Nouveau projet d’hôpital A. Le Dantec : non à la politique et à l’intégration – Lequotidien – Journal d’information Générale

Written By Sara Rosso

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18 août 2022 18 août 2022 71

Je vous propose de jeter un œil aux deux projets pour comparaison et la vente d’une partie de l’assise foncière de l’hôpital pour financer la reconstruction. D’une part, il y a un ancien projet confié à un prestataire sénégalais et d’autre part, un nouveau projet validé par les autorités, confié à l’Espagnol. Étudions attentivement les deux, notamment les modalités de leur financement et leurs conséquences. Premièrement, le projet impliquant le prestataire de services sénégalais propose la reconstruction de l’hôpital sur fonds propres à travers le mécanisme Bot. Le « Build operate transfer » (Bot) est un contrat par lequel un investisseur privé s’engage à construire un équipement, puis à l’exploiter pendant un certain temps, afin, à l’issue de ce délai, d’en transférer la propriété à un entrepreneur . partie, qui est souvent une personne publique (Etat, région, etc.). En contrepartie, sa rémunération provient des redevances qu’elle facture aux utilisateurs de l’infrastructure, pendant la durée contractuelle de l’exploitation par l’investisseur privé. Pour comprendre cela, c’est exactement ce qui s’est passé avec l’autoroute à péage et Eiffage. Ce dernier exploite l’infrastructure sur trente ans si je ne me trompe pas, pour amortir son investissement. Dans le cas de l’hôpital, le prestataire sénégalais qui, je le rappelle, n’a pas d’expérience connue dans la construction d’un tel hôpital, finance le projet pour un montant de 90 milliards si je me souviens bien (information à vérifier), et est payé sur une durée déterminée par les revenus générés par l’infrastructure ou par nos impôts, pour amortir son investissement. Si ce n’est pas une privatisation temporaire de l’hôpital sans nom, qu’est-ce que c’est ? Vous imaginez aisément que dans ces circonstances, l’accès à des soins de qualité dans cet hôpital n’est absolument pas garanti à ceux qui n’en ont pas les moyens et à ceux qui sont démunis : une véritable catastrophe contre la mission d’un hôpital public. De la même manière que seuls les riches peuvent utiliser la route, seuls les riches peuvent supporter le coût des services hospitaliers. A la différence fondamentale que les usagers de la route ont une alternative pour emprunter la route nationale, alors que ceux des hôpitaux n’ont pas d’alternative. Quant au projet, qui a été validé par les autorités, son mode de financement annoncé prévoit la vente d’une partie de l’assise foncière de l’hôpital, qui servira à financer la reconstruction. Dans ces conditions, l’accès aux soins est garanti pour tous sans discrimination. Il faut savoir que ce mode de financement n’est pas étrange ni nouveau : il se fait ailleurs, notamment en France où j’exerce actuellement, et je vais vous donner un exemple. A Strasbourg, les hôpitaux universitaires de Strasbourg où j’ai exercé pendant une dizaine d’années, disposaient d’un grand hôpital situé au centre de la ville, appelé l’Hôpital Civil ou Hospices Civils de Strasbourg. C’était à l’origine un hôpital de banlieue composé de 45 bâtiments répartis sur 23 hectares. Lorsqu’il a fallu reconstruire le Nouvel hôpital civil de Strasbourg, qui est le plus grand projet hospitalier de France, sur une superficie de 9 hectares, avec un financement prévisionnel s’élevant à 230 millions d’euros, c’était pour la vente d’une grande partie de l’assise foncière, le reste est préservé en tant que patrimoine historique, notamment la célèbre cave des hospices et la grande pharmacie mythique de l’hôpital. Comme vous pouvez le voir, ce mécanisme de financement n’est pas le premier exceptionnel. Maintenant, on peut fulminer sur la vente ou non d’une partie du terrain de l’hôpital Le Dantec. A-t-il fallu ou non trouver une autre source de financement, la transaction est-elle transparente ou nébuleuse ?, etc. Ces questions ne m’intéressent pas personnellement, je les laisse entre les mains des politiques et des organes de contrôle de la gestion du ressources du pays, etc. Chacun est libre d’apporter son grain de sel. En ma qualité de médecin spécialiste qui a travaillé dans les conditions désastreuses de l’hôpital A. Le Dantec et qui connaît parfaitement les conditions d’exercice de mes confrères, je ne peux qu’approuver un tel projet, qui d’ailleurs est annoncé clé en main après 18 ans. mois. Ma seule boussole est l’intérêt supérieur des malades et de la population sénégalaise, et cet intérêt est dans ce projet sur le plan médical qui est mon domaine de compétence. Par ailleurs, la question de la démolition des services récemment reconstruits avec toutes leurs péripéties (en particulier la maternité après tant d’années) montre une fois de plus ce que j’ai toujours incité : c’est l’attitude qui consiste à faire cavalier seul, chaque service doit se développer dans son coin en négociant le financement de sa reconstruction à côté du projet général d’établissement de la Cme (Commission de l’Etablissement Médical) qui intègre l’ensemble des services de manière harmonieuse et dans une dynamique cohérente. Bien entendu, ce projet validé à la présidence de la République avec le Cme, ne plaît pas aux cavaliers solitaires qui cherchent à le torpiller par tous les moyens à travers l’instrumentalisation (syndicats et autres comités de défense des intérêts du personnel), la malveillance et le sabotage . Cela explique pourquoi nous voulons remettre en cause ce projet et imposer celui du prestataire de services sénégalais avec une excuse fallacieuse de slogans nationalistes tels que « la préférence nationale » pour maintenir la situation. amalgame, désinformation et manipulation. Qu’y a-t-il entre ce prestataire et les défenseurs de son projet ? Yalla reka kham. Or, ce qu’on attend de mes confrères médecins en leur fournissant un tel bijou comme outil de travail, c’est enfin d’offrir aux populations des soins de qualité accessibles à tous et à la presse rénovation des infrastructures. Pour cela, nous devons être professionnels et nous débarrasser des défauts que nous connaissons ; Je ne rentrerai pas dans les détails, nous nous connaissons. Cela nécessitera une véritable introspection. Ce que nous attendons. Les questions foncières et les questions architecturales ainsi que la validation technique des infrastructures ne relèvent pas de notre compétence de professionnels de santé, ce cercle doit être rompu. Maintenant tu sais! Docteur Mansour DIOUF Ancien élève de l’Ecole Militaire de Santé Ancien Interne Hospitalier de ma promotion Anesthésiste Réanimateur à Bordeaux