La Fédération Cinov veut lutter contre la fusion de Cinov Digital et…

Written By Sara Rosso

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Sous le nom de Cinov Digital, une nouvelle organisation patronale ouverte aux petites entreprises du numérique verra bientôt le jour. La Fédération Cinov le soutient et souhaite en faire l’un de ses membres pour combler le vide laissé par le rallye de Cinov Numérique à Numeum.

La décision de Cinov Numérique de fusionner avec Numeum mi-décembre n’a pas plu à la Fédération Cinov. En réponse à la perte d’un de ses membres, le groupement des syndicats patronaux soutient la création d’une nouvelle organisation professionnelle, également dédiée à la représentation et à la défense des indépendants, petites et moyennes entreprises et PME de l’informatique. Cinov Digital, comme on l’appelle, sera présidé par Didier Balaguer, le gérant de l’éditeur isérois datBIM, une fois son existence validée par l’administration. Issu des rangs des membres de Cinov Numérique, dont la dissolution est en cours, l’homme était l’un des opposants au projet de fusion du syndicat avec Numeum, qu’il juge inintéressant.

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« Aucun conflit d’intérêt avec Numeum »

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«Il vaut mieux que nous gardions le contrôle de notre syndicat. Numeum est composé de poids lourds IT comme AWS, SAP ou Sage et de grosses ESN, alors que nous sommes des petites structures. Il n’y a donc pas de conflit d’intérêt entre eux et nous, notamment dans le cadre des négociations de branche », précise Didier Balaguer. Selon Olivier Bouderand, ancien membre du bureau Cinov Numérique qui travaillait avant la fusion avec Numeum, l’argument ne tient pas : « Sur les 2 500 membres de Numeum, seuls 300 sont vraiment de gros faiseurs. Les autres sont de taille plus modeste ». fusion avec Numeum s’est accompagnée de la création d’un comité « ITPME » [NDLR : Indépendants, TPE et PME] présidé par Renaud Tisserant, l’ancien président de Cinov Numérique. »

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Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas des considérations de taille, mais plutôt des différences de métier qui ont conduit la Cinov Numérique à quitter la Fédération Cinov. Au sein de ce dernier, il était le seul des 14 syndicats regroupés en son sein à se concentrer sur le marché de l’informatique. Les autres sont particulièrement actifs dans la surveillance de la qualité de l’air (ATMO France), le conseil et l’ingénierie dans tous les secteurs industriels (Cinov Industries & Technologies), l’ingénierie de la restauration et de l’hôtellerie (Cinov Restauconcepteur), l’ingénierie touristique, culturelle et sportive, ou encore l’accompagnement à l’encadrement et supervision (SIMACS). « La Fédération Cinov est principalement issue de la construction technique. En effet, les membres de Cinov Numérique estimaient qu’elle ne valorisait pas suffisamment leur métier et ne leur apportait pas suffisamment de moyens », explique Olivier Bouderand. « De plus, la fédération avait un faible œil sur le fait que nous gérons nous-mêmes l’assurance responsabilité civile professionnelle, que nous avons adaptée il y a des années pour les entreprises de notre secteur et en dehors de sa sphère à l’époque. Cependant, plus de 50% de nos membres ont adhéré le syndicat à en tirer profit. Cet atout vital a été transféré à Numeum », a-t-il ajouté.

‘Cinov IT appelle à rester ou à partir’

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