Nathalie Mauriac Dyer : « Je n’aurais jamais pensé ressentir l’émotion de…

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Entretien avec la chercheuse et petite-nièce de Marcel Proust à propos des inédits retrouvés par l’auteur de « la Recherche ».

Nathalie Mauriac Dyer pourrait parler de prudence. Soixante-quinze pages perdues et pleines d’espoir réapparurent entre ses mains. Le directeur de recherche au CNRS, spécialiste des travaux de Marcel Proust, est aussi sa petite-nièce. Réunion.

Que signifient la découverte et la publication des Soixante-quinze Feuilles ?

Nous les attendions depuis longtemps, nous savions qu’ils existaient, mais nous n’étions pas sûrs de les trouver. Bien que la collection Proust de la BNF soit énorme, il lui manque le fondement d’A la recherche du temps perdu. C’est en effet la première fois que Proust écrit une série d’épisodes dans le même format global, qui seront tous traités dans La Recherche. Sam, bien sûr, ne sait pas qu’il est dans la phase de début.

Est-ce un événement important pour vous ?

Bien sûr, d’autant plus que j’ai l’impression d’avoir bouclé la boucle, puisque j’ai « commencé » par publier l’inédit. Après la mort de ma grand-mère, on a retrouvé le tapuscrit original d’Albertine, qui avait disparu, ce qui a changé beaucoup de choses à la fin du roman. C’est ainsi que je suis « entré » dans Proust. Si j’ai pu éditer Albertine disparue en 1986 sans être encore « expert », c’est que le texte intégral de la Recherche était là pour me soutenir et m’aider à comprendre ce que faisait Proust. Mais je n’aurais pas pu éditer les soixante-quinze feuilles sinon les vingt dernières

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