Nîmes : Débordement de pharmacien, effondrement des médicaments et…

Written By Sara Rosso

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A Nîmes, ce pharmacien basé en centre-ville a reconnu surfacturation en CPAM et falsification d’ordonnances. Pour un montant impressionnant de 872 124 euros entre 2013 et 2018. Il a été condamné ce vendredi par le tribunal correctionnel à 3 ans de prison, dont deux ans de mise à l’épreuve avec sursis, 5 000 euros d’amende et une interdiction de gérer des pharmacies pendant 4 ans. Il doit également rembourser la CPAM. Les pharmacies sont désormais soumises à des mesures de sauvegarde.

A Nîmes, deux patients ont alerté la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie). Ils s’étonnent de recevoir des remboursements pour des médicaments… qu’ils ne prennent plus. La CPAM est montée à la Grande Pharmacie de la Croix Bleue et a constaté des surfacturations et des fausses ordonnances.

Ainsi, à la CPAM, qui a porté plainte en 2018, les enquêteurs du SRPJ ont constaté l’utilisation d’ordonnances dont le nombre de renouvellements est supérieur à ce qui a été prescrit. Le nombre de facturations en mode dit dégradé a alerté le service juridique de la caisse d’assurance maladie. Cette prescription concerne des médicaments onéreux destinés à des patients traités pour le SIDA ou un cancer. Le nombre d’arnaques est impressionnant. Ce vendredi devant le tribunal, la CPAM réclamait 1 375 000 €. Le tribunal correctionnel a finalement retenu la somme de 872 134 € que le pharmacien devait verser.

« Suicide professionnel »

À Helm, les pharmaciens reconnaissent les escroqueries. « Je l’ai fait pour sauver mon entreprise. J’ai acheté cette officine en 2004. A voir aussi : Conditions de location de la garantie des loyers impayés. Et c’est toute ma vie. Je me suis investi à 200 %. Dans le gardiennage, la garde », témoigne le pharmacien qui parle de « suicide professionnel ».

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En 2004-2005, la Grande Pharmacie de la Croix Bleue fleurit. Quelques années plus tard et début 2010, la pharmacie était en difficulté. L’argent est passé. L’apothicaire évoque le changement du « plan de circulation en centre-ville qui se désertifie de plus en plus », le médecin du centre-ville part à la retraite et n’est pas remplacé.

« Je suis très solitaire, attiré par les gens. Tous ces problèmes, je ne le dis à personne… J’étais dans ma bulle, obsédé par le cash. J’ai fait quelque chose d’inexcusable. Je suis désolé. . Comme dans toutes les professions, il y a des moutons noirs. Malheureusement, je me suis trompé sur l’un d’entre eux. Et j’en suis désolé. La femme de son pharmacien a été innocentée. La pharmacie a été placée sous protection. La responsabilité d’être payé est très importante.

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« Pêché d’orgueil »

Le substitut du procureur Arnaud Massip a requis 3 ans de prison dont 2 ans avec sursis, 10 000 € d’amende et 4 ans d’interdiction professionnelle. « C’est la chronique d’une mort sociale et professionnelle annoncée », note Me Florence De Prato. Et dans le cadre de la dépression. « Il a été humilié par sa mauvaise gestion et il n’en a parlé à personne. Il y a aussi un péché d’orgueil », plaide l’avocat.

Le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens s’est constitué partie civile et sera indemnisé.

Le pharmacien a été condamné à 3 ans de prison dont 2 avec sursis. La partie ferme de la peine sera compilée sur le bracelet électronique. Il devra s’acquitter d’une amende de 5 000 €. Le tribunal a prononcé une interdiction d’exploiter la pharmacie pendant 4 ans.

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