Macron dévoile son plan pour un système de santé en perdition…

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01/06/2023 13:43

| AFP

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Emmanuel Macron a dévoilé vendredi ses réponses pour « sortir de cette journée de crise sans fin » dans laquelle le système de santé français a sombré, avec une réorganisation du travail à l’hôpital jusqu’en juin et une accélération des recrutements de médecins assistants.

« Garder les soignants »

« Je connais l’épuisement personnel et collectif, ce sentiment parfois de perte de sens qui s’est installé, le sentiment au fond de passer d’une crise à l’autre », a déclaré le chef de l’Etat, présentant, pour la première fois depuis sa première élection en 2017 , souhaits spécifiques aux acteurs de santé. Voir l’article : Pourquoi les jeunes n’aiment plus sortir en boîte ?.

Devant des soignants réunis au Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes, en périphérie de Paris, il a assuré vouloir « aller beaucoup plus vite, beaucoup plus fort et prendre des décisions radicales ».

Le président a rappelé les mesures de ses cinq premières années, comme la suppression du « numerus clausus » qui limitait le nombre d’étudiants en médecine, décidée dans son plan de 2018. Le Covid-19 en 2020 avait permis d’injecter 12 milliards d’euros annuels pour mieux rémunérer les soignants et 19 milliards pour investir dans les hôpitaux.

Mais lors de sa campagne de réélection au printemps, il a reconnu qu’il était insuffisant et a fait de la santé l’un des deux grands chantiers de son second mandat, avec l’école.

Rappelant que former de nouveaux médecins prendrait du temps et qu’il faudrait donc « une décennie » pour « changer » le système, il a prévenu vendredi qu’il faudrait « vivre les années à venir » avec cette pénurie de soignants.

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Il a ainsi annoncé des solutions pour combler ce besoin par d’autres moyens, libérant « le temps du médecin auprès des patients (…) notre défi collectif à court terme ».

Emmanuel Macron a ainsi promis « d’accélérer le recrutement des assistants médicaux » créés en 2018 pour les faire passer de « près de 4 000 » actuellement à « 10 000 d’ici fin » 2024.

Dès fin 2023, tous les patients atteints de maladies chroniques sans médecin traitant en bénéficieront.

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« C’est très dur »

Le chef de l’Etat a également invité une réorganisation du travail à l’hôpital « jusqu’au 1er juin » pour le rendre plus attractif.

« Il faut tout faire pour garder les soignants » à l’hôpital, a-t-il souligné. « Ce qui veut dire qu’il faut travailler ensemble à une meilleure organisation du temps de travail », a-t-il ajouté, déplorant une « hyper-rigidité » dans l’application des 35 heures et un système qui « ne fonctionne qu’avec ‘les heures supplémentaires’.

Pour remettre les soignants en main, il a expliqué qu’un « tandem administratif et médical » « par projet » serait mis en place à la tête de chaque hôpital.

Par ailleurs, il a annoncé la « sortie de la tarification des prestations » à l’hôpital dès le prochain budget de la Sécurité sociale, au profit d’un financement dans « des objectifs de santé publique ».

Arrivé dans cet hôpital de l’Essonne, touché par une cyberattaque en août, Emmanuel Macron, accompagné du ministre de la Santé François Braun, a pu prendre le pouls de l’état du système de santé lors d’un échange avec les équipes du service des Urgences pédiatriques du CHSF. .

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« C’est très difficile », « on a envie de vous montrer à quel point on est fatiguée », « la rémunération n’est certainement pas à la hauteur de l’effort fourni », enchaînent infirmières, sages-femmes, puéricultrices.

Ses annonces étaient très attendues, alors que le système est « à bout de souffle » du propre aveu du gouvernement avec des urgences débordées et une pénurie criante de soignants, dans le contexte de la triple épidémie hivernale de Covid-19, grippe et bronchiolite.

Dans un rare communiqué commun, l’ordre et les syndicats de médecins ont tracé jeudi, à la veille des « décisions politiques », leur ligne rouge en déclarant « s’opposer à une médecine à diverses vitesses » qui ne respecterait pas son rôle de « moteur » de le système.

Et les foyers de mécontentement se multiplient.

Les médecins libéraux ont manifesté par milliers jeudi à Paris, point d’orgue d’une grève entamée au lendemain de Noël pour exiger un doublement de la consultation, de 25 à 50 euros.

Le ministre de la Santé s’est dit jeudi « prêt à augmenter cette consultation », mais en échange d’efforts pour permettre aux Français d’avoir plus facilement accès à un médecin, et certainement pas à hauteur des 50 euros demandés.

Emmanuel Macron a déclaré vendredi vouloir « mieux rémunérer » les médecins qui « assurent des soins permanents ».

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