Le cap du million de créations d’entreprises sera dépassé en 2022…

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Publié le 27 décembre 2022 à 13 h. Mis à jour le 27 décembre. 2022 à 14:57

Il n’y a jamais eu autant de nouveaux entrepreneurs en France. En 2022, le cap symbolique du million d’entreprises créées doit être franchi. Avec près de 980.800 immatriculations sur les onze premiers mois de l’année, dont 62% de micro-entreprises selon les dernières statistiques publiées par l’Insee, nul doute que le record de 2021 – 995.868 – sera battu.

Calculées sur une année glissante, les immatriculations augmentent de 1,7 % en novembre, tirées par le dispositif des micro-entrepreneurs (+2,4 %) et la création d’entreprise (+5 %). En revanche, la création d’entreprises individuelles traditionnelles a fortement baissé (-8,8%).

Après un ralentissement en début d’année, le dynamisme entrepreneurial est revenu : entre septembre et novembre 2022, le nombre cumulé de créations a augmenté de 9,9% par rapport à la même période en 2021. une nouvelle hausse avec une augmentation de 13% du nombre de inscriptions en trois mois.

« Révolution du travail »

Alors que pendant la crise sanitaire, la création d’entreprise a été soutenue par l’émergence de nouveaux services de livraison à domicile pour accompagner l’explosion du e-commerce, le soufflé a chuté. Le secteur du transport et de l’entreposage est en difficulté (-35% en rythme annuel). Ce sont désormais les activités ‘conseil aux entreprises’ (+18%), ‘services aux ménages’ (+19%) et ‘information et communication’ qui sont les grimpeurs.

« C’est plus une révolution du travail que de l’auto-entrepreneuriat. Cela montre une insatisfaction vis-à-vis de la main-d’œuvre. Surtout les jeunes préfèrent le bien-être, le développement personnel et cela nécessite plus d’autonomie, une façon différente de travailler. Chaque jour, il y a 3 500 entreprises indépendantes créées, contre 1 000 en 2009 », assure François Hurel, président de l’Union des autoentrepreneurs. Selon une enquête de l’INSEE, avant le Covid-19, en 2018, un quart des créateurs d’entreprise étaient d’anciens salariés.

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Un impact incertain sur l’économie

Cependant, si cette décision reflète un changement de mentalité, l’impact sur l’économie est moins clair. « Il est difficile de savoir si la dynamique de création d’entreprise tire la croissance. Certaines de ces structures ne proposent qu’un complément de salaire », note Bruno de Moura Fernandes, économiste chez Coface. Voir l’article : La fin d’Universal Analytics : et après ? – Actualités SEO et moteur. « La France est le seul pays d’Europe à connaître un tel dynamisme. Ailleurs, le nombre d’entreprises est stable ou en baisse », note-t-il.

De plus, les faillites sont nombreuses chez les jeunes entreprises. Selon le Conseil national des greffiers de commerce, entre juillet et octobre 2022, près d’un quart des sociétés radiées de moins de trois ans sont nées pendant l’épidémie de Covid-19.

Si l’indépendance est attrayante, elle a un inconvénient : elle ne procure pas toujours des revenus suffisants pour vivre.

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Baisse insuffisante des cotisations sociales

Alors que l’exécutif a promis aux indépendants une baisse de leurs cotisations sociales à 550 € par an pour les aider à faire face à l’inflation, François Hurel regrette que les micro-entrepreneurs ne soient pas bien traités. « Pour eux, le gouvernement prévoit une baisse des cotisations sociales de 0,5 % à 0,9 % sur leur chiffre d’affaires. Cela équivaut à 185 euros par an », bip-t-il et se dit prêt à reprendre le combat pour améliorer le système.

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Un autre sujet retient actuellement son attention : la mise en place du guichet unique des formalités pour les entreprises au 1er janvier 2023. « C’est une bonne idée, mais l’outil est beaucoup trop compliqué : on passe de 6 écrans à 38 et de 20 questions à 196 », dit-il. Bercy l’a un peu rassuré la semaine dernière en lui promettant d’améliorer le parcours des déclarants dès le début de l’année prochaine. « J’ai abandonné l’idée d’un comité de surveillance », ajoute-t-il. Il pense avoir été entendu.

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