Lyon : le nettoyage du bureau de Perrache attaque, le…

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Ils refusent de perdre leur emploi à l’avenir car le contrat de la société Arc-en-Ciel qui les emploie expire à la fin de l’année.

Les femmes de ménage de la gare de Lyon-Perrache sont en colère. Depuis le 10 octobre, ces derniers se sont mis en grève pour nier la perte de leur future activité. Le contrat avec Arc-en-Ciel, qui les emploie et se charge du nettoyage de la station, se termine le 31 décembre et ne sera pas renouvelé.

Depuis le début de ce mouvement de contestation, les déchets se sont accumulés dans la gare, les poubelles débordent et ce sont des tas de détritus en tous genres qui jonchent le sol.

Rachel Keke en soutien

Ce mercredi, les grévistes rassemblés devant et à l’intérieur de la gare ont reçu la visite d’un soutien de poids. Lire aussi : Inflation : les propriétaires ne changent pas les habitudes alimentaires de leurs animaux. La députée (LFI) du Val-de-Marne Rachel Kéké est venue à la rencontre des agresseurs de l’entreprise de nettoyage.

L’élue d’Ile-de-France, femme de chambre de profession avant d’entrer en politique, avait été l’une des figures emblématiques de la lutte sociale des femmes de chambre à l’hôtel Ibis Batignolles à Paris. Ces derniers ont dénoncé leurs conditions de travail, la sous-traitance et les bas salaires.

Aujourd’hui, elle veut faire entendre la colère des ouvriers lyonnais de Perrache. Il fait appel à la Métropole Lyon, compétente en la matière, pour garantir l’emploi des agents.

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La Métropole de Lyon se défend

Face à ces critiques, la Métropole Lyon a souhaité répondre ce mercredi par le biais d’un communiqué. Il rappelle que, dans le cadre du « plan de promotion des achats responsables » (SPAR), il doit réserver le marché public du nettoyage de la gare de Perrache aux structures d’insertion qui proposent des emplois aux personnes éloignées.

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Pourtant, le groupe T2MC Holding, actionnaire unique de la société Arc-en-Ciel, ne remplit pas les critères nécessaires, avec ses 9 500 salariés et ses 110 millions d’euros de chiffre d’affaires.

La fin du contrat approchant pour cette société, il est inévitable que cette dernière perde le marché de la station Perrache dès l’année prochaine, laissant ses agents de nettoyage sans activité. Une situation connue du groupe depuis plusieurs mois.

« La Métropole rappelle que T2MC Holding est bien responsable de la situation et que le groupe ne peut pas se retrancher derrière la Métropole Lyon sur ce sujet. Elle l’encourage à trouver des solutions individuelles qui respectent les qualifications et l’ancienneté de chacun des salariés. » , défend la collectivité de Lyon dirigée par l’écologiste Bruno Bernard.

De leur côté, les grévistes entendent poursuivre leur lutte. Une soirée de soutien aux assaillants de Perrache était organisée ce mercredi soir à l’Annexe, dans le 7e arrondissement, en présence de Rachel Keke.

En attendant une éventuelle sortie de grève, la Métropole veut hausser le ton. Il a envoyé une lettre au fonctionnaire du Rhône pour lui demander d’agir au vu de l’état de la gare, jugé « insupportable ». La Métropole Lyon considère que renoncer au nettoyage comporte des risques pour la santé. Un incendie s’est déclaré mardi.

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