Jean Rottner, Julien Boutter, Cascadeur : et vous, comment dormez-vous ?

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Les témoins de « La Semaine » viennent d’horizons différents et vous racontent leurs nuits, qui ne sont pas les mêmes. Faire confiance à l’oreiller où l’on ne dort pas toujours comme un (beau) bébé de 2 ans.

« Je me couche, je dors »

Jean Rottner maintient une hygiène de vie saine, dormir en fait partie. Voir l’article : Demain nous appartient (TF1) : Audrey et Damien sur le point de tourner… Résumé des épisodes de cette semaine. Photo Pascal Bodez / Région Grand Est

Jean Rottner, ex-urgentiste, président de la Région Grand Est, a toujours exercé un métier exigeant, mais cela ne l’a jamais empêché de bien dormir. Un calme indispensable à son équilibre.

Il ne dort pas, il sait ce que c’est. L’ancien médecin urgentiste Jean Rottner a appris à ne pas dormir. Mais il avoue avoir besoin d’une certaine « régularité » pour continuer. La politique n’est pas facile, mais elle l’a rarement empêché de dormir. Même après une journée compliquée, des débats tendus ou avant une réunion importante, le Président de la région Grand Est sait comprendre les choses et revenir à l’essentiel. « Avant le jour important, il est important de bien dormir, de ne pas trop manger la veille, de lire un bon livre à la télé, de boucler les dossiers un peu plus tôt que d’habitude », explique Jean Rottner. « C’est un mode de vie qu’il faut avoir », poursuit-il. Personne qui a profité de la nuit pour se plonger dans ses dossiers. « Je ne fais pas partie de ces gens qui travaillent de nuit. Personne pour sortir manger non plus. « J’ai besoin de paix. C’est là que je travaille », explique Jean Rottner. Aucun problème pour m’endormir, « Je me couche, je dors », aucun problème pour bien dormir. Jean Rottner ne joue pas et n’a jamais connu de nuits où ce Cerveau ne Il a besoin de dormir, « sinon je suis vraiment confus ». J’ai aussi besoin de ces moments pour résoudre des problèmes. « La nuit apporte des conseils, c’est vrai. Je me dis souvent d’avoir un stylo et un morceau de papier à côté Au mien, il faut aller se coucher. Parfois, je trouve une solution la nuit, mais je l’ai oubliée en me réveillant. Parfois, ça revient plus tard.

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« J’ai appris à faire des microsiestes »

Julien Boutter, 48 ans, n’a jamais eu de mal à dormir. Photo RD

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L’ancien 46e joueur mondial du Messin Julien Boutter, actuel directeur de l’Open de Moselle, revient sur l’importance du sommeil durant sa carrière de tennis sur le circuit pro.

« La question du sommeil m’est venue par nécessité. En tant qu’étudiant, j’étais un dormeur/lève-tôt jusqu’à l’âge de 21 ans. Je me suis couché vers minuit, le lendemain je me suis levé à 6h. En ayant toujours un sommeil réparateur. Je n’ai jamais beaucoup dormi… Et puis du jour au lendemain, quand j’ai commencé le circuit professionnel, j’ai découvert les cycles d’un enfant qui grandit avec des nuits de dix heures. Parce que dans le sport, on se rend vite compte que les temps de travail et de repos sont tout aussi importants.

J’ai aussi commencé à intégrer des siestes dans ma routine quotidienne. Et même des microsiestes de 10-15 minutes. Je les ai faites avec un stylo à la main; Je me suis installé, je me suis endormi et quand le stylo a touché le sol, il m’a réveillé. Avantageux.

Au tennis, on fait le tour du monde, ce qui pose aussi la question des décalages horaires. J’ai de la chance : je peux m’endormir côté passager sur un trajet Metz-Nancy. Idem dans l’avion. A tel point que je n’ai jamais eu de problème : même quand j’étais sur place à des moments impossibles, je n’en manquais pas. Lorsque la saison a commencé en Australie, je me suis organisé en amont du voyage en retirant progressivement 2-3 heures de mon cycle normal. Cela a fait gagner du temps.

J’ai toujours bien dormi avant un gros match. C’est comme avant un examen : certes l’appréhension est là, mais tant qu’on est au point et qu’on a essayé de faire les choses au mieux, on est serein. Sans oublier que l’accumulation de parties entraîne une fatigue physique au fur et à mesure que l’on progresse dans un tournoi. Je me souviens encore d’une nuit où j’ai très, très mal dormi. C’était à Roland-Garros en 2001. Je venais de battre [l’Espagnol Albert] Costa [qui a aussi gagné à Paris l’année suivante] en cinq sets… J’ai fait de mauvais rêves, comme perdre mes dents. Le lendemain, je joue contre Agassi [qui l’a battu en trois sets]. Et je me suis retrouvé avec une entorse qui m’a déchiré un os… »

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« J’aime vraiment la nuit »

Cascadeur racontait parfois la nuit et le rêve dans ses chansons. Photo Thomas Guérigen

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Il y trouvera longtemps son inspiration, mais la vie de famille oblige Cascadeur à se coucher plus tôt et à renoncer à ses promenades nocturnes. Pour lui et son équilibre, le sommeil est un besoin qu’il a parfois du mal à combler.

Il y a parfois quelques heures entre un besoin et un souhait. Besoin de dormir mais ne veut pas se coucher : Ce dilemme résume bien le rapport de Cascadeur au sommeil. Quiconque est noctambule depuis longtemps ne se couche qu’à 3 ou 4 heures du matin. « J’aime beaucoup la nuit. Tout est suspendu. Nous ne sommes pas interrompus dans ce que nous faisons, il y a une forme de continuité. Et puis sa vie a changé, les enfants sont arrivés et avec eux la nécessité de faire face aux obligations quotidiennes. « Malgré tout, je n’aime pas aller au lit, je repousse toujours le moment et je ne suis jamais au lit avant minuit. »

Cependant, il sait que sans son quota d’heures, sa journée peut vite devenir très compliquée. Il faut donc s’habituer à l’idée d’éteindre la lumière. Pour éviter la tentation, il a cessé de composer ou de jouer de la musique après 22 heures. « Sinon, je vais trop loin. Le temps passe vite le soir et quand je travaille le soir je deviens obsédé par ce que je fais et ça complique mes nuits. Pour lui, le réveil nocturne s’accompagne de grandes phases d’interrogation et de questionnement. Après les concerts, par exemple, le sommeil vient lentement car le cerveau est en ébullition. Trouve-t-il l’inspiration dans son sommeil ? « Je ne pense pas, je ne sais pas. Parfois, je m’assieds au piano, je joue et je me demande comment cela est arrivé. Je suis assez calme quand je travaille. Quand je prends l’instrument, c’est parce que des choses arrivent sans que j’en identifie la source. Peut-être en rêvant… S’il m’arrivait de penser à quelque chose la nuit, je l’oublierais en me réveillant. Tout est assez mystérieux. »

Pas de musique le soir, mais le besoin de lire quelques pages d’un livre, de consulter son téléphone, d’écouter des podcasts pour passer à ce moment de rêverie qu’il retranscrivait parfois dans ses chansons. « Par exemple, les perturbations du sommeil qui surviennent lorsqu’un bruit traverse la nuit en été. C’est une idée musicale. »

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C’est peut-être le meilleur moment de la journée. Surtout s’il est bien…