L’histoire de la soirée en 8 questions

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Lire une histoire au moment du coucher, est-ce un passage obligé ?

Pas nécessaire. « L’essentiel est de trouver un moyen qui convienne aux parents et à l’enfant de se dire au revoir quand ils s’endorment. Cela peut être quelques mots chuchotés pour le rassurer que nous nous reverrons le lendemain matin, un gros câlin, une berceuse ou même la lecture d’une histoire. Lire aussi : Longvic. Que diriez-vous d’une soirée chez Batman ?. Mais dans ce cas, il faut vraiment le vouloir, et surtout pas par devoir, pour coller à l’image d’un « bon » parent. Lire à un enfant sans bonheur n’est pas lire ! souligne Dominique Rateau.

De plus, votre enfant ne s’y trompera pas : il remarquera votre manque d’enthousiasme et s’en désintéressera rapidement. Alors si le soir vous êtes fatigué, stressé, pressé de préparer la soirée, mieux vaut réserver la lecture des contes pour une autre fois.

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Est-ce qu’il faut forcément mettre le ton ?

Certains parents ont une lecture très expressive, adoptant des tons différents pour chacun des personnages. D’autres sont moins à l’aise avec cet exercice et lisent plus sobrement. Pas grave!

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Faut-il poser des questions à mon enfant pour l’impliquer ?

« Lire une histoire à un jeune enfant ne nécessite pas de dramatisation, à moins, bien sûr, que le lecteur ne l’aime pas. Dans tous les cas, le parent adopte inconsciemment le ton de l’histoire dès qu’il commence à lire à haute voix, différent du ton de la vie quotidienne. Même si sa voix ne semble pas très expressive, elle l’est. Comme son corps, complètement engagé dans la lecture. Les émotions passent par ces différents canaux, l’enfant les perçoit très bien », suggère Dominique Rateau.

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S’il veut toujours le même livre, je le laisse faire ?

Lui demander la couleur de la voiture ou le nombre de lapins sur la photo n’a pas beaucoup de sens. « Nous ne lisons pas d’histoires aux enfants dans un but d’efficacité ou d’accélération de l’apprentissage. Déjà dans l’idée que les livres deviennent peu à peu des objets de son quotidien, qu’il comprend qu’il peut trouver en lui des éléments qui l’aideront à réfléchir, réfléchir, grandir. Il est donc plus logique de laisser l’histoire se dérouler et se dérouler », explique-t-elle.

Bien sûr, si c’est lui qui arrête de lire pour poser une question, commenter ou pointer un détail sur une photo, alors on en profitera pour lui parler.

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Faut-il éviter les histoires qui font peur le soir ?

Il est courant qu’un enfant ait ce goût de la répétition. « Il sent qu’il n’a pas parcouru l’histoire même après une seule lecture, qu’il reste encore beaucoup à découvrir. Sans doute veut-il aussi vérifier si ce qu’il a observé lors de la première lecture est toujours présent lors des suivantes. Il construit ainsi un sentiment de permanence de l’objet », analyse Dominique Rateau.

Cela ne devrait pas l’empêcher de proposer d’autres livres parmi lesquels choisir. « On peut même organiser un petit jeu : ce soir tu choisis l’histoire, demain ce sera moi. » Chacun à son tour », propose-t-elle. Une excellente façon d’élargir vos horizons!

Est-ce que je vais dans son lit pour lui faire la lecture ?

Il serait dommage de s’abstenir de livres qui font peur ou qui font de la peine, sous prétexte que cela pourrait provoquer des cauchemars chez les enfants. Rien n’est moins sûr ! Au contraire, dans ces livres, il pourra trouver un moyen d’explorer ses émotions, de mieux les comprendre et les vivre.

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