Néo-banque : les bons réflexes pour éviter les arnaques

Rédactrice passionnée, Sara vous présente les nouveaux faits d'actualité 

La fraude bancaire en ligne avec des pirates informatiques usurpant le nom d’établissements légitimes ou promettant des investissements à haut rendement se développe à un rythme rapide. Notre conseil pour ne pas être dupe.

L’affaire est symptomatique d’un secteur où règne l’opacité, celui des néobanques. Une retraitée pensait avoir trouvé le placement de l’année lorsqu’elle a découvert sur Internet une « banque » qui proposait un livret d’épargne rémunéré à 3,5 %. Il met 500 000 euros, issus de la vente d’un bien immobilier.

La banque en question se présentait comme un établissement bancaire néerlandais ayant des locaux en France. Mais quelques jours après le virement, la malheureuse cliente s’aperçoit qu’elle n’arrive pas à se connecter à son compte et que personne ne répond à son téléphone. C’est une arnaque en bonne et due forme et il y a peu de chance que cette retraitée retrouve ses économies.

Ce cas n’est pas le seul. On cite par exemple l’affaire Swoon, une néobanque en liquidation forcée qui a laissé des centaines de clients sur le terrain avec une perte de plusieurs millions d’euros. D’où l’importance de bien se renseigner avant d’ouvrir un compte chez ces joueurs.

Attention au terme « néo-banque »

Attention au terme "néo-banque"

Comme le souligne le régulateur bancaire ACPR (Autorité de contrôle et de résolution prudentielle), la notion de néobanque n’a aucune base légale et entretient la confusion dans l’esprit du public. Voir l’article : Les dons de crypto-monnaie ne sont plus acceptés sur Wikipédia.

De plus, des entreprises très différentes sont classées sous ce vocable : certaines sont des établissements de crédit (également appelés banques) tandis que d’autres sont des établissements de paiement ou des établissements de monnaie électronique, voire des mandataires ou des représentants.

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C’est un fait que les arnaques en ligne dont ce retraité a été victime sont de plus en plus nombreuses.

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Le premier réflexe: l’agrément

Le premier réflexe: l'agrément

Un établissement en ligne qui propose l’ouverture de comptes à vue (comptes courants) ou d’épargne doit être immatriculé auprès de l’ACPR et obtenir un agrément dédié pour exercer en tant qu’établissement de paiement et/ou de crédit. Cela permet à ce régulateur de contrôler les établissements en question. Sans approbation, il n’y a pas de suivi, suffisant pour aboutir aux abus constatés.

Cette autorisation bancaire doit être clairement affichée, notamment sur le site de la banque en ligne. Comment vérifier que l’établissement qui vous intéresse dispose d’un agrément ? Le régulateur publie deux listes régulièrement mises à jour informant les établissements autorisés à proposer des produits bancaires ou d’assurance : le REGAFI et le REFASSU.

Veuillez noter que le nom de la société de gestion n’est pas toujours le nom de l’entreprise.

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Attention aux usurpations de marques

Attention aux usurpations de marques

Il met également sur liste noire ABEIS (Your Steps / Protect Against Scams) une liste de sites ou d’entités qui proposent des prêts, des comptes d’épargne, des services de paiement ou des contrats d’assurance sans y être autorisés.

Cette liste noire recense les sites ou entités que l’Autorité est en mesure d’identifier ou dont elle a connaissance, mais n’est en aucun cas exhaustive. De nouveaux sites apparaissent régulièrement et peuvent évoluer très rapidement, souligne l’Autorité.

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Et il faut vérifier encore et encore, même si le nom et la localisation de l’établissement semblent légitimes. L’an dernier, 40% des entités blacklistées proposaient des offres se faisant passer pour un établissement financier ou un intermédiaire habilité à commercialiser ces produits.

Des services en ligne tels que France Verif permettent de vérifier en un seul clic si le site visité est bien légitime et n’usurpe aucune marque.

Le FGDR propose également de vérifier si une entité bénéficie ou non de la garantie des dépôts.

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Un bon taux est souvent synonyme d’arnaque

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Il faut donc se méfier des offres qui proposent une rémunération garantie très attractive, égale ou supérieure à 3%.

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Ne pas hésiter à signaler

Ne pas hésiter à signaler

Si les arnaques sont nombreuses, les signalements des consommateurs le sont moins. Cependant, cela en vaut la peine.

« Lorsqu’on nous signale un problème, notamment d’homologation, nous regardons le lieu en question. Et si nous décelons une ambiguïté, nous le signalons à l’ACPR et agissons en concertation avec cet établissement », explique Thierry Dissaux du FGDR.