L’industrie de la location de voitures est en train de mourir

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Par Fayza Senhaji le 28/07/2022 à 21:29

Kiosque360. Les professionnels du secteur de la location de voitures tirent la sonnette d’alarme. Plus de 7 000 entreprises sont menacées de faillite. Cette revue de presse est extraite d’un article d’Al Akhbar.

Les professionnels du secteur de la location de voitures tirent la sonnette d’alarme. Ils se plaignent d’une situation socio-économique grave qui les menace de faillite.

Dans son édition du vendredi 29 juillet, Al Akhbar explique que les patrons du secteur viennent d’adresser une lettre au chef du gouvernement et au ministre de l’économie et des finances faisant état de milliers de fermetures dues à la crise actuelle. Cette dernière est due aux conséquences de la crise du Covid-19, dont le secteur ne s’est toujours pas remis.

Dans leur message, les professionnels de la location de voitures dénoncent également les conséquences de leur exclusion de la liste des secteurs identifiés comme durement touchés par la crise. Cependant, selon eux, leur activité reste étroitement liée à celle du secteur du tourisme, jugé désastreux. De plus, le secteur est composé à 99% de petites et moyennes entreprises et de PME, c’est-à-dire de structures qui ne sont pas forcément équipées pour faire face aux crises. Résultat, rapporte Al Akhbar, plus de 7 000 sociétés de location de voitures sont aujourd’hui menacées de faillite, poussant leurs patrons à appeler à l’intervention du gouvernement pour les sauver.

Par ailleurs, le quotidien rapporte que près de 3.000 entreprises du secteur ont déjà déposé le bilan, après la crise qu’elles ont traversée ces trois dernières années.

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Comme le rappelle le journal, il y a quelques jours, la députée du Front des forces démocratiques (FFD), Chafika Lachraf, a posé une question au ministre des Transports et de la Logistique, Mohammed Abdeljalil, dans laquelle elle confirmait que le secteur de la location et de la vente de voitures est exclue des aides accordées aux entreprises touchées par la crise sanitaire. Elle a également fait valoir que c’est la troisième fois consécutive que les sociétés de location et de vente de voitures sont exclues des subventions au secteur du transport routier.

Dans son plaidoyer, la parlementaire a reconnu qu’il est devenu impossible pour les propriétaires de sociétés de location de voitures au Maroc de faire face à leurs obligations, tant financières que sociales, ainsi qu’à leurs obligations fiscales. En conséquence, de nombreuses familles sont socialement menacées.