Monkey pox : France, symptômes, variole, transmission

Written By Sara Rosso

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SINGE DE VIN. Environ 3 800 personnes ont été infectées par le virus du monkeypox en France et il continue de se propager. 95% des cas signalés sont des hommes homosexuels ou bisexuels multipartenaires. Conseils pratiques si vous êtes exposé.

[Mis à jour le 12 septembre 2022 à 00h09] L’épidémie de monkeypox continue de se propager. La France a recensé 3 785 personnes positives au Monkeypox selon le point de situation du 8 septembre de Santé publique France. En Europe, 18 844 cas ont été confirmés dans 29 pays et régions. Deux décès ont été signalés en Espagne en juillet et un décès en Belgique est survenu en août. La Commission européenne a acheté 170 920 doses supplémentaires du vaccin pour lutter contre l’épidémie de monkeypox auprès du laboratoire danois Bavarian Nordic. Cela porte à 334 540 le nombre total de doses achetées directement par l’UE pour les États membres. « Le nombre de cas [de monkeypox] a diminué dans l’UE ces dernières semaines, mais la menace n’est pas passée », a déclaré Stella Kyriakides, commissaire à la santé à la Commission européenne. Le monkeypox est une maladie infectieuse initialement transmise à l’homme par les animaux, principalement les rongeurs (écureuils, rats gambiens) et originaire d’Afrique. 95% des cas signalés sont des hommes homosexuels ou bisexuels multipartenaires. Depuis début mai 2022, des cas sont apparus hors d’Afrique, sans lien direct avec le voyage. L' »urgence de santé publique de portée internationale » a été déclarée par le directeur général de l’OMS en juillet. Comment le virus se transmet-il ? Comment éviter la transmission ? Quels tests en cas de doute ? Quelle cause? C’est dangereux? Quels sont les symptômes typiques ?

Où en est l’épidémie en France ?

Où en est l'épidémie en France ?

L’infection à monkeypox est une maladie à déclaration obligatoire en France. Dans le point de situation du 8 septembre, Santé Publique France fait état de 3 785 cas confirmés en France : la région Ile-de-France concentre le plus grand nombre de cas (2 311), 305 en Occitanie, 257 en Provence-Alpes-Costa Azzurra, 244 en Auvergne-Rhône-Alpes, 182 en Hauts-de-France, 135 en Nouvelle-Aquitaine, 92 en Grand Est, 80 en Pays de la Loire, 44 en Normandie, 37 en Centre-Val de Loire, 37 en Bretagne, 29 en Bourgogne-Franche-Comté, 7 en Martinique. Pour la Corse, la Guadeloupe, Mayotte et Saint-Martin, chacune de ces régions comptait moins de 5 cas. 20 cas résident à l’étranger. A voir aussi : Temps chaud : un aventurier et explorateur partage ses conseils. La grande majorité des cas identifiés à ce jour sont des hommes adultes, à l’exception de 73 femmes adultes et de 9 enfants. 95% des cas signalés sont des hommes homo ou bisexuels multipartenaires. Les cas adultes ont un âge moyen de 36 ans ; 25% des cas adultes ont moins de 29 ans et 25% ont entre 43 et 81 ans.

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Définition : c’est quoi la variole du singe ?

Définition : c'est quoi la variole du singe ?

Le monkeypox est causé par un virus à ADN du genre Orthopoxvirus de la famille des Poxviridae. « Il s’agit d’une zoonose virale rare (un virus transmis à l’homme par les animaux) qui s’observe principalement dans des zones isolées d’Afrique centrale et occidentale, à proximité des forêts tropicales humides » indique l’OMS. On l’appelle « monkey pox » car le virus a été découvert en 1958 chez des singes de laboratoire à Copenhague mais « c’est une erreur de le dire car il s’agit plus d’un virus de la variole hébergé par des rongeurs comme les écureuils et de gros rats africains comme le gambien ». souris » explique le professeur Jeanne Brugère-Picoux. « Ce virus ressemble cliniquement à la variole, mais le monkeypox est causé par un poxvirus autre que le virus de la variole », a déclaré l’OMS. Le premier cas humain a été détecté en 1970, en République démocratique du Congo, chez un enfant qui vivait dans une zone où la variole avait été éliminée depuis 1968. Deux souches de monkeypox sont connues :

Le virus monkeypox ressemble cliniquement à la variole mais est un poxvirus différent. La variole dite « de singe » est plus bénigne, associée aux ganglions lymphatiques (il n’y a pas de nœuds dans la variole), les cicatrices sont moins sévères. La varicelle est également très similaire à la varicelle qui est plus contagieuse.

« Au microscope on reconnaît immédiatement le virus car c’est un super virus »

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Nom : pourquoi ça s’appelle « variole du singe » ?

Nom : pourquoi ça s'appelle "variole du singe" ?

On l’appelle « monkey pox » car le virus a été découvert en 1958 chez des singes de laboratoire à Copenhague mais « c’est une erreur de le dire car il s’agit plus d’un virus de la variole hébergé par des rongeurs comme les écureuils et de gros rats africains comme le gambien ». souris » explique le professeur Jeanne Brugère-Picoux. Cependant, l’appellation « monkey pox » ou « Monkeypox » devrait bientôt être abandonnée. Pour ne froisser aucun groupe culturel, social, national, régional, professionnel ou ethnique et minimiser tout impact négatif sur le commerce, les voyages, le tourisme ou le bien-être animal, les experts de l’OMS échangent actuellement pour donner un nouveau nom à cette maladie et à son virus. Au 12 août 2022, les noms des deux souches du virus Monkeypox ont déjà été modifiés par l’OMS. On parle désormais de « Clade I » pour désigner la souche dite « Congo » ou centrafricaine (la plus virulente) et de « Clade II » pour la souche dite « ouest-africaine » (moins virulente). Clade II se compose de deux sous-clades : « Clade IIa » et « Clade IIb » (trouvé lors de l’épidémie de 2022).

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Quels sont les symptômes de la variole du singe ?

Quels sont les symptômes de la variole du singe ?

Le monkeypox est une maladie à « tropisme cutané », explique le Pr Brugère-Picoux. Les symptômes sont douloureux et très gênants. Ils disparaissent d’eux-mêmes, mais dans certains cas, ils peuvent être graves.

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Typiquement, dans les 5 premiers jours, l’infection à Monkeypox provoque :

Dans les 1 à 3 jours (parfois plus longs) après le début de la fièvre, le patient développe des éruptions cutanées qui commencent souvent sur le visage puis se propagent à d’autres parties du corps, notamment les paumes, la plante des pieds et les muqueuses. membranes (bouche et région génitale (sexe, anus)). L’atteinte cutanée se produit en une seule poussée. Les démangeaisons sont courantes. Les boutons passent par des étapes successives :

Lorsque les croûtes tombent, les gens ne sont plus contagieux. D’autres muqueuses (ORL, conjonctive) peuvent également être atteintes. Si des symptômes apparaissent (fièvre et éruption cutanée avec cloques), contactez le Centre SAMU 15. Il est recommandé de s’isoler dans l’attente d’un avis médical et d’éviter tout contact avec d’autres personnes. Une étude publiée en juillet 2022 dans le New England Journal of Medicine portant sur 528 cas d’infections à Monkeypox diagnostiqués dans 16 pays entre avril et juin a montré que 95% des personnes avaient une éruption cutanée (dont 64% avaient <10 lésions), 73% avaient lésions anogénitales et 41 % avaient des lésions muqueuses. Avant l'apparition de ces lésions, 62 % avaient de la fièvre, 41 % de la léthargie, 31 % des myalgies et 27 % des céphalées. 56% avaient également des ganglions enflés. 70 personnes ont été hospitalisées pour prise en charge de la douleur, principalement pour des douleurs anorectales sévères (21 personnes) ; surinfection des tissus mous (18); pharyngite qui limite la prise orale (5) ; blessures aux yeux (2); lésions rénales aiguës (2); myocardite (2); et à des fins de contrôle des infections (13). Aucun décès n'a été signalé.

Les personnes présentant des symptômes évocateurs d’une infection au Monkeypox doivent contacter leur médecin ou un Cegidd (centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic). Une analyse virologique par PCR permet de confirmer l’infection. L’échantillon de référence est cutané (au niveau des vésicules). Il peut aussi parfois être nasopharyngé si la personne a une poussée dans la bouche ou la gorge. « Au microscope (prélèvement de peau, ndlr) on reconnaît immédiatement le virus car c’est un gros virus » explique le professeur Brugère-Picoux. En attendant de réaliser le test et de connaître les résultats, les personnes testées doivent s’isoler. Si le test est positif, vous devez vous isoler pendant 21 jours, plus si les boutons ne sont pas complètement secs.

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Quelle est la durée d’isolement ?

Quelle est la durée d'isolement ?

Une personne dont le résultat du test de diagnostic du monkeypox (PCR) est positif est un cas confirmé de monkeypox et doit s’auto-isoler pendant 3 semaines (21 jours) à compter de la date de début du traitement si son état de santé ne nécessite pas une hospitalisation à l’hôpital, rappelle Public Santé France. Elle est contagieuse dès les premiers signes, jusqu’à la cicatrisation complète de la peau (disparition des croûtes). Cet isolement, sous réserve d’un avis médical, peut être révoqué au bout de 14 jours en cas de cicatrisation (cicatrisation de toutes les vésicules avec chute de croûte). Une interruption de travail ou une autorisation de télétravail à temps plein peuvent être délivrées par le médecin traitant, précise l’ARS d’Ile-de-France.

Pendant l’isolement à domicile (idéalement) dans une pièce séparée des autres résidents :

Si les croûtes tombent, elles peuvent être contagieuses, tout comme les pansements et pansements souillés : mettez-les dans un sac poubelle spécial pour le fermer, puis mettez-le dans un autre sac poubelle pour le fermer avant de le jeter avec vos ordures ménagères. Les proches doivent se laver régulièrement les mains, éviter tout contact direct (peau à peau) avec la personne infectée ou ses effets personnels (vaisselle, linge…) et porter un masque chirurgical à proximité.

Combien de temps durent les symptômes de la variole du singe ?

« La phase fébrile dure environ 1 à 3 jours. La maladie, généralement bénigne, guérit la plupart du temps spontanément, au bout de 2 ou 3 semaines », informe Santé publique France.

Photo : à quoi ressemblent les boutons de la variole du singe ?

La variole du singe provoque des boutons qui peuvent ressembler à la varicelle : d’abord des cloques (boutons contenant du liquide à l’intérieur), puis des pustules et enfin des croûtes. Contrairement à la varicelle, les boutons surviennent en une seule poussée. Lorsque les croûtes tombent, les gens ne sont plus contagieux.

Quelle est la durée d’incubation de la variole du singe ?

« L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours, en moyenne de 6 à 13 jours. La phase fébrile dure environ 1 à 3 jours. La maladie guérit généralement spontanément, après 2 à 3 semaines mais parfois 4 semaines » précise le Santé publique française.

Transmission : comment on attrape la variole du singe ?

Selon les chercheurs de l’Institut Pasteur, la transmission du virus du monkeypox hors d’Afrique « est probablement due à la baisse globale de l’immunité aux virus du genre orthopoxvirus (responsable de la variole humaine), suite à l’arrêt de la vaccination contre la variole dans le années 1980. Le monkeypox pourrait donc devenir l’infection à orthopoxvirus la plus importante chez l’homme. »

► Transmission interhumaine : la transmission se fait principalement par les particules issues des gouttelettes respiratoires (crachotements, éternuements à moins de 2 mètres pendant au moins 3 heures) et par contact direct de la peau ou des muqueuses (bouche, sexe, anus) avec des boutons ou des croûtes. Les rapports sexuels, avec ou sans pénétration, remplissent ces conditions de contamination et avoir plusieurs partenaires augmente le risque d’être exposé au virus. La transmission peut également se faire par le partage de linge (vêtements, draps, serviettes, etc.), d’ustensiles de toilette (brosses à dents, rasoirs, etc.), de vaisselle, de jouets sexuels, de seringues, etc.

Peut-on attraper la variole du singe lors d’un rapport sexuel ?

► Transmission de l’animal à l’homme : « Le virus est transmis à l’homme principalement par divers animaux sauvages, comme les rongeurs ou les primates », explique l’OMS. L’infection est causée par un contact direct avec du sang, des liquides organiques ou des lésions de la peau ou des muqueuses d’animaux infectés. « En Afrique, des infections humaines ont été documentées à la suite de la manipulation de singes infectés, de rats géants de Gambie et d’écureuils, avec des rongeurs considérés comme le principal réservoir du virus. La consommation de viande insuffisamment cuite d’animaux infectés est un facteur de risque possible », développe l’OMS. .

Que faire si on est cas contact ?

Le contact sexuel avec une personne porteuse du virus favorise la transmission du virus. Le virus a été isolé du sperme des patients. « On ne sait pas combien de temps le virus persiste dans le sperme et les sécrétions génitales, ni si ces fluides biologiques peuvent transmettre la maladie », renseigne l’ARS d’Ile-de-France. En conséquence et par mesure de précaution, les autorités sanitaires françaises recommandent :

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Combien de temps est-on contagieux ?

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de vacciner les cas contacts d’un cas confirmé de monkeypox avec le vaccin antivariolique. Il n’est cependant pas nécessaire de s’isoler. Pour les enfants (-18 ans), la HAS recommande d’envisager la vaccination au cas par cas. Si votre enfant est un cas contact, l’Agence régionale de santé (ARS) recommande :

« La variole du singe est une maladie contagieuse, confirme le professeur Brugère-Picoux, mais pas autant que la varicelle. » La personne est contagieuse dès les premiers signes de la maladie jusqu’à la cicatrisation complète de la peau, rappelle la Mission nationale Coreb. C’est environ 3 semaines.

Le monkeypox est une maladie dont le patient guérit le plus souvent spontanément en deux à trois semaines. « Dans le cas où un traitement de l’infection par le Monkeypox serait à envisager lors d’une forme sévère de la maladie, notamment et après discussion collégiale, le técovirimat serait le traitement proposé en première intention » indique le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP ). Tecovirimat (SIGA Technologies) est un médicament antiviral sous forme de gélules qui va empêcher le virus de se propager dans l’organisme. La posologie recommandée pour l’adulte et l’enfant varie selon le poids, précise l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) :

Vaccin contre la variole du singe

► Pour les patients de 13 kg à moins de 25 kg : 1 gélule administrée toutes les 12 heures

La variole du singe est-elle dangereuse ?

► Pour les patients pesant entre 25 kg et moins de 40 kg : 2 gélules administrées toutes les 12 heures

La variole du singe est-elle mortelle ?

► Pour les patients pesant 40 kg ou plus : 3 gélules administrées toutes les 12 heures

La durée de traitement recommandée est de 14 jours. Les gélules de Tecovirimat doivent être prises dans les 30 minutes suivant un repas.

Quelle est l’origine de la variole du singe ?

Abolie depuis 1984, la vaccination antivariolique revient en France face à l’émergence de cas du virus Monkeypox responsable du monkeypox. La vaccination contre le monkeypox est proposée en prévention aux personnes les plus exposées au virus ou après exposition à des cas contacts d’une personne infectée. Le vaccin antivariolique Imvanex, produit par le laboratoire nordique bavarois danois, est actuellement indiqué pour la lutte contre le monkeypox. Une trentaine de lieux proposent la vaccination en Ile-de-France.

La maladie peut se compliquer d’une surinfection des lésions cutanées ou d’atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques ou neurologiques. En Europe, 2 décès ont été signalés en Espagne. L’OMS est particulièrement préoccupée par les risques posés par ce virus aux personnes vulnérables, notamment les enfants, les immunodéprimés et les femmes enceintes. « Aujourd’hui l’incertitude est totale. L’alerte des autorités est sérieuse. On peut être inquiet mais peut-être à tort, il faut attendre de voir comment ça va évoluer » répond le professeur Brugère-Picoux. Avant de rappeler que le virus monkeypox « est un virus stable, c’est un virus à ADN, il ne mute pas facilement comme un virus à ARN (comme le Sars-Cov-2 du Covid-19, ndlr) ».

« Le taux de mortalité lors des épidémies de monkeypox était compris entre 1% et 10% (3,6% pour la souche ouest-africaine ; 10,6% pour la souche centrafricaine), la plupart des décès surviennent chez les plus jeunes », précise l’OMS. « La maladie dure généralement de 2 à 4 semaines. En Europe, 2 décès ont été signalés jusqu’à présent (Espagne). Il y a 12 décès dans le monde.

La maladie étant transmissible par contact avec les lésions, il faut éviter tout contact avec la personne atteinte et avec tout ce qu’elle a pu toucher (draps, serviettes, vêtements, etc.). La personne infectée doit s’isoler. Lorsqu’une personne est infectée par le virus monkeypox, elle doit « éviter au maximum tout contact avec son animal de compagnie, idéalement en le faisant garder par une autre personne pendant la période d’isolement » et « avant tout contact avec son animal de compagnie, se laver les mains, portez ensuite des gants jetables et un masque » recommandait le 16 juin l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui s’interrogeait sur la transmission du virus de l’homme à l’animal. «Par rapport à la variole humaine, les mesures d’éradication pourraient ne pas être aussi efficaces avec le monkeypox en raison d’un réservoir viral dans différentes populations d’animaux sauvages en Afrique», précise le professeur Brugère-Picoux. Enfin, la vaccination contre la variole a fourni une protection croisée estimée à 85% contre le virus de la variole du singe.

Monkeypox est une maladie apparue en Afrique. Les premiers cas humains ont été enregistrés en 1970 en République démocratique du Congo. On reconnaît une origine zoonotique (transmission d’origine animale (écureuil, rat de Gambie en Afrique…)) dans la plupart des cas africains. Les cas apparus hors d’Afrique depuis mai 2022 (premier cas signalé en Angleterre par l’UKHSA le 7 mai) sont liés à une contamination interhumaine : « Des investigations sont en cours, mais l’émergence soudaine du monkeypox dans de nombreux pays suggère simultanément qu’ils ont pu être transmis inaperçu pendant un certain temps », a expliqué l’OMS le 1er juin. Bien que la transmission de l’animal à l’homme soit acceptée en Afrique, ces cas émergents sont liés à une contamination interhumaine, souvent observée chez les hommes homosexuels ou bisexuels présentant des lésions cutanées génitales et faciales. « Une transmission sexuelle peut être suspectée. La transmission interhumaine est possible par contact avec des liquides organiques, des lésions cutanées (dont des croûtes), l’environnement ou des objets contaminés par le patient. Il peut également s’agir d’une contamination nosocomiale », a expliqué le professeur Jeanne Brugère. -Picoux, vétérinaire et membre de l’Académie nationale de médecine dans un document de synthèse daté du 22 mai 2022. Contactée par téléphone, elle confirme que pour le moment « nous sommes dans l’incertitude totale, nous avons des raisons de nous inquiéter mais nous devons attendre et voir si ça continue ou pas ». Selon elle, « seule une enquête épidémiologique complète permettra d’évaluer le risque lié à ce virus émergent en dehors de sa zone géographique habituelle (l’Afrique, ndlr) ».

Merci au Professeur Jeanne Brugère-Picoux, vétérinaire et membre de l’Académie Nationale de Médecine. Interviewé en mai 2022.

– Monkeyox – Évolution du mode d’action, expansion de la vaccination et de l’approvisionnement en Tecovirmiat. DGS, 8 juillet 2022

– Fiche d’information du patient sur le virus Monkeypox (monkeypox), après le diagnostic. Mission Coreb. 3 juin 2022.

– Monkeypox : risque de transmission interhumaine d’après la description de près d’une centaine de cas indigènes sporadiques décrits simultanément à partir du 6 mai 2022 en Europe, en Amérique du Nord et en Australie. Jeanne Brugère-Picoux. 22 MAI 2022.