Le Haut conseil de la santé publique recommande aux médecins de ne pas conseiller le vapotage pour se sevrer

Written By Sara Rosso

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Le HCSP a jusqu’ici considéré que la cigarette électronique pouvait être « envisagée pour aider à arrêter ou réduire le tabagisme ».

Publié le 05/01/2022 16:20

Mis à jour le 05/01/2022 16:30

Les professionnels de santé ne devraient pas proposer la cigarette électronique comme outil de sevrage tabagique, faute de connaissance de ses bénéfices et de ses risques, selon le Conseil central de la santé publique (HCSP) dans un avis publié mardi 4 janvier.

« Les professionnels de santé qui accompagnent un fumeur dans sa démarche d’arrêt du tabac doivent utiliser des traitements médicamenteux ou non médicamenteux ayant prouvé leur efficacité », comme des patchs ou de la gomme à la nicotine, juge cet organe consultatif. Selon lui, « il n’y a pas suffisamment d’informations fondées sur des preuves pour recommander [les cigarettes électroniques] comme aides au sevrage tabagique par les professionnels de la santé aux soins des fumeurs ».

Pour autant, cette organisation ne condamne pas totalement ces produits, qui peuvent être « utilisés en dehors (ou en complément) des soins dans le cadre du système de soins ». Même si l’on ne connaît pas exactement le rapport entre les bénéfices et les risques qui y sont associés, il n’est pas exclu que « ces produits utilisés en dehors du système de santé puissent être utiles à certains consommateurs et ainsi contribuer à améliorer leur santé », souligne le HCSP.

Cet avis remplace un précédent datant de 2016, dans lequel le HCSP considérait que la cigarette électronique pouvait être « considérée comme une aide à l’arrêt ou à la réduction du tabagisme ».

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