Jonzac : l’aéroclub vise les moteurs décarbonés

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Par Colette Macintosh Publié le 28/08/2022 18:37 Mis à jour le 28/08/2022 18:38

L’avion électrique « Velis electro » a été présenté hier à l’aéroclub, accompagné d’une conférence sur les moyens de consommer moins de CO2

Le Velis electro, produit par la société slovène Pipistrel, est un avion électrique léger. Il a été présenté dimanche matin aux pilotes de l’aéroclub mais aussi à d’autres auditeurs très intéressés, comme les présidents d’autres aéroclubs qui ont également eu l’occasion de l’essayer. Avant cela, un…

Le Velis electro, produit par la société slovène Pipistrel, est un avion électrique léger. Il a été présenté dimanche matin aux pilotes de l’aéroclub mais aussi à d’autres auditeurs très intéressés, comme les présidents d’autres aéroclubs qui ont également eu l’occasion de l’essayer. Auparavant, une conférence était proposée aux personnes présentes sur le thème : « Quel moteur décarboné pour l’aviation générale ? « .

Il a été présenté par Gilles Rosenberger, de Time to fly. Ce cabinet de conseil engagé pour une aviation sûre et durable, basé à Roissy (95), s’est également installé sur le site de Jonzac-Neulles Aéropôle en 2021, comme d’autres entreprises soutenant le projet aéronautique soutenu par la Communauté de Communes Haute-Saintonge. Son président, Claude Belot, était également présent hier, aux côtés du maire de Jonzac, Christophe Cabri. Gilles Rosenberger est également pilote et membre de l’Aéroclub jonzacais.

2 % d’émission de CO2

2 % d’émission de CO2

Gilles Rosenberger, qui a derrière lui trente-cinq ans d’expérience aéronautique, explique que le problème, c’est la croissance « folle ». Il travaille maintenant à construire et à mettre en œuvre une aviation durable. La Chine est le plus grand émetteur de CO2, devant les États-Unis et l’Europe. Lire aussi : Comment arrêter de vendre une assurance auto ?. En tant qu’ingénieur, il a expliqué, à l’aide de chiffres, les émissions de CO2 et a montré que le transport aérien est responsable d’un peu moins de 2 %, tandis que les voitures et la production de viande représentent 60 %.

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Cependant, selon lui, « il faut complètement dépasser cette attitude de dire ‘Seulement 2% ? Il faut s’occuper de 98%' ». Il a ensuite examiné les calculs en utilisant la règle de trois, pour décrire la situation actuelle, expliquant que l’objectif est de 4,4 tonnes de CO2 par habitant. Pour lui il vaudrait mieux, en effet, descendre en dessous de cette estimation globale. Au niveau aéronautique, actuellement, la seule solution pour émettre moins est de consommer moins, et donc de changer la pratique de l’aviation, notamment en volant moins vite.

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Moins de pollution, sonore ou non

Moins de pollution, sonore ou non

Gilles Rosenberger laisse ensuite Jacques Carriqueriberry présenter l’avion électrique, produit par la société Pipistrel. C’est le seul certificat au monde. Jacques Carriqueriberry est instructeur depuis trente ans, à Toussus-le-Noble, dans les Yvelines, mais il passe aussi du temps, comme une dizaine d’autres bénévoles de la Fédération française d’aéronautique (FFA) un peu partout en France pour présenter cet appareil. Un modèle né d’un double besoin : polluer moins et produire moins de nuisances sonores, principale cause d’inconfort des riverains à proximité de l’aéroclub.

C’est aussi un avion conçu pour l’initiation. Il était également accompagné d’Alexis Fuchs, également « ambassadeur » de la FFA, pour la présentation de cet appareil. Il est ensuite parti trois jours à Saintes pour piloter les jeunes du BIA (Brevet d’Initiation à l’Aéronautique), qui font partie des EAJ (Escadrons Jeunes Aériens, à la base aérienne de Saintes).

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