La sonde DART de la NASA a dévié l’astéroïde Dimorphos

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Publié le 12/10/2022 19:30Mis à jour le 12/10/2022 19:31

docteur Randall Mindy, alias Leonardo DiCaprio, peut dormir profondément. Contrairement au scénario du film Don’t Look Up, l’humanité semble avoir reconnu la menace que les astéroïdes et autres comètes font peser sur la vie sur Terre. Mieux encore, elle commence à polir ses armes. Mardi soir, la NASA a annoncé des premiers résultats très encourageants pour la mission DART, un peu plus de deux semaines après l’impact du 26 septembre entre la sonde américaine et l’astéroïde Dimorphos.

Dans ce jeu de fléchettes cosmique, à 11 millions de kilomètres de la Terre, l’objet céleste de 160 mètres de long a été frappé par un engin de la taille d’une petite voiture, lancé à plus de 22 500 km/h. Le but : mesurer comment cette collision pourrait modifier la trajectoire de Dimorphos, qui orbite autour d’un astéroïde beaucoup plus gros, Didymos, d’une largeur de 800 mètres.

Ce test grandeur nature a été conçu pour simuler la technique dite de l’impact cinétique, considérée aujourd’hui comme la plus prometteuse pour la protection de notre planète. Sur le papier, cela consiste à dévier légèrement la trajectoire d’un objet céleste potentiellement dangereux bien avant une rencontre avec la Terre. Ainsi, à l’échelle de millions de kilomètres, une infime modification pourrait suffire à empêcher une catastrophe.

« Moment décisif pour la défense planétaire »

Leur efficacité dans la pratique reste à prouver. Avant la mission kamikaze de DART, il fallait 11 heures et 55 minutes à Dimorphos pour orbiter autour de Didymos. Lire aussi : Selon la science, voici comment réaménager sa chambre pour (enfin) bien dormir…. La NASA a estimé qu’un changement de l’ordre de 73 secondes – 1 minute et 13 secondes – serait suffisant pour conclure que l’opération a réussi. D’après les premières observations depuis la Terre, la rotation de Dimorphos prend désormais 11 heures et 23 minutes, écourtée de… 32 minutes.

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« C’est un tournant pour la défense de la planète », a déclaré Bill Nelson, administrateur de l’Agence spatiale. Nous nous préparons à répondre à tout ce que l’univers peut nous lancer. La NASA s’est avérée être un sérieux défenseur de la planète. »

Le succès de DART est significatif. Elle implique que l’homme est techniquement capable de dévier la trajectoire d’un astéroïde qui, en cas de collision, peut détruire une ville voire une région. A condition, bien entendu, que l’objet en question soit identifié en temps utile. La Nasa estime désormais avoir identifié plus de 90% des très gros astéroïdes, de plus d’un kilomètre de diamètre. Mais ceux de quelques centaines de mètres sont bien plus difficiles à repérer dans l’immensité de l’espace, d’autant que leur composition les rend souvent plus sombres.

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Réponses à venir

Alors que les premiers résultats de la mission DART sont très encourageants, les astronomes poursuivent leurs observations pour mieux comprendre comment la sonde a pu provoquer une telle aberration. La grande quantité de matière éjectée lors de l’impact peut avoir joué un rôle important, selon la NASA, en améliorant la poussée initiale, « un peu comme un jet d’air sortant d’un ballon envoie le ballon dans la direction opposée ».

Cela pourrait être dû à la composition putative de Dimorphos. Selon les images de DART juste avant la collision, l’astéroïde pourrait être une sorte d’amas de petites roches plutôt qu’un corps compact. Ceci explique l’éjection importante de matière. « Nous nous attendons à ce qu’une roche solide soit moins réactive qu’un tas de gravier », a déclaré Tom Statler, scientifique du programme, cité par le site américain SpaceNews.

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Si la sonde DART n’est plus, la mission a encore beaucoup à nous apprendre. « De nouvelles données arrivent chaque jour », a déclaré Lori Glaze, directrice de la division des sciences planétaires de la NASA. Les astronomes pourront évaluer plus en détail comment cette solution pourrait être utilisée à l’avenir pour protéger la Terre des collisions. »

Les observations depuis la Terre et depuis le petit CubeSat italien Licia, stationné autour de la paire Dimorphos-Didymos, doivent être complétées par une mission européenne baptisée Hera, dont le lancement est prévu en 2024. Une fois sur place, en 2026, la sonde assumera ses rôles, qui consistent notamment à observer de près le cratère laissé par DART à la surface de Dimorphos et à étudier la composition des deux astéroïdes. Ce qui donne aux astronomes de nouvelles réponses et clarifie la stratégie future de l’humanité pour éviter le même sort que les dinosaures ont subi il y a 66 millions d’années.

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