Manque d’électricité : Jacques Bourgeois : « On peut dormir avec deux oreilles »

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Manque d’électricité : Jacques Bourgeois : « On peut dormir sur les deux oreilles »

Pénurie d’électricité: Jacques Bourgeois: «On peut dormir sur nos deux oreilles»

Avec douceur, les menaces de coupures ou de rationnement pour cet hiver ont été écartées. Voir l’article : C’est l’étoile qui dort le moins. Le président de la Commission nationale de l’énergie est serein.

Merci beaucoup pour les températures douces de cet hiver. Les foyers et les entreprises suisses ne seront probablement pas confrontés à des mesures de rationnement ni même à des coupures de courant pendant l’hiver en cours. Depuis l’été, ces perspectives mobilisent pourtant le monde politique, le Conseil fédéral et son administration comme jamais auparavant. Alors que les particuliers ont vu leurs factures d’électricité gonfler pour 2023.

Jacques Bourgeois, président de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie (CEATE) se dit « serein » : « Avec la réserve hydraulique que nous avons constituée, les stocks de gaz, les huit centrales électriques de « réserve à Birr ( AG) en construction et les groupes électrogènes, je pense que pour cet hiver on peut dormir tranquille ». Et de rappeler que la Confédération a dépensé « près d’un milliard de francs » pour assurer l’approvisionnement durant cet hiver critique.

Les prix de l’électricité reviennent à la normale

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Le prix de l’électricité redevenu normal

Le prix de l’électricité est également revenu à un niveau normal après le pic de fin août. Selon le « tableau de bord » de l’Office fédéral de l’énergie, au 1er janvier, le prix du MWh a baissé de 7 euros sur le marché spot en Suisse. C’est plus de 100 fois moins que le prix observé le 30 août à 725 euros. « Le prix de l’électricité, note Jacques Bourgeois, a été poussé à la hausse par le prix du gaz qui monte à des niveaux stratosphériques. Actuellement l’offre est très abondante sur le marché et la demande faible, notamment en raison de la douceur du printemps que nous connaissons. « .

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Cependant, le prix du gaz est encore élevé, six fois plus élevé qu’il y a un an. Mais au plus fort de la crise, il est passé à 27 fois plus ! Pour l’instant, selon les prévisions de MétéoSuisse, il n’y a pas de grand froid à l’horizon jusqu’à la mi-janvier. Même si la fin du mois et le mois de février devraient trouver un gel polaire, les réserves prévues par la Confédération devraient permettre de les partager en bonne chaleur.

Débarrassez-vous de 40% de gaz russe

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Se défaire des 40% de gaz russe

Si on peut dire qu’on est tiré d’affaire pour l’instant, le problème se reportera à l’hiver prochain : « Il faut trouver des solutions pour compenser les 40 % de dépendance au gaz russe », insiste Jacques Bourgeois. Pour le président du CEATE, cette crise énergétique, sur fond de guerre en Ukraine, bouleverse le calendrier des projets énergétiques de la Confédération : « Nous avons stoppé le contre-projet pour l’initiative sur les Glaciers (attaquée par référendum SVP), les lois favorisant le photovoltaïque en altitude ou l’installation d’éoliennes, ou encore défini 15 projets hydrauliques prioritaires. Et nous voulons achever la loi sur l’approvisionnement en électricité pour la session de printemps. »

Le Parlement a encore beaucoup de travail à faire sur les questions énergétiques : « C’est un gros défi, observe Jacques Bourgeois, d’autant qu’en même temps il faut travailler à la décarbonation de nos énergies et fermer les centrales nucléaires notre heure est venue. Il faut aussi créer une meilleure synergie entre la production et la distribution. Sur les 620 sociétés de distribution que compte la Suisse, la plupart n’ont pas leur propre production. D’une manière globale, il faut assurer l’approvisionnement et stabiliser les prix.

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Si les prix du marché de l’électricité reviennent à une certaine normalité, cette crise énergétique de 2022 marquera durablement le porte-monnaie des consommateurs pour 2023.

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