteur : Clément VergnaudPublié le 14/01/2022. à 19:42 Mis à jour le 15/01/2022. à 9h49.

Depuis le 2 janvier, la vente de fleurs de chanvre, principal produit du commerce du cannabidiol, est interdite par décret. A Périgueux, certains commerçants s’interrogent sur l’avenir, mais d’autres ne changent rien à leur activité

Royal Purple, Caviar Strawbaby, Golden Orange Bud : les noms sur les produits sont exotiques, mais l’ambiance n’est pas forcément bonne dans les boutiques CBD de Périgueux. Les vendeurs de cannabidiol, la molécule non psychotrope présente dans le cannabis, sont quelque peu abasourdis par l’annonce qui pourrait signifier la fin de leur activité.

L’arrêté du ministère de la santé du 30 décembre 2021 interdit la « vente aux consommateurs de fleurs ou de feuilles sous quelque forme que ce soit, seules ou en combinaison avec d’autres ingrédients ». Pourtant, ces mêmes fleurs sont le produit phare de nombreuses boutiques et leur principale source de revenus.

« Tolérance » espérée

« Tolérance » espérée

Depuis le 2 janvier, date d’entrée en vigueur du décret, les vendeurs de CBD de Périgueux se retrouvent dans une situation insoluble. « Cette interdiction nous fait un peu mal au cul, car les choses ont commencé à se mettre en place », expliquent Alexandre et Stéphanie, le couple qui dirige depuis mars 2020 le dispensaire français de CBD Mako sur la place du Coderc. Sur le même sujet : 3 conseils utiles pour trouver des fleurs de CBD légales en ligne. « Forcément, on verra ce qu’on fera de notre projet. On espère au moins de la tolérance, un moment où on pourra écouler notre stock actuel de fleurs », explique Alexandre.

Pour lui et son associé, ce produit représente 70% du chiffre d’affaires. Un gain financier dont ils ne sont pas sûrs de pouvoir se passer. « On commence à réfléchir à comment se diversifier… » Car si la fleur elle-même est interdite à la vente selon le décret, ce n’est pas le cas des autres produits dérivés du CBD. Cela permettrait à certains magasins de se redresser, alors que rien n’est encore tout à fait réglé. Le Conseil d’Etat doit en effet se prononcer, après l’audience du vendredi 14 janvier, sur le décret en question ; et vous pouvez également le suspendre.

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La vente continue

Quant au CBD Shop, situé sur le cours Saint-Georges, où les fleurs de chanvre exposées au comptoir semblent être la denrée principale, nous ne sommes pas trop inquiets. Et nous n’avons pas attendu le Conseil d’Etat pour trouver une solution toute simple : continuer à vendre le produit interdit.

Situation surprenante que la fondatrice de CBD Shop France Franckie Rugolo adoucit : « Notre attitude est simple : nous vendons des fleurs parce que nous nous basons sur la réglementation européenne qui le permet. Nous n’avons pas du tout l’impression d’enfreindre la loi. ce n’est pas le cas. « 

En novembre 2020, la Cour européenne de justice a déclaré illégale la décision de la France d’interdire le CBD, estimant qu’il n’a pas d’effets nocifs sur la santé et que le principe de libre circulation des marchandises doit être respecté. Un amoncellement de lois et de normes différentes qui, tout comme les estomacs des vendeurs, devraient être résolus aux alentours du 19 janvier par décision du Conseil d’Etat.

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