« Nous sommes tous des Ukrainiens ! : à Paris, des refuges occupés pour exiger un traitement égal pour tous les réfugiés

Written By Sara Rosso

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En juin, 80 places étaient occupées sur les 600 mises à la disposition des réfugiés ukrainiens dans le Hall 2 de la Porte de Versailles (XVe siècle). La vacance dans ce lieu, réquisitionné depuis la mi-mars par la préfecture de région pour loger des Ukrainiens fuyant la guerre, irrite la ville et les associations qui viennent en aide aux « autres » réfugiés.

Ce dimanche après-midi, plus de 300 personnes, emmenées par le collectif antiraciste du 18e arrondissement de La Chapelle Debout, ont investi les lieux pour exiger l’égalité de traitement de tous les réfugiés, quelle que soit leur nationalité. Solidaires des demandeurs d’asile et sans papiers qui « viennent pour la plupart d’Afrique de l’Est », précisent-ils, ils occupent depuis illégalement la salle.

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Ces personnes entendent dénoncer les « pratiques d’apartheid » de la France dans son traitement de l’accueil des réfugiés. Et laissez tomber le mot « racisme ». Un tract intitulé « Nous sommes tous des Ukrainiens » a été distribué sur place.

Dimanche, des policiers sont arrivés pour tenter de les détacher, en vain. Vers 20 heures, le préfet de région, qui est chargé de cet accueil, a envoyé des membres de son cabinet négocier une sortie avec le collectif.

Une « politique différentialiste », selon Utopia 56

Une « politique différentialiste », selon Utopia 56

Avant Chapelle Debout, un autre collectif plus visible, Utopia 56, abordait ces revendications. Sur le même sujet : Massa, KYVE et Axelar organisent un Afterwork à Paris en l’honneur des constructeurs du web3. Samedi dernier, ses militants, qui appellent l’Etat « à sortir de cette politique différentialiste », ont organisé un meeting à Paris et une marche de la porte de Versailles (XVe siècle) jusqu’aux bureaux du préfet de région (XVe siècle). Avec comme mot de passe « Un logement pour tous, quelle que soit la nationalité ! » « .

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Plus tôt ce mois-ci, Ian Brossat, adjoint (PCF) à la Mairie de Paris en charge du logement, de l’hébergement d’urgence et de la protection des réfugiés, recevait le collectif La Chapelle Debout. Il s’invite également dans le dossier. Au Conseil de Paris du 7 juillet, l’élu, qui « partage le constat » d’Utopia 56 et de La Chapelle Debout, a qualifié la situation de « lune ». « Mettre les gens à la rue relève de la compétence de l’Etat et non de la ville », rappelle Ian Brossat. « Quand on a des postes vacants, on les utilise ! », poursuit l’élu, qui refuse pourtant de parler de « racisme » et regrette plutôt un « double poids, deux mesures ».

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