Le ministère du travail a relancé le projet qualité de la formation

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La qualité de la formation est l’un des sujets prioritaires à l’ordre du jour du ministère du Travail. Afin de remplir pleinement son rôle réglementaire, le certificat Qualiop né de la réforme de 2018 doit être renforcé et trouver sa place dans des politiques de contrôle simplifiées et coordonnées. Il s’agit d’une mission de la task force lancée fin novembre. Autant de sujets à aborder lors de la 18ème Université Professionnelle d’Hiver les 26 et 27 janvier à Cannes.

Le certificat Qualiop, destiné à structurer la démarche qualité des organismes de formation et devenir l’une des garanties de la libéralisation du marché, a-t-il tenu ses promesses ? Trois ans après son lancement, elle a été adoptée par plus de 41 300 organisations et la marque a fait ses preuves dans le secteur en dépassant les obligations légales. Pourtant, la question de la qualité des actions de formation, qui est loin d’être épuisée, recommence à se poser. Après l’indéniable dynamique impulsée par la réforme de 2018 de l’apprentissage et du CPF, l’heure est à la réglementation. Bien que l’objectif politique de favoriser l’accès à la formation et de créer une dynamique ait été atteint, la vague de fraudes sur la plateforme « mon compte formation » et certains abus constatés dans la pratique des stagiaires et des employeurs des CFA constituent une menace. En nommant Guillaume Houzel l’été dernier conseiller spécial, chargé de la politique de certification et de la qualité des formations, le ministère du Travail montre sa volonté de se saisir de la question. A son initiative, un cycle d’échanges avec différents acteurs du système qualité – bailleurs de fonds, certificateurs, Cofrac, titulaires de certificats professionnels et représentants d’organismes de formation – vient de démarrer. La première réunion fin novembre a permis de se fixer des challenges sur deux axes prioritaires : comment renforcer le système de benchmarking et les méthodes d’audit de Qualiop ; comment structurer les politiques de contrôle pour être plus efficaces ?

Consolider le système qualité Qualiopi

Le fondement du volet qualité de la réforme de 2018 – référentiel national collaboratif des professionnels de la formation – ne doit pas être remis en cause dans ses fondamentaux. Cependant, ses exigences, notamment en termes d’apprentissage, pourraient être précisées dans le guide de lecture. Les organismes de formation ont adopté les indicateurs et amélioré leurs processus. Cependant, beaucoup y voient encore avant tout une contrainte administrative, sans comprendre le sens d’une démarche qualité (voir encadré). D’autres évolutions sont attendues dans les méthodes d’audit et l’accréditation par le Cofrac des certificateurs Qualiop. Lors des premiers retours d’expérience, les pratiques des auditeurs, les durées d’audit – notamment celles des audits de surveillance – reviennent et sont réexaminées. Sur le même sujet : Achat de voitures neuves : les prix vont-ils baisser ?. Autre sujet sur lequel la mission est invitée à faire des propositions, le renforcement de l’accréditation et de la capacité du Cofrac à contrôler les organismes certificateurs. A la fin de l’année dernière, l’un d’eux a été arrêté pour activités suspectes et a perdu son accréditation. Sur le marché très convoité des CPF, le Port de Qualiop a alimenté la fraude. Dans la loi anti-fraude CPF du 19 décembre 2022, le législateur prévoit une disposition imposant aux sous-traitants des organismes de formation intervenant sur la plateforme d’obtenir une attestation de qualité. Les acteurs de la formation seront consultés sur le règlement d’application.

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Structurer les politiques de contrôle

Le système qualité ne se limite pas au certificat Qualiop. Les bailleurs de fonds et les services de l’État ont un rôle à jouer. Le constat n’est pas nouveau. La source de la confusion est que le maquis des contrôles compromet leur lisibilité et leur efficacité. Les centres de formation dénoncent leur multiplication et dédoublement dans la vérification de certains indicateurs entre les contrôles administratifs et financiers des services de l’État, dans la vérification des inspections de la formation pratique pédagogique effectuées par les représentants des ministères ou des postes consulaires qui délivrent les certification, dans la vérification des permis de formation. d’obtenir un certificat inscrit dans les répertoires nationaux grâce à des audits de qualité et des contrôles de service effectués par des commanditaires. Le groupe de travail doit trouver des façons de les réunir et de les coordonner. Cette simplification repose sur l’identification des documents communs exigés des organismes de formation, l’accès aux données existantes telles qu’InserJeunes, et le ciblage des contrôles via des indices, des rapports ou une cartographie des risques. Cette harmonisation passe également par de nouvelles relations entre les acteurs : échange d’informations, analyse d’indicateurs, contrôles conjoints. Cette démarche, déjà initiée par le GIE D2OF pour le compte d’Opcos et d’AtPros, est en cours de développement entre Pôle emploi et la CDC. Le groupe de travail se réunit tous les trimestres et des ateliers sont créés par thème.

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L’UHFP (Université d’Hiver pour la Formation Professionnelle) revient sur le sujet sensible de la qualité le jeudi 26 janvier de 16h30 à 18h00 lors d’une table ronde intitulée « faire vivre son certificat Qualiop ». Lors d’un atelier le vendredi 27 janvier, de 9h00 à 10h30, intitulé « Qualiop : Certification du Facteur Leadership et du Facteur Engagement ».

Programme complet UHFP 25.-27. jusqu’en janvier.

Au cœur de la qualité, les organismes de formation ont maîtrisé les critères et indicateurs du référentiel Qualiop et formalisé leur démarche. Mais beaucoup d’entre eux ont encore une marche à gravir. Selon Loic Lebigre, consultant sénior au Centre Inffo, comprendre les objectifs et le sens de la gestion de la qualité se résume souvent à répondre à des exigences administratives. Les prestataires de formation ne lient pas toujours l’obligation de veille du marché et d’identification des besoins en compétences avec les opportunités de développement, d’innovation ou de changement de catalogue. Autre point faible du système de formation, la mise en place d’une démarche d’amélioration continue, pierre angulaire d’une culture qualité

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