Les urgences de Saint-Cloud, une oasis dans le monde médical dévasté… mais à quel prix

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Aux portes de Paris, dans un quartier huppé mais pas épargné par le manque de soins, un petit service d’urgence tente de « garder le cap » et de compenser la fermeture « prématurée » de ses voisins, au prix de sacrifices répétés . l’équipe.

21 juillet 2022 – 06:29, mis à jour le 13 décembre 2022 – 16:26

« Des vacances ? Je ne peux rien emporter, je boucherai les trous pour que d’autres puissent sortir. » Le docteur Florian Bernas peut confirmer que son travail ne connaît « pas de pénurie d’ouvriers » et qu’il y a des gardes cet été « grille complète », il n’en cache pas le coût.

« Tout le monde fait des heures supplémentaires, mais personne ne devrait être fauché. Si on a un licenciement, je ne sais pas comment on va faire », a déclaré le médecin de 41 ans, chef des services d’urgence. – Cloud (Hauts-de-Seine), qui recevait en moyenne 60 patients par jour avant le Covid.

Mais « maintenant, c’est 70 », puisque l’hôpital Foch de Suresnes, à quatre kilomètres au nord, a cessé d’accepter les « faux patients » début juin. Le « déversement » d’événements graves, forcé par le départ de nombreux ouvriers, qui affecte les bâtiments voisins.

Au-dessus de 90 patients par jour, les gens repartent sans être vus

Sauf que beaucoup sont aussi en danger. La récente « fermeture inopinée » de Versailles et de Poissy (Yvelines) ne facilite pas le travail du Dr Bernas. A voir aussi : Monkeypox : « inquiétant », le patron de l’OMS demande conseil aux experts du Comité des urgences. « Le problème est de choisir les sommets. Au-dessus de 90 par jour, les gens ne se présentent pas, ils partent tôt », dit-il.

Afin de permettre aux patients d’accéder à leur espace étroit, sans laisser traîner de draps dans les couloirs, les huit box de consultation sont souvent « séparés » par des paravents. Beaucoup d’intimité. Certaines chambres accueillent des patients qui n’ont pas besoin de rester aux urgences, faute d’espace « en bas ».

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Les directeurs d’hôpitaux le savent : « Normalement, on ne fermait pas les lits l’été », mais cette année « on a quelques aménagements ». A Saint-Cloud, « le remède parfait était de couvrir les lits ». A Sèvres, la gériatrie réduit l’air de moitié. Il n’y a pas d’autre option, car « il faut penser à la fatigue des ouvriers et leur donner du repos ».

Pendant ce temps, dans l’hôpital provisoire rattaché aux urgences, « c’est plein », raconte la jeune infirmière Ophélie Leroy, 23 ans, qui démarre sa ronde matinale ce mercredi. Au programme, « un peu de tout » : insuffisance cardiaque, problèmes respiratoires, épilepsie, hépatite médicamenteuse, chute à domicile…

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C’est possible qu’on m’appelle en août pour prendre une garde

Après deux ans de cette administration, il s’apprête à partir en octobre. Ceci pourrez vous intéresser : Rechercher. Vignette ZFE et Crit’air : les voitures anti-polluantes, pourquoi ça cartonne ?. « A cause du mouvement », explique-t-il, « mais je dois changer ». C’est tout le contraire de sa collègue Léa Couasnon, 31 ans, qui « aime quand ça bouge » et est « très douée aux urgences », où elle travaille souvent la nuit – 13 par mois – pour mieux s’occuper de son quinquennal. vieux fils. .

« Quand je suis en rendez-vous, je n’ai pas de vie de famille », explique cet ancien gardien, qui encaisse pourtant beaucoup de temps – « plus de 300 » l’an dernier – quitte à le voir « la fin de le chou ». Trois semaines d’arrêt pour se dégourdir les bras, mais « c’est possible qu’on m’appelle en août pour m’en occuper », prédit-il. Bien sûr, « c’est pas forcé, mais on pense aux autres filles, on ne peut pas les laisser comme ça ».

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A côté, ça s’effondre, on doit se préparer à tout

La collaboration est importante, car dans ce petit service, « on atteint rapidement la pleine capacité », explique Florence Tougne, 28 ans, également infirmière. Voir l’article : Chaleur : 5 conseils du médecin pour éviter les urgences chez les personnes âgées. Nommé à l’accueil, il est chargé de faire le premier tri entre les vrais risques et les autres.

« Certains viennent avec la maladie en tête, ou pensent qu’il sera trop tôt pour passer une IRM », dit-il. Parfois, l’hôpital est aussi le seul moyen : « Dans le pont du 14 juillet, les gens n’avaient pas leur médecin, alors ils sont venus parce qu’ils ne trouvaient pas d’autre solution ».

Heureusement, l’effectif paramédical est quasiment au complet. « J’ai de la chance », souffle la responsable santé Stéphanie Dubus, 38 ans, qui n’a d’ailleurs « pas de trous » dans ses plans « jusqu’en septembre ».

Mais rien n’est sûr, « il faut garder le cap » malgré les obstacles des hôpitaux voisins, ajoute-t-il. « Le prochain est en train de s’effondrer. Il faut essayer de tout préparer ».

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