Le succès de la boxe chez les jeunes inquiète : « ils s’enivrent petit à petit et finissent par devenir dépendants.

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Cette cigarette électronique jetable, avec ou sans nicotine, séduit les collégiens et lycéens mais est interdite à la vente aux mineurs.

Lola a 16 ans et porte dans sa bouche un tube en plastique coloré d’environ 10 cm de long, un pistolet (prononcez puff), qui signifie « puff » en anglais, un type de cigarette électronique jetable aux différentes saveurs. Pour un jeune, « le meilleur c’est le leetchi et, je pense, la pastèque ». « Je dirais mangue », renchérit un de ses amis. « La violette et la guimauve, j’aime ça », dit un membre du groupe.

>> La folie de la jeunesse qui crie, une longue écoute commentée dans Le Quart d’Heure, un podcast quotidien de franceinfo.

Cette douceur explique en partie son succès auprès des collégiens et lycéens, alors que la vente de puff est réservée aux mineurs. Lola, par exemple, ne se voit pas du tout fumer des cigarettes traditionnelles : « Les cigarettes, en fait, je n’en fume aucune parce qu’elles me dégoûtent. Elles sont dégoûtantes ».

« Je choisis ce que je veux, je peux toujours changer. Quand ça me dégoûte, j’en achète un autre. »

Et même quand ils sont jeunes, Lola et ses amis n’ont aucun mal à acheter des choux : « Il y a beaucoup de [bureaux de] tabacs qui laissent passer les gens. Ou on en commande sur les sites Instagram. Ce n’est pas difficile à trouver. » Le produit est pas cher : à partir de 7 euros pour plus de 500 fumées de fumée, soit la classe d’un paquet de cigarettes. « C’est très rentable », insiste Lola.

Le problème est que beaucoup de jeunes qui fument ne savent pas que le produit peut devenir très vite addictif. Pour Lola, « c’est plus du divertissement. Ce n’est pas comme si j’étais vraiment accro. Dès qu’ils dépassent les 10 euros, je n’achète plus. » Un de ses amis ajoute : « Je sais que c’est mauvais. Alors quand je vois que je fume beaucoup, je me dis que j’arrêterai un jour ou l’autre ». « Il n’y a pas beaucoup de sucre dans la farine, donc c’est bon », ajoute un lycéen.

Cependant, certaines de ces cigarettes électroniques contiennent jusqu’à 2% de nicotine. C’est ce qui inquiète la représentante UDI d’Indre-et-Loire Sophie Métadier qui a interpellé le gouvernement sur ce sujet en disant : « Ce n’est pas anodin si le produit contient une substance. Le plus gros problème est que nous atteignons les enfants qui ne veulent pas fumer. , qui envisagent d’utiliser un produit qui n’a rien à voir avec la cigarette et qui, à cause de tout cela, s’enivrent lentement et deviennent accros au tabac.

Le député alerte également sur les effets environnementaux des e-cigarettes jetables.

À Lire  4 juillet 2022 - Forum Collectif "Il est absolument urgent de rétablir un service public de santé de qualité égale partout, pour tous !" publié sur Mediapart