J’ai essayé : le skate

Written By Sara Rosso

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Avec mon casque, mes genouillères et une bonne dose de courage, cette fois j’ai testé pour vous un nouveau sport des Jeux Olympiques : le skate. Justement, à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, une nouvelle école a ouvert ses portes. Greg est l’un d’entre eux, il était mon professeur ce jour-là.

Quand j’étais jeune, je voulais essayer le skate. Je pensais que c’était stylé et je trouvais que les patineurs étaient plutôt classe. Alors j’ai eu envie d’essayer… Mais ce n’était pas très convaincant, je dois l’avouer… Quelques années plus tard j’ai découvert qu’une nouvelle école était en train de se créer à Clermont-Ferrand cette année-là, la « Clermont Skate School » . Je n’ai pas voulu m’attarder sur mon premier échec et cette fois j’ai suivi les conseils d’un pro, Greg Cognet, un passionné de skate que je retrouve au skatepark Philippe Marombes.

Avant de monter sur la planche et de « rider » il y a deux ou trois petites choses à faire. « On va mettre les protections : coudières, protège-poignets, genouillères et bien sûr le casque. Ça évite les croûtes », me dit Greg. On va commencer par les bases : quel pied sera devant la planche. « L’avant est toujours celui avec lequel nous nous sentons le plus à l’aise. Si nous sommes droitiers, cela ne veut pas dire que ce sera votre pied droit devant. Vous pouvez être gaucher sur une planche à roulettes. » Nous sommes réguliers lorsque nous patinons du pied gauche vers l’avant et maladroits lorsque nous patinons du pied droit vers l’avant. Pour savoir sur quel pied vous vous sentez le plus à l’aise, posez un pied sur la planche, équilibrez-vous et avancez un peu sur le skateboard en écartant les bras. Le test montre que je suis un habitué. « Maintenant que vous avez trouvé votre place, nous allons apprendre à monter sur la planche. Le pied avant doit cacher les vis de la planche, les pieds doivent être perpendiculaires au patin, le pied arrière doit être loin en arrière pour pouvoir faire des figures. Et puis il faut trouver son équilibre. Il faut regarder droit devant, c’est très important », me dit Greg.

Les protections sont indispensables lorsque l’on débute en skate : casque, genouillères, coudières et protège-poignets.

© Yoan Tortay / FTV

J’ai commencé il y a 33 ans, j’avais 11 ans

Les premières tentatives sont un peu « raides ». Il faut un certain temps avant que je sois à l’aise. Bien que Greg ait d’abord tenu mes mains, je suis resté très tendu. Et puis finalement après plusieurs tentatives (et plusieurs chutes) j’ai réussi à me positionner sur le skateboard en roulant. « Le patinage est ingrat, il faut s’entraîner régulièrement ». Alors que je commence à me sentir à l’aise (c’est bien d’espérer) nous approchons alors des virages. « En fait, vos guidons sont vos pieds », me dit Greg. Vous devez utiliser vos orteils et vos talons pour tourner. Et tes bras t’aident à trouver ton équilibre, c’est comme un funambule. » Avant d’attaquer les virages, j’en profite pour cuisiner mon prof. « J’ai commencé il y a 33 ans, j’avais 11 ans. à l’époque, je les faisais dans les rues de mon village. C’était une bonne ambiance. Il n’y avait pas autant de compétitions, pas autant de structures que maintenant. » Mais c’est important pour lui que les jeunes en cours de skate aient la possibilité les bons dès le début Apprenez les bases et soyez pris en charge par des professionnels.

Après cette petite pause, je commence à tourner : quand je trouve enfin mon équilibre, j’arrive à bouger mes orteils et mes talons pour tourner. Bon, je suis loin d’être fluide dans mes mouvements, mais je gagne un peu en confiance. Mais je ne suis pas encore au bout de mes surprises… « On va essayer de descendre un peu ensemble, une des meilleures sensations en skate c’est de descendre une pente. » Alors rejoignons les autres riders du skate park. Entre skateurs, BMX ou encore scooters, il faut être vigilant. Nous montons une petite pente. « Vous vous positionnez directement sur le skateboard. Vous devez être légèrement flexible au niveau des genoux et légèrement en avant lors de la descente. Je te tiens comme si on dansait. » Allez, il faut faire une petite descente ! Comme prévu, j’ai enchaîné les chutes : trop en arrière, pas assez en avant… Mais je ne compte pas me laisser faire vers le bas.

Une technique utilisée par Greg Cognet, l’un des professeurs de l’école de skate de Clermont, pour trouver l’équilibre sur la planche.

© Yoan Tortay / FTV

Le skateboard s’est développé aux États-Unis dans les années 1950. Il s’est démocratisé puis développé dans les années 2000. En 2020, le skateboard est devenu un sport des Jeux olympiques de Tokyo. On le retrouvera également à Paris en 2024 avec deux disciplines : bowl et street. « La rue a des éléments urbains, tandis que le bol permet d’autres types de figures plus aériennes », explique Brice L’Anton, un autre professeur de l’école de skate. Pour la petite histoire, le Bowl doit son nom à la révolution du skateboard qui a suivi la sécheresse californienne de 1976 : les piscines vidées ont alors été utilisées par les skateurs qui ont développé la discipline. Une piscine vide qui ressemble à un bol ou un bassin. Je ne suis pas tout à fait prêt pour le bol, alors je laisse Brice nous faire une petite démonstration.

J’ai testé le skate pour toi

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