La valeur du conseil humain est bien supérieure à celle des robots

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée, Sara vous présente les nouveaux faits d'actualité 

Les investisseurs croient qu’ils peuvent atteindre leurs objectifs financiers plus rapidement

Les conseillers sont-ils menacés par la technologie ? Pas vraiment, selon une enquête Vanguard auprès de plus de 1 500 investisseurs avec un conseiller humain, un service numérique ou les deux.

Il montre qu’un conseil financier délivré par un professionnel permet aux investisseurs d’augmenter la valeur de leur portefeuille. Les répondants estiment qu’ils sont 160 000 $ plus près d’atteindre leurs objectifs financiers grâce à eux.

Leur portefeuille se porte également beaucoup mieux que s’ils faisaient cavalier seul. En fait, trois fois plus d’investisseurs déclarent avoir l’esprit tranquille lorsqu’ils travaillent avec un conseiller que lorsqu’ils investissent de façon indépendante.

Le conseil en personne surpasse également le conseil uniquement numérique.

Au vu des résultats de l’étude, il ne faut pas s’étonner de la fidélité des investisseurs à leur conseiller. Plus de 90 % des clients conseillés par un humain déclarent qu’ils n’envisageraient pas de passer au numérique, tandis que 88 % des clients conseillés par un bot envisageraient de consulter un conseiller humain à l’avenir. C’est une bonne nouvelle pour les entreprises qui trouvent un marché inexploité parmi ce groupe.

Cela signifie-t-il que les technologies doivent être abandonnées ? Loin de ! À travers les générations, les niveaux de richesse et les types de conseils recherchés, les clients souhaitent l’automatisation de certains services dans la construction de portefeuille (par exemple, les impôts, la diversification et le rendement) et certaines tâches (configuration et suivi de compte) .

En externalisant la construction de portefeuille et certaines tâches fonctionnelles, les conseillers peuvent faire évoluer leur modèle d’entreprise et se concentrer sur une prestation unique qui nécessite des compétences humaines, affirment les auteurs.

Dans cette étude, les auteurs ont voulu mesurer la valeur du conseil financier avec une nouvelle approche pour prendre en compte les aspects subjectifs de la relation entre un conseiller et son client. Pour ce faire, ils ont mené des entretiens qualitatifs auprès de 25 investisseurs et 15 conseillers pour comprendre comment et pourquoi les premiers ont choisi les services d’un professionnel plutôt que ceux du digital. Ils ont ensuite quantifié la valeur estimée pour les investisseurs de différents types de conseils.