Lettre de stratégie et d’investissement : Prudence teintée d’optimisme

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Plusieurs bonnes nouvelles en ce début d’année améliorent légèrement les perspectives pour 2023 : l’inflation a commencé à ralentir, les prix de l’énergie sont repassés en dessous de leur niveau d’avant l’invasion de l’Ukraine et la Chine se redresse.

Cependant, les perspectives restent compliquées. L’activité a nettement ralenti en Europe et en Chine. Surtout, la pression inflationniste interne et sur les salaires reste très élevée aux USA et en Europe. Difficile d’imaginer qu’en l’absence de conditions monétaires dures, elles disparaîtront lentement dans une croissance plus forte.Notre scénario central prévoit une stagnation de l’activité en 2023, avec des récessions toujours probables en Europe puis aux USA, mais qui devraient être temporaires et limitées. L’inflation pourrait chuter fortement au cours des prochains trimestres, mais devrait rester bien au-dessus de la cible de 2 %. Tant la Fed que la BCE vont encore remonter leurs taux et surtout les maintenir élevés.Ceci dit, les incertitudes restent fortes lors de cette sortie covid atypique, nous pensons donc qu’il convient de rester flexible et sélectif sur les différentes classes d’actifs exposantes. En effet, même si les marchés anticipent déjà les mauvaises nouvelles, ils semblent encore quelque peu optimistes. En ce début d’année 2023, nous restons prudents, et privilégions, dans les segments risqués, les actions des entreprises capables de défendre leurs marges et, surtout, un crédit de bonne qualité.

Les vues de la Gestion à trois mois : Des perspectives moins dégradées mais encore compliquées

Nos convictions sur l’environnement économique global à un horizon de trois mois.

Plusieurs bonnes surprises en ce début d’année nous ont amenés à revoir à la hausse les perspectives d’activité. Nous ne prévoyons que des récessions courtes et limitées des deux côtés de l’Atlantique. Mais cela implique que les pressions inflationnistes devraient s’atténuer encore plus lentement que prévu. Ceci pourrez vous intéresser : La meilleure crypto-monnaie à acheter maintenant et à conserver dans votre portefeuille : Binance Coin (BNB). Dans ce contexte, les banques centrales devraient maintenir une politique monétaire restrictive qui pèse sur la dynamique de reprise.

L’année 2022 a été marquée par trois chocs négatifs et inattendus qui continueront de peser sur l’économie et les marchés en 2023. Toutefois, ces chocs se sont atténués en cette fin d’année nouvelle, et l’on espère des perspectives moins dégradées que prévu. devant.

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Cependant, les perspectives économiques restent compliquées pour les mois à venir dans un contexte où les banques centrales restent concentrées sur les risques de persistance de l’inflation.

Alors que l’économie se maintient des deux côtés de l’Atlantique, la croissance mondiale ralentit sensiblement. Ainsi, l’indicateur des directeurs d’achats (PMI global) termine l’année 2022 nettement en zone de contraction et à son plus bas niveau depuis la fin du confinement général mi-2020 (à 48,2pt en décembre). L’Europe aura du mal à éviter la stagnation cet hiver avec des prix de l’énergie encore trois fois supérieurs à leur niveau normal d’avant 2021. La reprise sera limitée par les tensions monétaires et la nécessité de limiter les déficits publics. En effet, le soutien budgétaire actuel coûte désormais cher, la dette publique en Europe restant à 15 pt du PIB au-dessus de son niveau d’avant Covid et des taux d’intérêt clairement positifs. Aux États-Unis, le marché du travail reste extrêmement tendu avec 1,8 poste vacant par chômeur et doit ralentir pour que les pressions inflationnistes disparaissent durablement. Historiquement, cela s’est toujours accompagné d’une récession, même légère.

Du côté de l’inflation, nous prévoyons que l’inflation des deux côtés de l’Atlantique diminuera de moitié d’ici la fin de l’été, mais qu’elle restera bien au-dessus de l’objectif de 2 % jusqu’en 2024 au moins. et la baisse des prix des biens qui bénéficient de l’extension de la demande et de la normalisation des conditions dans les chaînes de production. Cela soutiendra le pouvoir d’achat des ménages et limitera les risques de réaction excessive des banques centrales. Mais l’inflation sous-jacente sera probablement encore deux fois plus élevée, un niveau jamais vu depuis le début des années 1990, et ensuite elle ne devrait que progressivement ralentir. En effet, l’inflation des services, plus fondamentalement liée aux salaires, mettra vraisemblablement du temps à décroître dans un contexte de lente résolution des tensions sur le marché du travail.

Enfin, les banques centrales devraient continuer à relever les taux dans les mois à venir et les maintenir à un niveau élevé jusqu’en 2024 en raison des tensions persistantes sur les marchés du travail. Nous nous attendons à ce que la Fed continue de relever les taux d’intérêt à 5 % au début de 2023, des niveaux jamais vus depuis la crise financière, et qu’elle les maintienne à un niveau élevé pour le reste de l’année, même si l’économie ralentit de manière significative. Du côté de la BCE, nous prévoyons une hausse des taux de plus de 1 pt à plus de 3 % sur la première partie de l’année, ainsi qu’une moindre liquidité due à la réduction de ses prêts aux banques et de son portefeuille obligataire. Ces politiques monétaires toujours restrictives sont nécessaires pour avoir la certitude que l’inflation est de nouveau maîtrisée. Mais elles auront un impact différé sur la croissance en 2023. Par exemple, les banques montrent qu’elles durciront fortement leurs conditions de crédit aux entreprises et aux ménages fin 2022, ce qui affectera la consommation et les investissements cette année prochaine.

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