Le tribunal administratif de Paris déclare l’Etat responsable des manquements constatés dans le contrôle du pesticide chlordécone.

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La question du chlordécone est un problème de société majeur particulièrement sensible en Martinique et en Guadeloupe pour trois raisons. Le premier est sur le plan procédural : une activité délictuelle a été initiée en 2006 par plusieurs victimes pour mise en danger de la vie d’autrui et empoisonnement qui devrait, après plus de quinze ans d’enquête, se solder par un non-lieu fondé sur la prescription des faits poursuivis. (En mars 2022, les juges d’instruction du service de santé publique du tribunal de Paris ont annoncé aux parties leur intention de clore le dossier en allant au non-lieu. Par ailleurs, deux plaintes ont été déposées par l’Association médicale pour la protection de l’environnement et la santé ( AMSES ) et l’Association guadeloupéenne d’action contre le chlordécone (AGAC) auprès du Tribunal de la République contre plusieurs anciens ministres de la santé et de l’agriculture – qui ont été déclarés inacceptables pour manque d’intérêt à agir – suscitant des réactions populaires d’incompréhension. niveau sociologique, elle conduit à la radicalisation des rap ports d’une partie de la population qui tient la communauté bananière pour seule responsable de cette catastrophe environnementale et humaine. Enfin, la troisième raison est environnementale et écologique : ce pesticide a provoqué la modification des terres caribéennes polluées pour siècles avec des effets très potentiellement nocifs sur toutes les personnes qui y vivent.

Parallèlement à l’activité délictuelle, des plaintes ont été déposées en 2020 contre l’Etat devant le tribunal administratif de Paris par un grand nombre de candidats, dont l’association Vivre Guadeloupe, l’association CRAN et le collectif Lyannaj pour Depolye Matinik. Ils demandent notamment l’annulation de la décision implicite par laquelle le Premier ministre et le ministre de l’Agriculture ont rejeté leur demande d’indemnisation, reconnaissant le préjudice résultant de l’attribution d’autorisations provisoires de vente (APV) par l’administration française pour le Kepone et le Curlone. de 1991 à 1993, de reconnaître la négligence de l’État dans l’usage de ses pouvoirs de police et dans son devoir d’information sur la détection du chlore et de reconnaître le préjudice moral d’anxiété pour toute personne résidant depuis plus de douze mois. en Guadeloupe ou en Martinique depuis 1972. Nous proposons d’analyser le jugement rendu sous, d’une part, l’angle de la responsabilité de l’Etat en matière de protection de la santé publique et, d’autre part, l’appréciation de la perte d’anxiété faite par l’administration . juge.

Sommaire

La responsabilité de l’État en matière de santé publique

La responsabilité de l’État en matière de santé publique

Il est à noter qu’il n’y a aucune référence dans notre Constitution qui traite directement et clairement notamment de la santé. Toutefois, dans sa décision n° 80-117 DC du 22 juillet 1980 (Cons. Const. 22 juillet 1980, n° 80-117 DC, Loi relative à la protection et au contrôle des matières nucléaires), le Conseil constitutionnel a considéré que la protection des la santé et la sécurité des personnes et des biens constituent un principe de valeur constitutionnelle. Lire aussi : Assurance responsabilité civile ou tous risques auto : laquelle choisir ?. Il appartient donc à l’Etat d’assurer ce devoir de protection de la population en prenant les mesures appropriées en conséquence. Pour le tribunal administratif de Paris, l’Etat a manqué à ce devoir de protection.

Nous rappelons brièvement les faits pour mieux comprendre la position adoptée par le tribunal. Une demande d’homologation du produit antiparasitaire à usage agricole dénommé Kepone 5% SEPPIC, contenant 5% d’un composé organochloré toxique appelé chlordécone, a été déposée, cet insecticide étant destiné à lutter contre la curcumine du bananier (la Martinique et la Guadeloupe sont de gros producteurs de banane avec le majorité des exportations). Par arrêté du 29 février 1972, le ministre de l’agriculture a décidé d’étudier ce produit tout en délivrant une autorisation provisoire de vente pour un an. Cette autorisation provisoire de vente a été renouvelée les 21 mai 1974 et 31 mai 1976. La demande d’agrément a été rejetée le 7 février 1980 au motif que la société d’exploitation de produits pour les industries chimiques (SEPPIC) a cessé de commercialiser son produit. Sous le nouveau nom de Musalone, la même spécialité contenant du chlordécone a reçu une nouvelle autorisation provisoire de vente le 27 février 1981, suite à la demande de la société SEPPIC qui souhaitait reprendre la commercialisation de sa spécialité Kepone 5% sous un autre nom. Cette spécialité est finalement agréée le 29 octobre 1986. Sous le nouveau nom de Curlone, une société dépose une demande d’agrément le 8 avril 1981, en utilisant le dossier technique de la spécialité Musalone déposé par la société SEPPIC. Curlone a également bénéficié d’une autorisation provisoire de vente le 30 juin 1981 et d’un agrément le 29 octobre 1986. L’agrément de Musalone a été retiré le 7 avril 1988 à la demande de la firme Dupont de Nemours, propriétaire d’une certification. Le 1er février 1990, l’agrément de Curlone est retiré, sur proposition de la commission d’étude de la toxicité. é les produits antiparasitaires à usage agricole, compte tenu de l’existence de produits antiparasitaires de substitution. Le chlordécone a été définitivement retiré de la liste des substances toxiques pouvant faire l’objet d’une livraison et d’une utilisation sous conditions, par ord du 3 juillet 1990 relative aux conditions de livraison et d’utilisation, en agriculture, des substances toxiques et dangereuses. Cependant, le produit Curlone a continué à être commercialisé jusqu’au 30 septembre 1993, sous l’approbation du ministère de l’Agriculture.

Quant au cadre juridique applicable en l’espèce, il est fixé par deux textes de référence. Premièrement, les dispositions de la loi n° 72-1139 du 22 décembre 1972 (L. n° 72-1139 du 22 décembre 1972 portant extension du champ d’application de la loi promulguée et modifiée du 2 décembre 1972) novembre 1943 relative à l’organisation de la la lutte (des nuisibles à usage agricole), qui d’une part limite dans son article 6 les autorisations provisoires de vente à six ans et, d’autre part, dans son article 3, de ne donner d’agrément « qu’aux produits qui ont ; ont fait l’objet d’un examen visant à vérifier leur efficacité et leur innocuité au regard de la santé publique, des utilisateurs, des cultures et des animaux, dans les conditions prescrites ». D’autre part, les dispositions de l’article 8 du décret du 1er décembre 1987 (arr. du 1er décembre 1987 portant agrément des produits visés aux 4° et 7° de l’article 1er de la loi du 2 novembre 1943 portant organisation du contrôle des produits antiparasitaires à usage agricole) relative à l’agrément des produits visés à l’article 1er de la loi du 2 novembre 1943 portant organisation du contrôle des produits antiparasitaires à usage agricole prévoit que, « lorsqu’une spécialité fait l’objet d’un retrait d’agrément, la vente, l’offre en vente ainsi que toute distribution gratuite par le candidat chargé de la mise sur le marché français doivent cesser un an après la notification de ce retrait, toutefois un délai supplémentaire d’un an sera toléré dans les mêmes conditions que ci-dessus. »

Dans les circonstances de l’espèce, il apparaît que Kepone a bénéficié d’autorisations provisoires de vente successives, sous trois noms départementaux différents, pour une durée totale de douze ans, soit bien plus que la durée légale de six ans fixée par les textes de 1972. Pour le tribunal administratif de Paris, force est donc de constater que « les services de l’État ont commis une faute lourde en autorisant la vente d’une même spécialité antiparasitaire contenant 5 % de chlore t noms de Kepone 5% SEPPIC, Musalone et Curlone, sous le régime des droits provisoires de vente au-delà du délai de six ans prévu par les textes, validant alors son agrément sans pouvoir constater, dans les conditions prescrites, son innocuité pour la santé des la population, les cultures et les animaux, et enfin, autoriser la poursuite d’une vente au-delà des délais légalement prévus en cas de retrait d’inscription ».

En effet, le juge administratif a identifié quatre éléments pertinents en l’espèce démontrant la responsabilité négligente de l’Etat dans les circonstances de l’espèce. Le premier élément porte sur la toxicité avérée à long terme du chlordécone sur les rats, son accumulation dans les graisses des rongeurs, son caractère persistant présentant des risques de contamination de l’environnement a été décrit par la commission d’étude pour l’utilisation des toxines depuis 1968. le second concerne le scandale environnemental et sanitaire Hopewell, survenu en 1975 aux États-Unis et largement médiatisé, qui a clairement démontré le caractère toxique de cette molécule chez les travailleurs soumis à une exposition aiguë et sur l’environnement. l’interdiction d’utiliser le Kepone dans ce pays à partir du 1er mai 1978 et la pratique de la pêche dans la James River polluée jusqu’en 1988. La troisième concerne deux rapports de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) datant de 1975 et 1980, ainsi . comme diverses études menées en Guadeloupe, ont posé la question de la contamination de l’environnement de l’île par des substances ces organchlorés. Enfin, la quatrième est qu’après le retrait de l’homologation de Curlone le 1er février 1990, tous les planteurs de bananes ont continué à bénéficier, malgré la dangerosité avérée de ce pesticide, d’une autorisation du ministre de l’agriculture leur permettant d’utiliser cet insecticide jusqu’au 30 septembre, 1993, t.e. au-delà du délai légal de deux ans.

Cette décision est conforme à la jurisprudence établie par le juge du Palais Royal, qui sanctionne l’Etat lorsque des manquements sont constatés dans le domaine de la politique de santé et de la santé publique. Elle a ainsi jugé notamment que « la responsabilité de l’État peut être engagée pour la faute commise par les autorités agissant en son nom dans l’exercice de ses pouvoirs de politique de santé en matière de médicaments » (CE 9 nov. 2016, affaire du Pick, n-ro 393108, Lebon avec conclusions ; AJDA 2017. 426, note S. Brimo ; ibid. 2016. 2134 ; D. 2016. 2346, obs. C. du Conseil d’État ; ibid. 2017. 2224, obs. . M. Bacache. , A. Guégan-Lécuyer et S. Porchy-Simon ; RDSS 2016. 1162, obs. J. Peigné) ou dans la lutte contre la pollution de l’air due aux concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines PM10 (CE juillet 12, 2017, Association des Amis de la Terre France, n° 394254, Dalloz news, 17 juillet 2017, obs. M-C. De Montecler ; Association des Amis de la Terre France, Lebon ; AJDA 2018. 167, note A. Perrin et M Deffairi, idem 2017. 1426, D. 2017. 1474, et obs., RFDA 2017. 1135, note A. Van Lang, RTD euro 2018. 392, obs. A. B ouverture). Cette jurisprudence est appliquée ici pour l’utilisation d’un insecticide dont l’Etat a autorisé l’usage alors que la dangerosité de ce produit était connue au point d’être interdite de commercialisation en France. Pour le juge administratif de Paris, la responsabilité de l’Etat ne souffrait pas d’une discussion de principe en raison de son défaut dans le contrôle qu’il devait exercer sur le produit des poursuites, qui n’auraient jamais dû être autorisées de toute façon. son danger pour l’homme et son environnement. Cependant, même s’il a avoué la responsabilité de l’État, il a rejeté la demande d’indemnisation fondée sur la perte d’anxiété. .

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L’appréciation du préjudice d’anxiété par le juge administratif

L’appréciation du préjudice d’anxiété par le juge administratif

Le biais d’anxiété se définit comme une situation d’anxiété constante au risque d’une déclaration à tout moment de maladie. Dans ce cas, la contamination du chlordécone comporte un risque possible pour la personne infectée de maladies du développement causées par les molécules de ce pesticide. A noter que l’indemnisation des victimes des pesticides s’inscrit dans un dispositif spécifique. Pour rappel, les insecticides « sont des produits chimiques, naturels ou de synthèse, destinés à repousser ou à détruire des éléments considérés comme nuisibles, qu’ils soient microbes, animaux ou végétaux, lors de la production, du stockage ou de la commercialisation de produits agricoles, alimentaires ou de bois » (Rapport de la Commission conjointe Mission sénatoriale d’information sur les pesticides « Pesticide, risque zéro », Sénat n° 42, 10 oct. 2012, p. 13). La procédure d’indemnisation des victimes des insecticides peut intervenir en matière de maladies professionnelles sur le fondement de l’article L. 491-1 du code de la sécurité sociale. Cette procédure concerne les catégories de victimes suivantes : les assureurs couverts par les régimes d’assurance obligatoire contre les accidents du travail et les maladies professionnelles selon le régime général ou le régime des professions agricoles et les anciens agriculteurs, leurs conjoints et bénéficiaires des membres de la famille de la pension agricole. L’indemnisation des victimes des pesticides peut aussi intervenir au nom de la solidarité nationale. Un Fonds d’Indemnisation des Victimes des Pesticides (FIVP) a été créé en 2019, avec pour objectif d’assurer une indemnisation intégrale à toutes les victimes souffrant de pathologies liées aux produits phytopharmaceutiques. L’action en réparation peut également être exercée selon la procédure judiciaire générale devant le juge judiciaire ou administratif. nitivo. En matière civile, le préjudice d’anxiété a été reconnu notamment dans certains cas liés à une contamination attribuable à des transfusions sanguines reçues lors d’une intervention chirurgicale. Plus récemment, ce biais d’anxiété a été invoqué à plusieurs reprises par les salariés en contact avec l’amiante. Par décision de l’assemblée du 5 avril 2019 (Cass., Ass. Plén., 5 avr. 2019, n°18-17.442, Dalloz actualité, 9 avr. 2019, obs. W. Fraisse; D. 2019. 922, et obs., Note P. Jourdain ; idem. 2058, obs. M. Bacache, A. Guégan et S. Porchy-Simon ; idem. 2020. 40, obs. P. Brun, O. Gout et C. Quézel-Ambrunaz, JA 2019, n° 598, p. 11, observatoire D. Castel, ibid. 2021, n° 639, p. 40, étude de P. Fadeuilhe ; Contrat AJ 2019. 307, j’observe C.-É. Bucher. 2019. 456, étude D. Asquinazi-Bailleux, RDT 2019. 340, obs.-compensation de ce dommage anxieux lié à l’amiante.

De son côté, le juge a d’abord compensé la perte d’anxiété par d’autres préjudices, notamment ceux liés à des troubles des conditions de vie ou à des souffrances morales. Plus tard, il a souligné ce dommage particulier. Par exemple, en 2022, le juge du Palais Royal a tranché : « Une fois qu’il a été établi que la possibilité de réaliser ce risque est assez élevée et que ses effets sont assez importants, la personne est en droit de recevoir une indemnisation pour ce préjudice. », sans avoir à apporter la preuve de manifestations de troubles psychologiques provoqués par la prise de conscience de ce risque élevé de développer une pathologie grave » (CE 28 mars 2022, n° 453378, Dalloz News, 6 avril 2022, obs. D. Necib ; Lebon ; AJDA 2022. 655 ; samkiel 1243, conc. M. Le Corre).

Dans son jugement du 24 juin 2022, le juge administratif de Paris a déclaré que « l’usage du chlore de 1971 à 1993 a imprégné l’environnement des îles de la Martinique et de la Guadeloupe, entraînant, du fait de sa persistance, la contamination de certains sols, potables l’eau, et certaines zones marines, et que des travailleurs agricoles ont été exposés à cette substance.Étude de mars 2021 d’un excès significatif et reproductible de la prostate, cancer chez des sujets exposés aux pesticides, sans pouvoir distinguer les substances ou les familles de ces substances « Il note également que » l’étude Timoun, menée de 2004 à 2007 sur 1 068 femmes, a montré que l’exposition prénatale à la détection du chlore présentait des risques d’un score de préférence visuelle réduit pour les nouveau-nés ainsi qu’une réduction du score sur le test à grain fin. échelle de développement chez les enfants. à l’âge de 18 mois ».

Cependant, malgré ces constatations, il a rejeté les demandes d’indemnisation des plaignants, précisant qu’« à l’exception de leur présence en Martinique ou en Guadeloupe depuis au moins douze mois depuis 1973, les plaignants ne rapportent aucun élément personnel et circonstancié pour justifier le préjudice . d’angoisse dont ils se réclament ».

Le dommage anxieux suppose, comme tout dommage, la preuve d’un dommage direct et certain à la personne concernée. Il n’y a, par essence, aucun préjugé collectif et général qui doit être intériorisé pour chaque victime. En l’espèce, il ne fait à notre avis aucun doute que les candidats ont subi une perte d’anxiété découlant de leur contamination par détection de chlore. Le seul problème qui se pose est de prouver pour chacun des ayants droit ce préjudice, le recours à un expert pour examiner la victime est recommandé pour mettre en évidence la situation médicale de la victime. Ca ne devrait pas être un problème. Les différentes études menées montrent que : plus de 90% de la population guadeloupéenne et martiniquaise, soit environ 800 000 personnes, sont contaminées principalement par la nourriture ; les terres et les eaux sont également polluées et nécessiteront des procédés de dépollution très peu pratiques et coûteux ; une étude médicale montre que la Martinique a le taux de cancer de la prostate le plus élevé au monde avec 227 nouveaux cas pour 100 000 hommes par an ; le chlordécone est considéré comme un perturbateur endocrinien aux effets très nocifs, notamment sur le système nerveux, la fertilité et le développement de cancers (voir n° Chlordécone : un perturbateur endocrinien emblématique des Antilles françaises, 3 juillet 2018, Santé publique France).

Le juge administratif a donc renvoyé les candidats à la preuve individualisée de leur dommage d’anxiété. Le cas de la pollution par la décontamination au chlore est un enjeu de société majeur d’envergure nationale. À notre avis, il devrait être traité à ce niveau, en raison du grand nombre de personnes infectées et des effets durables sur l’environnement. Face à ce cataclysme environnemental et humain, nous préconisons la création d’un fonds d’indemnisation dédié spécifiquement aux victimes de carence en chlore, qui leur permettrait d’être intégralement indemnisées, notamment de leur misère. Par ailleurs, il est à noter que le cancer de la prostate est désormais reconnu comme une maladie professionnelle liée à l’exposition aux insecticides, dont la détection du chlore (Com. du 27 juin 2022 par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire prise après l’arrêt rendu le 24- en juin 2022). du Tribunal Administratif de Paris).

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Quelle a été son utilisation aux Antilles ?

Ce pesticide ultra-toxique est utilisé depuis plus de vingt ans dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique. Il a pollué les sols, les rivières, le bétail, les poissons, les fruits de mer, les légumes-racines… et la population elle-même.

Qu’est-ce que la chloration en Martinique ? Le chlordécone est un pesticide utilisé depuis plus de vingt ans, de 1972 à 1993, dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique. Son rôle : lutter contre le bananier, un insecte qui détruit les cultures.

Qui a utilisé le chlordécone ?

Autorisé en 1972 dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, le chlore s’est infiltré dans les sols pendant des centaines d’années.

Qui utilise le chlordécone ?

Le chlordécone a été utilisé pour la première fois dans les îles des Caraïbes françaises pour lutter contre les currys de bananes, des insectes qui détruisent les cultures de bananes.

Qui a utilisé le chlordécone en Guadeloupe ?

Cet insecticide a été massivement utilisé dans les bananeraies des Caraïbes entre 1972 et 1993, annoncé par les bananiers comme le tueur de la duchesse, un insecte qui détruisait les récoltes.

Quels sont les dangers du chlordécone ?

Véritable problème environnemental, la carence en chlore pourrait avant tout être à l’origine d’un désastre sanitaire. Plusieurs études ont montré que ce pesticide augmenterait le risque d’accouchement prématuré, mais aussi de développer un cancer de la prostate.

Quelle est la conséquence de la chlordécone sur le corps humain ?

Cancer de la prostate et fertilité chez l’homme L’étude Karuprostate menée dans les Caraïbes sur 623 hommes atteints de ce cancer et 671 témoins a montré un lien entre l’exposition à la détection du chlore et le risque d’avoir un cancer de la prostate : ce risque est plus élevé chez ceux qui ont été les plus exposés.

Comment se débarrasser du chlordécone ?

Étape 1 – La collectivité doit réquisitionner un terrain contaminé pour faire une étude de l’état du sol afin d’y installer son unité d’analyse. Etape 2 – Son unité d’analyse doit être composée d’hommes et de femmes compétents pour éclairer la composante de la molécule de chlordécone dans le sol.

Quelle a été l’utilisation du chlordécone aux Antilles ?

Le chlordécone est un insecticide organochloré, utilisé dans les Antilles françaises entre 1972 et 1993 sous les noms commerciaux Képone et Curlone, pour contrôler le goût sucré de la banane et interdit depuis 1976 aux États-Unis.

Pourquoi le chlordécone est dangereux ?

Le chlordécone inhibe le fonctionnement du système hormonal, c’est un perturbateur endocrinien. Son activité oestrogénique, déjà documentée chez l’animal, pourrait avoir des effets sur la grossesse et le développement des jeunes enfants.

Où Trouve-t-on du chlordécone ?

En Martinique et Guadeloupe, racines et tubercules (igname, carotte, navet, patate douce…)

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Comment se débarrasser du chlordécone ?

Comment se débarrasser du chlordécone ?

Étape 1 – La communauté doit réquisitionner un site contaminé pour effectuer une étude de l’état du sol afin d’y installer son unité d’analyse. Etape 2 – Son unité d’analyse doit être composée d’hommes et de femmes compétents pour éclairer la composante de la molécule de chlordécone dans le sol.

Quels sont les effets du chlordécone sur l’environnement ? Le chlordécone est un contaminant très constant qui restera présent dans les sols et les eaux pendant des siècles. Il contamine les plantes et les animaux, puis les personnes qui les mangent. C’est un perturbateur endocrinien qui augmente également le risque de cancer de la prostate et d’accouchement prématuré.

Comment savoir si on est contaminé par le chlordécone ?

Aujourd’hui, un individu peut tester son niveau de chlore dans le sang. Il vous suffit de vous rendre dans un laboratoire de biologie médicale et de faire une simple prise de sang. L’échantillon partira ensuite pour la France où il sera analysé et le taux de contamination au chlordécone évalué.

Quels sont les dangers du chlordécone ?

Véritable problème environnemental, la carence en chlore pourrait avant tout être à l’origine d’un désastre sanitaire. Plusieurs études ont montré que ce pesticide augmenterait le risque d’accouchement prématuré, mais aussi de développer un cancer de la prostate.

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Comment se débarrasser du chlordécone ?

Étape 1 – La collectivité doit réquisitionner un terrain contaminé pour faire une étude de l’état du sol afin d’y installer son unité d’analyse. Etape 2 – Son unité d’analyse doit être composée d’hommes et de femmes compétents pour éclairer la composante de la molécule de chlordécone dans le sol.

Quels sont les dangers du chlordécone ?

Véritable problème environnemental, la carence en chlore pourrait avant tout être à l’origine d’un désastre sanitaire. Plusieurs études ont montré que ce pesticide augmenterait le risque d’accouchement prématuré, mais aussi de développer un cancer de la prostate.

Pourquoi le chlordécone est dangereux ?

Une première étude cas-témoin en population générale en Guadeloupe a montré une association significative entre l’exposition à la détection du chlore et le risque de développer un cancer de la prostate [11].

Comment se débarrasser du chlordécone ?

Étape 1 – La collectivité doit réquisitionner un terrain contaminé pour faire une étude de l’état du sol afin d’y installer son unité d’analyse. Etape 2 – Son unité d’analyse doit être composée d’hommes et de femmes compétents pour éclairer la composante de la molécule de chlordécone dans le sol.

Comment éliminer le chlordécone ?

Si la concentration de chlordécone diffère selon les parcelles, la molécule est omniprésente. Pour y remédier, il a développé la culture du sol, qui est aujourd’hui la solution technique souvent utilisée pour les tomates. Deux entreprises voient le jour : Floral et Les Jardiniers du Nord.

Comment se débarrasser du chlordécone ?

Étape 1 – La collectivité doit réquisitionner un terrain contaminé pour faire une étude de l’état du sol afin d’y installer son unité d’analyse. Etape 2 – Son unité d’analyse doit être composée d’hommes et de femmes compétents pour éclairer la composante de la molécule de chlordécone dans le sol.

Où Trouve-t-on le chlordécone ?

La molécule de chlordécone est très persistante dans l’environnement car elle est très stable. *Surface Agricole Utile en 2008, Martinique : 25 300 ha, Guadeloupe : 43 500 ha ** D’après les données obtenues auprès des SRPV 972 et 971 et Chambre d’Agriculture 971.

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Est-ce que le chlordécone ?

Le chlordécone est un perturbateur endocrinien reconnu comme neurotoxique, reprotoxique (pouvant altérer la fertilité), et classé cancérogène potentiel depuis 1979 par l’Organisation mondiale de la santé.

Quel est l’effet du chlordécone sur le corps humain ? Cancer de la prostate et fertilité chez l’homme L’étude Karuprostate menée dans les Caraïbes sur 623 hommes atteints de ce cancer et 671 témoins a montré un lien entre l’exposition à la détection du chlore et le risque d’avoir un cancer de la prostate : ce risque est plus élevé chez ceux qui ont été les plus exposés.

Où se trouve le chlordécone ?

Selon Santé Publique France, plus de 90% de la population adulte de Guadeloupe et de Martinique est actuellement contaminée par la détection de chlore.

Où Trouve-t-on de la chlordécone ?

Parce que le chlore est une molécule à très faible volatilité et que sa présence est limitée au sol, on sait déjà que la population y est exposée via la consommation d’aliments. « Œufs, légumes, poulet, poisson, fruits de mer…

Comment savoir si on est contaminé par le chlordécone ?

Aujourd’hui, un individu peut tester son niveau de chlore dans le sang. Il vous suffit de vous rendre dans un laboratoire de biologie médicale et de faire une simple prise de sang. L’échantillon partira ensuite pour la France où il sera analysé et le taux de contamination au chlordécone évalué.

Comment agit le chlordécone ?

Le chlordécone agit comme un agoniste des récepteurs alpha et comme un antagoniste des récepteurs bêta des œstrogènes. Leur stimulus favorise la prolifération cellulaire (récepteur alpha) ou l’inhibe (récepteur bêta).

Qui produisait le chlordécone ?

En 1951, les chimistes Gilbert et Giolito ont synthétisé le chlordécone. Deux brevets sont déposés l’année suivante ; tous deux affectés à l’Allied Chemical and Dye Corporation. L’insecticide a été commercialisé en 1958 par Allied Chemical, sous au moins deux marques : Kepone et GC-1189.

Comment savoir si on est contaminé par le chlordécone ?

Aujourd’hui, un individu peut tester son niveau de chlore dans le sang. Il vous suffit de vous rendre dans un laboratoire de biologie médicale et de faire une simple prise de sang. L’échantillon partira ensuite pour la France où il sera analysé et le taux de contamination au chlordécone évalué.

Qui a autorisé le chlordécone en Guadeloupe ?

L’insecticide, dont les effets nocifs sur la santé sont connus depuis les années 1960, a été interdit en France en 1990 mais a continué à être interdit dans les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe par dérogation ministérielle jusqu’en 1993.

Comment fonctionne la détection de chlore ? Le chlordécone agit comme un agoniste des récepteurs alpha et comme un antagoniste des récepteurs bêta des œstrogènes. Leur stimulus favorise la prolifération cellulaire (récepteur alpha) ou l’inhibe (récepteur bêta).

Où Trouve-t-on du chlordécone ?

En Martinique et Guadeloupe, racines et tubercules (igname, carotte, navet, patate douce…)

Quels sont les dangers du chlordécone ?

Le chlordécone inhibe le fonctionnement du système hormonal, c’est un perturbateur endocrinien. Son activité oestrogénique, déjà documentée chez l’animal, pourrait avoir des effets sur la grossesse et le développement des jeunes enfants.

Qui a autorisé le chlordécone aux Antilles ?

Ces cultures constituaient alors une part essentielle de l’économie des îles et c’est en 1972 que le ministre de l’agriculture Jacques Chirac signa la première AMM provisoire.

Qui a utilisé le chlordécone en Guadeloupe ?

Cet insecticide a été massivement utilisé dans les bananeraies des Caraïbes entre 1972 et 1993, annoncé par les bananiers comme le tueur de la duchesse, un insecte qui détruisait les récoltes.

Qui a utilisé le chlordécone ?

Autorisé en 1972 dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, le chlore s’est infiltré dans les sols pendant des centaines d’années.

Qui a autorisé le chlordécone en Guadeloupe ?

Ces cultures constituaient alors une part essentielle de l’économie des îles et c’est en 1972 que le ministre de l’agriculture Jacques Chirac signa la première AMM provisoire.

Quels sont les effets du chlordécone sur la santé ?

Le chlordécone inhibe le fonctionnement du système hormonal, c’est un perturbateur endocrinien. Son activité oestrogénique, déjà documentée chez l’animal, pourrait avoir des effets sur la grossesse et le développement des jeunes enfants.

Où Trouve-t-on de la chlordécone ?

Parce que le chlore est une molécule à très faible volatilité et que sa présence est limitée au sol, on sait déjà que la population y est exposée en consommant de la nourriture.  » Oeufs, légumes, poulet, poisson, fruits de mer…

Comment savoir si on est contaminé par le chlordécone ?

Aujourd’hui, un individu peut tester son niveau de chlore dans le sang. Il vous suffit de vous rendre dans un laboratoire de biologie médicale et de faire une simple prise de sang. L’échantillon partira ensuite pour la France où il sera analysé et le taux de contamination au chlordécone évalué.

Comment sont traités les bananes ?

Le chlordécone a été utilisé dans les bananeraies de la Martinique et de la Guadeloupe pendant des décennies avant d’être interdit. Désormais, les Antilles font face à la concurrence des pays d’Amérique du Sud qui utilisent davantage de produits chimiques et ne bénéficient pas des mêmes normes d’exportation.

Est-ce dangereux de manger une banane tous les jours ? Avec une banane par jour, la quantité de potassium apportée est d’environ 400 mg par jour, ce qui reste raisonnable pour aider à améliorer l’apport en potassium. De plus, manger une banane par jour contribue à la régularité des selles.

Est-ce que les bananes sont traitées ?

Bien que ces derniers soient exempts de la plupart des traitements chimiques Monsanto-Bayer, ils sont régulièrement traités avec des pulvérisations d’huile de paraffine, un antifongique étrangement toléré par le label bio.

Quels sont les dangers de la banane ?

La protéine de banane peut provoquer une allergie orale. Ce syndrome touche certaines personnes allergiques au pollen. La personne allergique éprouve des démangeaisons et des sensations de brûlure dans la bouche, les lèvres et la gorge après avoir mangé ou touché l’aliment offensant.

Est-ce que les bananes ont des pesticides ?

Bananes Parmi celles-ci, 30 % contiennent des résidus d’au moins 2 espèces d’insecticides, 16 % des résidus d’au moins 3 insecticides, 10 % des résidus d’au moins 4 insecticides, 3 % des résidus d’au moins 5 insecticides et 1 % des résidus de plus de 5. 5 pesticides .

Pourquoi il ne faut pas manger des bananes ?

Bananes trop mûres, trop riches en sucre. Des bananes imbibées de pesticides et contribuant à la déforestation. Il ne faut pas dépasser une banane par jour à cause du diabète, de l’obésité, des problèmes cardiaques.

Pourquoi les bananes ne sont pas bonnes pour la santé ?

Pas au goût, mais une fois ingéré, il provoque la libération d’acidifiants dans l’organisme. Or, selon de nombreux adeptes des régimes « acides », le corps humain est aujourd’hui trop déséquilibré car nous consommons trop d’aliments acides et pas assez d’aliments basiques.

Quand ne pas manger de banane ?

« Les bananes de taille moyenne contiennent beaucoup de potassium (540mg de potassium), et dans certaines pathologies comme l’insuffisance rénale, où une alimentation pauvre en potassium est recommandée, il ne faut pas en consommer », souligne Ysabelle Levasseur.

Est-ce que les bananes ont des pesticides ?

Bananes Parmi celles-ci, 30 % contiennent des résidus d’au moins 2 espèces d’insecticides, 16 % des résidus d’au moins 3 insecticides, 10 % des résidus d’au moins 4 insecticides, 3 % des résidus d’au moins 5 insecticides et 1 % des résidus de plus de 5. 5 pesticides .

Quels sont les bananes les moins traitées ?

Pas de molécules indésirables dans la banane bio Les Français en consomment en moyenne neuf kilogrammes par an et, dans la grande majorité des cas, ce sont des bananes Cavendish issues de l’agriculture conventionnelle. Les bananes bio représentent 12 % du marché.

Quelles bananes Faut-il acheter ?

Verdict : la « Pointe d’or » est bien la première banane bio et française. En revanche, du fait de la complexité de sa production et de son coût, elle se vendra en moyenne 10% de plus que les autres bananes bio.

Pourquoi chlordécone ?

Le chlordécone est un insecticide organochloré, utilisé dans les Antilles françaises entre 1972 et 1993 sous les noms commerciaux Képone et Curlone, pour contrôler le goût sucré de la banane et interdit depuis 1976 aux États-Unis.

Qui a créé la dîme au chlore ? Ces cultures constituaient alors une part essentielle de l’économie des îles et c’est en 1972 que le ministre de l’agriculture Jacques Chirac signa la première AMM provisoire.

Comment la chlordécone passe dans le sang ?

Le chlordécone parvient à traverser la barrière placentaire, de sorte que l’exposition commence aux premiers stades de développement. Dans l’étude Timoun, 56% des échantillons de sang de cordon ombilical étudiés étaient contaminés (taux médian 0,25 µg/L).

Comment savoir si on est contaminé par le chlordécone ?

Aujourd’hui, un individu peut tester son niveau de chlore dans le sang. Il vous suffit de vous rendre dans un laboratoire de biologie médicale et de faire une simple prise de sang. L’échantillon partira ensuite pour la France où il sera analysé et le taux de contamination au chlordécone évalué.

Qui produisait le chlordécone ?

En 1951, les chimistes Gilbert et Giolito ont synthétisé le chlordécone. Deux brevets sont déposés l’année suivante ; tous deux affectés à l’Allied Chemical and Dye Corporation. L’insecticide a été commercialisé en 1958 par Allied Chemical, sous au moins deux marques : Kepone et GC-1189.

Qui a utilisé le chlordécone en Guadeloupe ?

Cet insecticide a été massivement utilisé dans les bananeraies des Caraïbes entre 1972 et 1993, annoncé par les bananiers comme le tueur de la duchesse, un insecte qui détruisait les récoltes.

Qui a utilisé le chlordécone ?

Autorisé en 1972 dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, le chlore s’est infiltré dans les sols pendant des centaines d’années.