LibéCare discute : Nouveaux horizons de soins

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LibeCare. Penser santé demain : les débats

LibéCARE. Penser la santé de demain

La deuxième journée du forum a débuté par un constat sur la démographie médicale, puis a invité les participants à redéfinir ce que sont les soins au quotidien.

Intense, passionné, les mots sont faibles pour qualifier la première journée de débats organisée à l’occasion du Forum LibéCare. Samedi 10 décembre, la matinée du deuxième jour est glaciale et sur l’Orne, qui borde le centre Moho à Caen, les kayaks fendent la surface lisse du fleuve. Les joggeurs profitent de son environnement végétalisé pour tenir sans doute une semaine sur la chaise de bureau.

Dans l’atrium il y a le calme avant l’orage, nous attendons tranquillement les visiteurs qui se sont inscrits aux Tables des Métiers, sorte de « speed dating » pour les jeunes, mais aussi les professionnels qui souhaiteraient se réorienter dans le médical ou carrière paramédicale Il y a un ancien directeur d’EHPAD, le directeur d’une école de sages-femmes, un neurologue… Tous sont prêts à répondre à toutes les questions.

A sa petite table, Clémentine Thierry profite de ce moment calme pour réviser ses cours. Étudiante en deuxième année à l’Ifsi de Caen, elle a l’habitude de parler du métier qu’elle a choisi, celui d’infirmière, après avoir travaillé de nombreuses années dans la restauration. Après le salon des étudiants, elle a accepté sans hésiter de renoncer à son samedi matin pour représenter son école. C’est le Covid qui a révélé son instinct de se rendre disponible pour les autres, c’est le manque criant de soignants sur ses sites de stages qui lui a donné envie d’apporter du sang neuf dans la profession : « Ça faisait peur quand on a entendu » on n’a pas le temps « de laver les cheveux d’un patient, ou de faire une toilette complète ».

Conférences et interrogations

Les places de la salle des conférences ont été rapidement remplies (au total 800 personnes pour la journée), tant le sujet de la première conférence a longtemps concerné citoyens, journalistes, élus et professionnels en première ligne. Lire aussi : TOUT DE SUITE. Guerre en Ukraine : reste avec les mains liées découvert près de Kherson. À quoi ressemble le travail de garde au quotidien ? Comment rendre ces métiers attractifs par rapport au sacerdoce, et donc lutter contre une démographie médicale en berne ? Pour y répondre, Sonia de La Provôté, Emmanuel Touze, (lire leurs tribunes sur notre site), Denis Leboucher, et deux directeurs d’institutions de formation d’infirmières et d’hébreu se sont réunis autour de la table.

Tout aussi passionnante – comme dans les « sujets tendances » de l’ère post-Metoo – la conférence sur la libération de la parole dans le champ de la sexualité et les dynamiques de déconstruction des rapports de genre affiche également complet. Vu avec Sarah Durocher, co-présidente du Planning Familial, la sexothérapeute Charline Vermont a présenté le travail essentiel qu’il faut maintenir auprès des publics adolescents, concernant l’annonce toute récente du président de la République concernant l’extension de la gratuité des préservatifs pour les mineurs récidivistes. L’influenceuse Noëlla Bugni-Dubois, qui anime le compte Instagram « Nos Alliés Hommes » (47 000 abonnés) a prouvé que l’activisme sur Internet permet aussi de sensibiliser aux violences basées sur le genre.

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Le sport sur ordonnance

L’après-midi, deux conférences ont permis de réfléchir sur l’aspect holistique du soin sur la place de l’art et du sport dans le bien-être et la santé. « Le sport : l’allié santé ? », la réponse est claire. L’inactivité tue dix fois plus que les accidents de la route et est responsable de 5 % des maladies cardiaques, 7 % des diabètes de type 2, 2,9 % des cancers du sein et 10 % des cancers du côlon. Le sport contribue au bien-être mental par sa dimension sociale et sociétale.

« La médecine de prescription », Roland Krzentowski regrette qu’elle soit arrivée si récemment dans la pratique de ses confrères. Ceci pourrez vous intéresser : Seine-Saint-Denis : les centres médicaux appellent aux secours d’urgence. Le médecin du sport depuis plus de vingt ans est président du Centre de Médecine du Sport Mon Stade à Paris (et financé par la MGEN). Après avoir rappelé au public les règles du « bouger plus pour vivre plus longtemps » (minimum cinq marches de 30 minutes par semaine), il a également expliqué le principe des « maisons du sport santé ». Il en existe plus de 500 en France, et ils permettent à chacun de demander une aide pour démarrer ou reprendre une activité physique ou sportive. Sans ordonnance.

Acteur local important, Alain Delemarre a présenté les différents projets de l’institut régional de médecine et santé du sport de Bois-Guillaume, qu’il dirige. Le centre s’occupe non seulement de l’accompagnement des sportifs de haut niveau et des équipes et clubs rouennais (ce qui est son activité depuis sa fondation en 1979), mais mène également des actions de prévention, comme le programme « Quand le sport est chez toi invité » qui permet aux personnes atteintes d’affections de longue durée ou de suivi de reprendre une activité physique avec outils et encadrement.

Ambassadrice du Sport au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, triple championne du monde de karaté, Laurence Fischer, a suscité les applaudissements de l’assistance en illustrant par des exemples que, loin du culte de la performance individuelle, le sport implique une relation à l’autre. Avec le projet « Fight for Dignity » qu’elle anime au Foyer pour femmes de Saint-Denis, elle permet à des femmes victimes de violences de s’initier au karaté. Une façon de montrer que le sport est un outil particulièrement efficace dans les parcours de réparation physique et psychique des personnes polytraumatisées.

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Danse, art et santé

Un homme a fait le pont entre les deux tables rondes de l’après-midi, la seconde consacrée à l’art et lieu de catharsis et d’expression artistique pour la santé : le chorégraphe Alban Richard, qui rappelle que « la danse est le deuxième sport le plus pratiqué en France ». Le directeur du centre chorégraphique national de Caen a donc eu l’occasion de présenter son programme « Danse et Santé ». Il s’agit de la co-écriture, avec toutes sortes de publics, d’une chorégraphie, une manière de permettre à chacun de travailler confortablement avec un corps qui change et a ses limites, et de lâcher prise d’expression artistique. Une expérience à mille lieues de la performance et de la rentabilité. Le chorégraphe a permis de réfléchir avec le public sur la notion favorable de connexion à soi et aux autres, le travail intimiste et artistique de sa voisine, la metteure en scène Elsa Granat, qui a réécrit le Roi Lear de William Shakespeare en déplaçant l’intrigue dans le monde contemporain. . , parlant à une résidente en délire d’une maison de repos et à Alexandrine (syndrome du Roi Lear).

Les exceptions au reste de la table ronde sont les experts qui étaient présents sur scène, témoins : « si je fais de l’art, c’est ce que l’art me fait », en somme. Danseurs, metteurs en scène et créateurs ont partagé avec le public ce que l’art permet dans l’intimité. Faisant le pont avec la psychanalyse, le dessinateur Ludovic Debeurme (dont la dernière BD, De cendre et d’écume, aux éditions Cornélius en septembre, est un voyage dans la psyché de l’auteur au moment de la mort de son père) a expliqué comment le dessin et la narration sans cases de sa bande dessinée apporte une nouvelle réflexion sur lui-même. Lire aussi : Sécheresse à Nevers : quelques astuces pour économiser l’eau. La dessinatrice Fanny Michaëlis, auteur des dessins qui accompagnaient l’événement, s’est exprimée sur le pouvoir de la fiction, liée à une urgence, une intuition pour parler autrement de l’intime. Des témoignages qui ont touché deux thérapeutes de la salle, habitués à pratiquer l’art au quotidien dans une perspective de soins auprès de leurs patients : en centre de réinsertion et en hôpital psychiatrique.

Les rendez-vous sont d’ores et déjà pris pour la prochaine édition du Forum LibéCare à Caen, afin que l’art-thérapie prenne le devant de la scène.

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