Le low cost est la plus simple « erreur monumentale », pour le chef qui a joué Thierry Marx.

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Publié le 19 juillet 2022 sur 12:01 Source : L’Invité Politique

Publié le 19 juillet 2022 sur 12:01

Le chef étoilé Thierry Marx était l’invité de Bernard Poirette ce mardi 19 juillet sur LCI.Il fustige la politique des petits prix au détriment de la qualité dans l’alimentation.À ses yeux, l’économie du low cost génère « une alimentation à deux vitesses ».

Le chef étoilé Thierry Marx était l'invité de Bernard Poirette ce mardi 19 juillet sur LCI.Il fustige la politique des petits prix au détriment de la qualité dans l'alimentation.À ses yeux, l'économie du low cost génère "une alimentation à deux vitesses".

Le chef étoilé Thierry Marx était l’invité de Bernard Poirette ce mardi 19 juillet à LCI. Sur le même sujet : Pesticides : La liste des fruits les plus ou les moins pulvérisés.

Il critique la politique des prix bas au détriment de la qualité des aliments.

A ses yeux, l’économie low-cost génère « un régime à deux vitesses ».

En plein débat sur le pouvoir d’achat, le grand chef Thierry Marx critique la politique de prix alimentaires toujours plus bas. Un discours qui peut sembler le contraire, alors que les ménages français peinent à joindre les deux bouts. Ce mardi 19 juillet sur LCI, le chef étoilé en croisade dénonce l’économie low-cost qui, selon lui, enrichit les riches au détriment des plus pauvres.

« On a déjà la fracture sociale, il n’y a pas de raison de souligner cet écart avec une alimentation à deux vitesses, avec pour les aisés une alimentation très locale, très bio et très saine, et pour les plus modestes une alimentation dégueulasse », s’agace le chef qui regrette que la nourriture soit considérée comme une variable d’ajustement. « L’économie à bas prix, c’est l’économie du renoncement. Vous renoncez à la qualité en retour, pour laquelle je vous donne un petit prix. Mais c’est un mariage entre imbéciles. Bien souvent, les produits à bas prix ne sont pas des produits sains au forme d’alimentation. »

À Lire  Cuisines AvivA : le marché de la cuisine est l'un des secteurs les plus performants de la franchise

Voir l’article :
Publié le 20 octobre 2022 à 9 h 00 Mis à jour…

En 10 ans, avec le low cost, on a perdu 100.000 exploitations

En 10 ans, avec le low cost, on a perdu 100.000 exploitations

Dès lors, la nécessité, plaide Thierry Marx, est de subvenir aux besoins alimentaires et d’arrêter de suggérer que l’alimentation à bas prix est la bouée de sauvetage des plus modestes. « [Elle] a toujours été au service des plus riches et jamais des plus pauvres », explique le chef étoilé. « Le petit prix, c’est une idée des années 1970 (…) C’est une erreur monumentale », estime Thierry Marx. « En 10 ans, avec la théorie du low-cost, on a perdu 100 000 exploitations. Ce n’est pas parce qu’on tire la marge de l’agriculteur qu’on donne de bons produits aux citoyens. »

Au contraire, Thierry Marx propose de taxer les produits dont on sait qu’ils ne sont pas sains. Il lancera également l’idée de cours de cuisine à l’école pour former les mangeurs de demain. « Il faut arrêter cette surconsommation d’aliments néfastes en termes d’impacts sociaux, environnementaux et nutritionnels. Dans un cours de cuisine, c’est bien d’avoir un cours de grammaire, un cours d’orthographe, un cours d’arithmétique, un cours d’éducation communautaire et un cours de géographie et d’histoire. », supplie le chef étoilé, qui rappelle qu’il s’agit d’un problème de santé.

Comment adapter son offre à un client qui souhaite devenir un nouvel omnivore ?
Ceci pourrez vous intéresser :
Une table ronde de l’Institut de la Nutrition Positive axée sur les…

ToutTF1 Info

ToutTF1 Info

Les plus lus Dernière MinuteTendance

Lire aussi :
Les barres protéinées, un aliment très calorique Une barre protéinée contient en…