Investir après 50 ans : vers quels placements se tourner

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Les livrets retrouvent de l’intérêt

Sous l’effet de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêt, les taux du livre A et du livre du développement durable et solidaire (LDDS) ont déjà augmenté à 2 %. Le compte d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, atteint même 4,6 %. Voir l’article : Cigarettes électroniques : quelles sont les règles à suivre ?.

– Si l’Etat ne déroge pas aux règles officielles de calcul, le taux du livre A et du LDDS devrait à nouveau augmenter au 1er février 2023, entre 2,75% et 3,5%. Ces rémunérations sont d’autant plus attractives qu’elles sont exonérées d’impôts et de cotisations sociales.

– Avertissement! Ces investissements ne conservent pas de pouvoir d’achat, car leurs taux restent inférieurs à l’inflation. Bien qu’ils soient utiles pour augmenter les économies d’investissement préemptives ou en attente, ils ne sont pas la meilleure idée à long terme.

Bon à savoir : « Les banques devraient aussi augmenter progressivement les taux sur leurs livrets bancaires (qui sont soumis à l’impôt) et certainement ré-offrir des ‘comptes à terme’ à des taux attractifs », souligne Cyril Blesson, dans Parell de Cahiers de l’Epargne. conseil

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Fonds en euros d’assurance-vie: capital garanti mais faible gain

En 2021, les fonds en euros (où l’assureur garantit le capital investi et verse les intérêts) avaient rapporté en moyenne 1,28 %, selon la Banque de France. Un niveau dérisoire face à la hausse de l’inflation.

– Pour éviter que les épargnants ne retirent massivement leur capital, la plupart des assureurs devraient décider de puiser dans leurs réserves financières pour proposer un meilleur taux. « Le rendement pour 2022 devrait donc augmenter entre 1,60% et 2%, avec des écarts importants selon les contrats », prédit Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du site Good Value for Money.

– Même dans ces conditions, effectuer de nouveaux versements de ces fonds en euros à votre assurance-vie ne serait pas très intéressant. Nul doute que certains épargnants transféreront leur épargne vers d’autres formes de leur contrat d’assurance-vie, comme les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) ou les fonds à revenus variables, sans garantie du capital investi, mais plus rentables à long terme pour compléter votre retraite, par exemple.

– D’autres personnes pourraient décider de sortir de leur contrat d’assurance-vie, de se référer à l’immobilier ou aux comptes d’épargne. Mais soyez conscient des conséquences fiscales de ce choix. Les intérêts prélevés peuvent être taxés (en fonction des montants et de l’ancienneté du contrat). Elle renonce également aux avantages successoraux de l’assurance-vie, notamment pour les sommes affectées à un contrat avant l’âge de 70 ans. Bon à savoir : « Si les Français retirent massivement leur épargne des fonds en euros, certains assureurs pourraient avoir à gérer une situation tendue en termes de liquidité financière », craint Cyrille Chartier-Kastler. En dernier recours, la loi vous permet d’interdire la rétractation de certains contrats, pour une durée limitée. Mais cela nuirait à l’image de l’assurance-vie.

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Les fonds eurocroissance, moins risqués?

« Les épargnants qui souhaitent rester dans l’assurance-vie sans prendre trop de risque devraient se tourner vers les nouveaux fonds Eurocroissance, qui offrent un bon compromis entre sécurité et rendement », a déclaré Yves Gambart de Lignières, conseiller en gestion de patrimoine indépendant. L’assureur ne garantit bien sûr pas de vous restituer à tout moment au moins le capital versé, mais seulement après huit ou dix ans (la garantie ne porte parfois que sur une partie des versements). « Cela vous laisse la liberté d’investir davantage en bourse pour obtenir un meilleur rendement. Les rendements devraient être supérieurs à ceux des fonds en euros sur la durée », précise l’expert.

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Les promesses des nouveaux fonds obligataires

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Avec la hausse des taux d’intérêt, les obligations (prêts) émises par les entreprises ont parfois un rendement supérieur à 7 % par an. De ce fait, de nombreuses sociétés de gestion ont lancé des fonds dits « à maturité » ou « datés », car elles achètent ces titres pour les conserver quatre ou cinq ans. A cette date, les entreprises doivent rembourser les obligations, ce qui permet aux épargnants de restituer le capital investi dans le fonds, majoré des intérêts.

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Les actions gardent des atouts à long terme

– Cependant, il est possible que certaines entreprises fassent faillite et ne reviennent pas, ce qui réduirait le taux d’intérêt. Les gestionnaires estiment souvent que le rendement, net des frais, pourrait être de 5 % ou 6 % par an. A condition bien sûr de ne pas retirer votre épargne avant l’échéance du fonds. Bon à savoir : Ces fonds « datés » sont parfois proposés dans certains contrats d’assurance-vie.

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– Investir dans des fonds à revenu variable est une bonne solution pour faire fructifier un capital en vue de la retraite, à condition d’être conscient que le risque de perte accompagne la recherche de gains. En effet, ce placement offre généralement un meilleur rendement dans le temps que les autres. « En 2022, les entreprises ont souvent réussi à répercuter sur leurs prix de vente les hausses subies par leurs fournisseurs. Elles économisent ainsi leurs marges, leurs dividendes et donc leur cours de bourse », souligne Cyril Blesson. Mais cela peut-il continuer si l’inflation reste élevée, si les taux d’intérêt augmentent de manière significative et si la récession économique commence ?

Le PER allège l’impôt et la succession

Bon à savoir : La Bourse pourrait encore être bouleversée. « Investissez votre capital progressivement, en essayant de profiter des périodes où il se replie », conseille Yves Gambart de Lignières, conseiller en gestion de patrimoine indépendant. PER, assurance-vie, plan d’épargne en capital (PEA) offrent un cadre fiscal favorable à votre épargne. L’un ou l’autre peut être préféré selon votre profil et vos objectifs.

Lancé en 2019, le Plan d’Épargne Retraite Individuelle (PER) rencontre un grand succès car il cumule plusieurs avantages. Les sommes versées sont déductibles de vos revenus, dans la limite d’un plafond personnalisé indiqué dans votre dernier avis d’imposition. Plus l’impôt est dans une tranche d’imposition supérieure, plus les économies sont importantes.

– Cette épargne ne peut être retirée qu’au moment du départ à la retraite, sauf cas particuliers (décès du conjoint, fin des allocations chômage, etc.). Mais, dans votre PER, vous êtes libre de répartir votre épargne entre de nombreux fonds (actions notamment), voire des fonds immobiliers et des fonds SCPI, Euro ou Eurocroissance…

– Une fois à la retraite, vous pouvez choisir entre :

– retirer votre épargne à votre rythme ou la transformer en rente ;

– Arrêtez vos paiements ou continuez à financer votre contrat.

– Lorsque vous récupérez les sommes investies, elles sont soumises à l’impôt sur le revenu, comme une pension de retraite, majorée de 10 %. Les intérêts ou plus-values ​​qu’ils ont apportés sont soumis aux prélèvements sociaux (actuellement 17,2%) et à l’impôt sur le revenu des personnes physiques de 12,8% (sauf si l’on préfère les soumettre au barème progressif). Il s’agit d’un maximum de 30 %.

Forêt, vin, art…

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Certains investissements atypiques comme les forêts, le vin ou les oeuvres d’art font plus rêver que la bourse ou l’immobilier. Mais ils demandent du savoir-faire. Les solutions clés en main, proposées sur le marché aux néophytes, sont à considérer avec prudence : coûts trop élevés, durées d’investissement trop longues, arnaques pures et simples…

Et n’oubliez pas…

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