Meetch, la nouvelle assurance annulation qui veut conquérir le…

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Plus tôt cette année, nous avons rencontré les fondateurs de deux assurtechs d’annulation : Tickemate pour la billetterie événementielle et Mimat pour les voyages. Nous avons donc été très heureux d’apprendre leur mariage cet automne. Nous avons rencontré Gérald Beyrand et Axel Calandre pour discuter de ce rapprochement et des ambitions de Meetch qui souhaite se positionner comme l’assurance annulation de référence en Europe.

Pouvez-vous nous raconter l’origine de cette fusion ?

Gérald Beyrand : C’est avant tout l’histoire d’une rencontre. En 2019, je travaillais sur un nouveau produit d’assurance annulation de billetterie, qui s’appelait Ticketmate, et nous avions besoin d’un composant technologique indispensable. C’est à cette occasion que nous sommes entrés en contact avec Axel. De mon côté, j’avais en tête le produit d’assurance et le réseau, et Axel avait cette vision de l’expérience client que nous souhaitions : une intégration optimisée sur les sites partenaires, puis un remboursement rapide pour le client. Il faut savoir concrétiser les bonnes idées, et le génie d’Axel a été de mettre tout ça en musique.

Axel Calandre : Pour compléter, c’est aussi la rencontre de deux entrepreneurs, et de deux métiers complémentaires. Gérald est vraiment dans le business de l’assurance divertissement, et moi je suis plutôt dans le digital. Nous avions une vision commune de l’assurance que nous voulions embarquer sur les entonnoirs de ventes et de réservations de spectacles. Ce devait être un bon produit, avec lequel nous nous sommes retrouvés après avoir travaillé avec l’insurtech tout-en-un pour les courtiers, Seyna. L’objectif était un service digitalisé qui supprimerait l’inconfort du client final, et notamment dans la phase critique où il demande un remboursement. Cette vision du service devait être supportée par la technologie, c’est ce que nous avons travaillé à construire avec Gérald.

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Vos deux assurances annulation (spectacle et voyage) sont nées juste avant le Covid. Diriez-vous que cette période a paradoxalement été bénéfique pour vous ?

G. B. : Ticketmate était opérationnel en 2019 et nous avons signé nos premiers contrats en septembre, pour finalement nous retrouver en mars 2020 confinés sans aucun billet mis en vente. C’était l’occasion de revoir l’expérience client et de s’adapter à une nouvelle économie du divertissement. Enfin, notre activité a bien redémarré à partir de septembre 2021. Ceci pourrez vous intéresser : Un propriétaire peut-il présenter un bien locatif à vendre ?. Nous avons l’habitude d’entendre que les crises accélèrent les changements, c’est également vrai pour nos assurances annulation respectives qui sont devenues plus simples, plus efficaces et transparentes. La crise sanitaire a accéléré les usages numériques, et il n’était plus question pour les assurés de devoir se battre avec un numéro vert ou une boîte postale pour se faire rembourser. Cette période, qui a été un accélérateur pour les ventes en ligne et aussi a renforcé l’intérêt pour des services d’annulation plus performants, et c’est ce sillon que nous voulions continuer à creuser.

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A. C : Nous souhaitons proposer une garantie annulation qui réponde aux attentes des clients. Il y a eu beaucoup de frustration pendant la période Covid, avec des vacances ou des spectacles achetés puis annulés. Le poids du numérique et la notion de service ont fait sens et c’est un mouvement qui va s’accélérer. Les gens se sont habitués à un niveau de consommation exigeant, notamment en matière d’annulation. Ce n’est pas le Covid qui nous a fait nous engager dans cette voie, mais nous devions être d’autant plus sérieux et efficaces vis-à-vis des consommateurs une fois cette crise passée.

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Que couvrira cette nouvelle assurance annulation baptisée Meetch ?

G. B. : Avec Meetch, nous allons continuer à nous développer en France et à l’international sur nos deux marchés historiques : le divertissement et le voyage. Dans ces deux secteurs, nous allons également lancer de nouveaux produits. Sur les voyages, par exemple, nous avons beaucoup travaillé sur la France et l’Europe, et nous voulons aussi nous projeter à l’international avec des produits très innovants. Nous voulons aussi nous attaquer à d’autres verticales que nous avons déjà plus ou moins commencé à développer sans trop communiquer, comme les salons, et notamment le Mondial de l’Auto. On pense aussi au secteur des transports et à l’économie collaborative, comme les applications de prêt entre particuliers par exemple. L’objectif est de positionner Meetch partout où il y a des réservations en ligne et potentiellement des annulations.

A.C. : Nous avons également commencé à travailler sur l’économie de l’hôtellerie de luxe, qui n’offrait pas un tel service à ses clients, estimant qu’ils pouvaient s’en passer, mais les paniers sont importants et les aléas sont tout aussi importants. fréquent. L’assurance annulation fait partie intégrante des prestations à proposer à cette clientèle exigeante.

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Restez-vous sur un modèle B2B ?

G.B. : Nous restons sur le principe de l’assurance à bord, qui est une façon de faire plus mature dans les pays anglo-saxons. Le principe est simple : un de nos partenaires vend le produit et nous associons un service à ce produit. La proposition d’assurance se fait directement dans le tunnel d’achat ou de réservation. Nous considérons que la distribution des assurances telle qu’elle se faisait jusqu’à présent n’est plus adaptée à la consommation actuelle. Il est plus pertinent pour nous d’aller directement chez le client lorsqu’il effectue son achat.

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La grande promesse de Ticketmate et de Mimat était la possibilité d’être remboursé sans justificatif, allez-vous continuer de proposer cette garantie ?

A.C. : Chaque produit aura un peu ses règles d’annulation, avec la reprise de la promesse du « sans justification ». Nous souhaitons harmoniser au maximum nos garanties par rapport à nos porteurs de risques, mais ce n’est pas toujours facile. Voyager sans justificatif coûte par exemple très cher, c’est pourquoi tous les assureurs ne le proposent pas.

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Quels intérêts voyez-vous à ce rapprochement ?

G. B. : Il y en a beaucoup ! D’une part, il clarifie le marché sur la force des produits que nous proposons, avec cet ADN technologique assez unique sur le marché français. Dans le monde du voyage ou de la billetterie, notre ambition est d’unir nos forces pour être efficace, rapide et avec un haut niveau de satisfaction. D’un point de vue interne, cela permet d’avoir un seul acteur de deux sociétés, avec plus d’efficacité dans la gestion des sinistres par exemple. Et puis le développement commercial qui sera plus puissant et plus rapide pour nous. Cette union nous permet aussi de nourrir des ambitions européennes, car ce que nous faisons en France, personne ne le fait ailleurs en ce moment. Cela permet une accélération plus rapide que d’être seul.

Allez-vous conserver vos partenaires historiques ?

A.C. : Nos partenaires le voient d’un bon œil, car nous allons être plus forts ensemble. Côté billetterie, notre partenaire historique est Seyna, qui participe également au monde du voyage, et qui appréciera sans doute de travailler avec un seul intermédiaire plutôt qu’avec deux. Nous avons aussi un partenariat avec AIG qui nous permet d’avoir un développement à l’international, et puis nous essayons aussi d’étendre notre réseau d’assureurs. Pour nous, l’enjeu est d’embarquer des entreprises innovantes, de conquérir plus de marchés.

Avez-vous de réels concurrents en Europe sur ce marché de l’assurance annulation ?

G. B. : De nouveaux acteurs arrivent avec beaucoup d’ambition. Et ils viennent de tous les continents. Mais c’est un marché historiquement détenu par de grosses compagnies d’assurance, comme Allianz ou Axa, qui ont toujours proposé le même produit avec un processus de remboursement préhistorique. L’enjeu est de continuer à être ultra-innovant sur ce que nous pouvons offrir de mieux à nos clients. Par exemple, nous sommes les seuls à nous passer de justificatif aujourd’hui sur l’assurance billet.

Avez-vous des objectifs pour cette première année ?

A.C. : Nous avons des objectifs chiffrés de croissance. Nous avons franchi le cap du million d’assurés en fin d’année dernière et notre ambition est, dès l’année prochaine, d’atteindre les deux millions d’assurés par an pour atteindre les 5 millions d’ici 2024. Croissance organique, leviers d’accélération… C’est tout sur notre plan d’action. Mais la première étape est de mettre notre équipe désormais regroupée sous une même bannière en état de marche.

Pour finir, pourquoi ce nom de mariage ?

A.C. : Meetch est un nom court qui voyage bien. Cela commence par un caractère vintage, mais hyper moderne, de Baywatch. Nous voulions faire un clin d’œil à son efficacité en situation d’urgence. Il y a aussi, bien sûr, une part d’autodérision, avec la volonté d’être proche de nos clients et de leur référence. Enfin, le mot « rencontrer » évoque aussi la rencontre pour nos assurés avec une nouvelle façon d’appréhender l’assurance : comme un vrai service simple et efficace.