Les assureurs apaisent les craintes sur la résilience des fonds en euros

Written By Sara Rosso

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L’assurance-vie en euros va-t-elle connaître des décollectes massives au profit d’autres supports plus réactifs à la hausse des taux d’intérêt à long terme ? Les régulateurs financiers n’écartent pas ce scénario, qu’ils jugent pourtant peu probable. Il convient de noter qu’entre compagnies d’assurance, la confiance est également cruciale.

Les fonds en euros d’un contrat d’assurance-vie sont principalement investis en obligations. Avec le redressement des taux d’intérêt amorcé en début d’année, les épargnants s’attendent à juste titre à une révision de la rémunération de ces véhicules. Mais ces produits ne fonctionnent pas de cette façon.

En raison de leur construction de portefeuille, ces outils mettent du temps à s’adapter aux rendements du marché. Ce « défaut », considéré comme une protection en période de baisse, constitue également une menace en cas de remontée rapide des taux. Les assureurs et le HCSF sont formels : le risque de rachat massif des fonds en euros reste faible.

Des régulateurs confiants sur la stabilité de l’assurance-vie

Des régulateurs confiants sur la stabilité de l’assurance-vie

Lundi 27 juin, le Haut Conseil de Stabilité Financière a rendu sa décision suite à une évaluation des risques qui pèsent sur les fonds en euros, composante essentielle de tout contrat d’assurance-vie fiscale. Lire aussi : Assurance auto : arrêtez de payer le prix fort grâce à ces 3 astuces intelligentes ! – Miroir magnétique.

Un des membres du Conseil explique que la solvabilité des compagnies d’assurances prévient actuellement tout risque d’effondrement des fonds en euros. Les compagnies d’assurances présentent un ratio de solvabilité satisfaisant, certaines disposant même de réserves jusqu’à deux fois et demie supérieures aux exigences minimales requises par Solvabilité 2. Le HCSF précise également qu’il n’y a pas eu de mouvement perturbateur sur ces contrats depuis la hausse des tarifs. au début de l’année. Trois jours après ce rapport rassurant, la Banque de France a publié les mêmes observations.

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L’institution reconnaît qu’un risque de rachats massifs est toujours possible. Cet événement ne se produira que si les prix commencent à augmenter fortement. Toutefois, la hausse observée au cours des cinq derniers mois s’est faite à un rythme soutenu, marqué par des épisodes de correction à plus ou moins court terme. Ce phénomène haussier ne devrait pas avoir d’impact direct sur le rendement de l’assurance-vie cette année ni même en 2023. Dans ces conditions, les assureurs devront faire face à une concurrence plus rude des « super-comptes d’épargne » dont les rendements sont partiellement indexés sur l’inflation et peuvent être révisée dans les délais impartis est fixée par l’arrêté du 27 janvier 2009 :

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Des assureurs déterminés à défendre leurs positions

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Les avis de la Banque de France et du HCSF confirment la position des assureurs. Ce dernier reconnaît volontiers l’existence d’une menace sur la compétitivité des Eurofunds. Après tout, ils sont confiants et insistent sur la solidité du secteur. Franck Le Vallois, président de France Assureurs, vante la marge de solvabilité de l’assurance. Cela rappelle également l’existence d’autres leviers qui peuvent atténuer les choix de vitesse, tels que :

Les chiffres des cinq premiers mois de l’année montrent qu’il a raison. Les sorties nettes des fonds en euros ont culminé à 4,6 milliards d’euros au cours de cette période, contre 6 milliards d’euros l’année précédente. France Assurances estime que le taux de remplacement des obligations matures est de 20 %. En d’autres termes, les assureurs renouvellent leurs portefeuilles assez rapidement et peuvent réinvestir dans des obligations offrant de meilleurs rendements.

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