Journal Santé – Dr Christian Recchia : « C’est une porte ouverte sur les maladies cardiovasculaires, les AVC et même les cancers »

Written By Sara Rosso

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Des milliers de généralistes manifestent pour défendre une médecine libérale « en danger »

« On vous soigne, soignez-nous » : les médecins libéraux sont descendus dans la rue à Paris jeudi après-midi par milliers pour obtenir une revalorisation de la consultation, le gouvernement s’est dit prêt si c’était « raisonnable » et si « les besoins sanitaires des Français sont satisfaits ». Organisé par le collectif de jeunes « Médecins de demain », soutenu par différents syndicats (FMF, UFML, SML et Jeunes Médecins), cet événement national est parti du Panthéon et appelé le Ministère de la Santé. A leur arrivée, les manifestants, venus de toute la France – 4.000 selon les organisateurs, 2.300 selon la préfecture de police – se sont agenouillés et ont braqué leurs stéthoscopes tout en observant une minute de silence, selon un journaliste de l’AFP à la Place. Auparavant, des slogans tels que « C’est le médicament qui tue » et « Des médecins, pas des sbires » retentissaient. Dans un flot de blouses blanches, des manifestants portaient des pancartes « Abuser de la médecine libérale, assurer le désert médical » ou « L’État vous empêche d’accéder aux soins ». « On ne peut plus soigner correctement les gens avec les moyens actuels », a expliqué Alexia Guidez, 30 ans, médecin généraliste suppléante à Besançon, dans le cortège. « Nous tournons maintenant la feuille d’examen d’un patient à l’autre pour économiser de l’argent… ». Nicolas Huet, 35 ans, travaille depuis la Marne avec cinq autres médecins et deux secrétaires : « Ça ne suffit pas, mais on n’a pas les moyens d’en embaucher un troisième ». Cette mobilisation, rare chez les libéraux, tombe à point nommé à la veille des voeux aux acteurs de la santé que le président Emmanuel Macron devrait présenter vendredi autour de l’axe principal du « remboursement » d’un système de santé à bout de souffle, à l’hôpital comme à la ville. . « Nous écouterons très attentivement » le président, a déclaré la fondatrice de « Médecins pour demain », Christelle Audigier, au mégaphone, évoquant une profession « en danger ». « Serait soutient-il concrètement les médecins et maintient-il les soins en France ? » Après une première grève début décembre, le collectif a demandé la fermeture des cabinets médicaux après Noël et jusqu’au 8 janvier. Le mouvement, qui ne sera pas reconduit la semaine prochaine, a été vivement critiqué par la Première ministre Elisabeth Borne, parce qu’il a accru « les tensions à l’hôpital » en temps d’épidémies hivernales – « Droits et devoirs » – La revendication centrale du collectif reste le doublement du tarif de consultation de base (de 25 à 50 euros) pour créer un « choc d’attractivité » face à la médecine et au manque d’armes de la ville, écrasée par les tâches administratives et qui n’attire plus les jeunes. « Soyons raisonnables », a répondu jeudi François Braun en fermant la porte à 50 euros. t.pour agrandir. er cette consultation dès que les besoins de santé des Français seront satisfaits », a-t-il souligné, incorporant un principe de « droits et devoirs » qui est devenu son mantra. « Je souhaite que les 650 000 Français malades chroniques aient un médecin , parce qu’en ce moment ils n’en ont pas, je veux qu’on puisse avoir un médecin la nuit, le week-end… », a-t-il déclaré. « Les médecins font déjà leurs devoirs ! », a déclaré un porte-parole. de « Médecins pour demain » a répondu à l’autosound de la manifestation. Une somme de « 50 euros serait relativement extravagante », le directeur de l’assurance maladie, Thomas Fatôme, a ajouté que certains des principaux syndicats de médecins, comme MG France, CSMF , Avenir Spé ou les jeunes médecins du ReAGJIR, l’ont fait. Les organisations de médecins, en revanche, font front commun contre les propositions législatives généralisées visant à Nous restreignons la liberté d’installation des praticiens pour repeupler le désert médical. Le gouvernement prône plutôt un partage des tâches avec d’autres soignants, notamment les infirmiers, dont certains peuvent être habilités à prescrire. Un projet de loi en ce sens, porté par la députée de la Renaissance Stéphanie Rist et déjà combattu par de nombreux médecins, sera présenté à l’Assemblée nationale la semaine prochaine. bfa-jga/fmp/hj/swi

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