Journée mondiale de l’alimentation : la malnutrition présente sous d’autres formes au Maroc

Written By Sara Rosso

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Comme les pays membres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Maroc célèbre le 16 octobre, comme chaque année, la Journée internationale de l’alimentation. Le thème mondial de cette année est « Ne laisser personne de côté. Amélioration de la production, de la nutrition, de l’environnement et des conditions de vie ».

Cette journée vise à sensibiliser et mobiliser les nations et les peuples sur les questions de nutrition, d’alimentation et surtout dans la conservation des ressources naturelles. De ce fait, le Maroc s’est fixé des objectifs précis, dans le cadre du développement durable en relation avec « Faim Zéro » (ODD2), pour contribuer à l’élimination de la faim et assurer la sécurité alimentaire et l’amélioration de l’alimentation par la mise en œuvre de leurs deux. Plans « Maroc vert » et « Halieutis ».

Cependant, le dernier rapport publié cette année par la FAO indique que la prévalence de la malnutrition au Maroc a connu une légère augmentation. Celle-ci est passée de 5,5 % de la population totale entre 2004 et 2006, à 5,6 % entre 2019 et 2021, soit l’équivalent de 2,1 millions de personnes souffrant de cette affection physiopathologique.

Interrogé par Hespress FR, le Dr Hafid Halhol, nutritionniste et président fondateur de Nutri Leading, explique qu’il ne faut pas systématiquement « lier la malnutrition à la pauvreté ou aux conditions de vie ». Le terme malnutrition désigne une alimentation inadéquate qui peut être liée à la dénutrition, ainsi que surnutrition ou déséquilibre alimentaire. Il indique ainsi qu’une « personne est dite au stade de dénutrition modérée lorsque le rapport entre son poids et sa taille est de 70 à 80 % du rapport normal, et au stade de dénutrition sévère lorsque ce rapport est inférieur à 70 % ». « .

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L’expert en nutrition ajoute, à titre d’exemple, qu’il y a dans notre société « certaines personnes qui souffrent de ce qu’on appelle l’anorexie. C’est une maladie psychologique qui empêche un individu de s’alimenter même s’il a tous les moyens d’obtenir une bonne nutrition. » Il poursuit que ces personnes atteintes de cette maladie sont «  en situation de malnutrition ou de non-nutrition  », ajoutant qu’il est plus plus fort qu’eux, puisqu’ils «  ne savent pas du tout comment manger  » et cela est lié au manque d’éducation nutritionnelle. . C’est ce qu’il appelle la partie moderne de la malnutrition que la plupart des gens ne considèrent pas ou qu’ils ne connaissent pas comment le gérer.

Le Dr Halhol précise également que la « malbouffe » est aussi considérée comme une « forme de privation d’une bonne nutrition », c’est un « module diététique que certaines personnes adoptent en choisissant une alimentation qui ne nuit qu’à leur santé et à leur corps, par exemple saturée ». des graisses ou des glucides. C’est ce qui aggrave la situation et conduit aussi à la malnutrition. »

Pour conclure, notre source insiste sur le fait que pour lutter contre la malnutrition, «  l’éducation nutritionnelle est essentielle  », ajoutant que «  la sensibilisation des populations est aussi importante  ».

Rappelons qu’en 2014, le Maroc a reçu le prix de la FAO pour la réalisation du premier Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD-1/c), qui consiste en la réduction extrême de la pauvreté et de la faim, et ceci a été réalisé avec deux ans d’avance. Cette performance a été obtenue grâce aux politiques que le Royaume a adoptées, à savoir le « Plan Vert Marocain », le « Plan Halieutis », mais aussi le « Programme National Forestier ».

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L’ONU a également reconnu le premier plan comme modèle pour le développement du secteur agricole, une activité qui représente le pilier phare du Royaume en matière de sécurité alimentaire. C’est à travers cette filière que la population marocaine pourra bénéficier à long terme d’une production saine contribuant à l’amélioration de ses conditions alimentaires.

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