Maudit par une drogue, un homme se réveille après quatre mois de coma

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Un homme de 70 ans a repris connaissance après quatre mois de coma à l’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois, près de Paris. Sa famille dénonce désormais l’attitude des médecins.

Publié le 06/09/2022 08:03

Mis à jour le 09/06/2022 08:14

En janvier dernier, Jean-Claude Seknagi a été admis en réanimation à l’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois. Initialement hospitalisé pour suspicion de maladie d’Alzheimer, l’homme a eu de nombreuses complications puis est tombé dans le coma. L’équipe médicale est très pessimiste et explique à la famille sa décision d’arrêter ou de limiter le suivi thérapeutique si l’état du patient s’aggrave.

La famille veut croire que ce père et ce mari vont se réveiller et que le traitement doit continuer. Il se bat contre la décision médicale et obtient la poursuite des soins après une victoire judiciaire. Et le miracle se produit. Mais aujourd’hui, même si son père est éveillé, Ilan Seknagi ne peut pleinement se réjouir : « Le coroner a aussi dit que jamais, dans le monde entier, une personne dans son cas n’a été sortie des soins intensifs. Pourtant, mon père nous a montré le contraire. « .

« Je ne comprends pas l’écart entre ce qu’on nous a dit et la réalité. »

Une question légitime que Bruno Mégarbane comprend. Mais la décision du corps médical s’explique aussi, décryptée par le chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris : « Décider de limiter le niveau d’engagement thérapeutique ne signifie pas forcément qu’au final le patient va mourir. » Décision  » Tout simplement, une telle procédure. Elle permet de réguler le niveau d’agressivité des traitements. Elle n’empêche pas la mise en place de thérapies plus conventionnelles, avec des traitements médicaux pour l’amélioration éventuelle de l’état du patient. «