Objectif à l’autre bout du monde : bronzer le jour, travailler la nuit avec le programme Working Holiday

Written By Sara Rosso

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Plus de 400 000 jeunes français ont bénéficié de ce programme qui leur permet de voyager dans de nombreux pays tout en pouvant travailler sur place.

En 2019, Margo s’est envolée pour l’Australie avec sa meilleure amie. Elle a 21 ans, vient de terminer sa troisième année de droit à l’Université de Nancy et souhaite faire une année de césure avant d’obtenir son master. « Je voulais aller le plus loin possible et apprendre l’anglais », explique Messina, aujourd’hui âgée de 23 ans. J’ai toujours été intrigué par ce pays, son côté naturel et préservé. Pendant neuf mois, les deux amis errent sur ce territoire grand comme quatorze fois la France. Elles travaillent comme serveuses dans des restaurants à Sydney et à Melbourne. Le reste du temps, Margo erre dans le pays, de la forêt de Daintree à la Grande Barrière de Corail. Ou visitez les Fidji, le Japon ou Bali avec vos salaires. A raison de 40 heures par semaine, il touche 4.000 dollars australiens par mois (2.700 euros), sans compter les « pourboires ». L’aventure de Margo porte un nom : le programme Vacances Travail, dit « PVT ».

Ce dispositif, qui s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans – voire 35 ans pour certaines destinations comme le Canada – permet aux jeunes de partir un ou deux ans à l’étranger tout en ayant la possibilité de travailler dans le lieu de vie avec dignité. L’avantage est qu’il n’est pas obligatoire de trouver un employeur en amont. Seize destinations délivrent des visas (Brésil, Japon, Nouvelle-Zélande, etc.) aux citoyens français, suite à des accords bilatéraux. Le dernier, avec le Pérou, est entré en vigueur en avril dernier. Depuis 1999, plus de 400 000 Français ont bénéficié du PVT, dont 58 % en Australie. En 2018, ils étaient 47 000 dispersés dans le monde, selon les données du ministère des Affaires étrangères. Au cours des vingt dernières années, 42 000 étrangers ont voyagé en France. Selon le site pvtistes.net, qui oriente et conseille les bénévoles, les participants ont en moyenne entre 23 et 27 ans, terminent leurs études ou font une pause.

Au Canada, une sélection par tirage au sort

Au Canada, une sélection par tirage au sort

La demande de « visa vacances-travail » s’effectue en France auprès de la représentation diplomatique ou consulaire de la destination d’accueil, à l’exception de l’Australie où la démarche se fait en ligne. Il y a des conditions pour obtenir du sésame. Pêle-mêle : ne pas avoir déjà bénéficié d’un PVT dans le pays en question, avoir un casier judiciaire vierge ou souscrire une assurance qui couvre les risques pendant la durée du séjour. Thomas et Garance, Parisiens de 25 ans, ont reçu « en cinq minutes » leur sésame pour l’Australie, où ils arriveront fin septembre. Le jeune homme a quitté son emploi dans l’industrie du marketing pour embrasser la vie seul et loin de chez lui. « Ce n’était pas le moment pour moi de commencer à travailler. Pourtant, pendant mes études, je n’avais pas fait d’Erasmus ni d’échange », explique-t-il.

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Dans l’aspect financier, chaque pays établit un montant minimum de ressources dont le candidat doit disposer avant son départ : 2 500 euros pour l’Argentine, la Corée du Sud ou le Chili, 1 800 euros pour le Canada, etc. Sur le même sujet : Changement climatique : pourquoi le prix de votre assurance habitation devrait bondir en Occitanie et dans la PAC… Pour financer son départ en septembre dans le pays à la feuille d’érable, Laure, 22 ans, a travaillé dans une boulangerie pendant deux ans, parallèlement à ses études.

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A l’exception de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, le nombre de participants est limité. Il y a, par exemple, 8 585 places pour le Canada, en 2022. Pour sélectionner, le pays est tiré au sort. Quitte à en remettre certains à plus tard. « C’est dommage parce qu’on peut avoir beaucoup de motivation et ne pas être sélectionnée », déplore Élise*, 24 ans. Il a entendu parler du PVT par le bouche à oreille et est entré en contact, lors d’un séjour à Montréal, avec des Français qui participaient au programme. Son objectif : traverser l’Atlantique.

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Glacier, pâtissier, cueilleur: des expériences à valoriser

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Sur le site, les candidats trouvent des emplois en répondant à des annonces ou en démarchant spontanément des employeurs. Julie Meunier, 37 ans, fondatrice du site pvtistes.net, a par exemple été professeur de français et traductrice à Toronto en 2005 avant de faire le tour des agences d’intérim. « Sur le site, on postule, on cherche des jobs sur LinkedIn, on répond aux annonces. Il faut être productif », conseille-t-il. Dès son retour en France, il est allé dans un autre PVT en Australie. « L’année la plus enrichissante de (sa) vie », où il fait le ménage dans un solarium à Sydney avant de cueillir des melons dans une ferme de Home Hill, dans le nord-est du pays. Thomas et Garance vont opter pour le réseautage : « Ils nous ont conseillé de nous installer dans une auberge et de prendre des contacts pour nous conseiller sur les jobs et les appartements disponibles. Il vaut mieux éviter les arnaques. En Australie, Margo a passé quelques jours dans une ferme à cueillir des tomates cerises. Pour ce « service rendu », le pays s’engage à renouveler les visas jusqu’à deux fois, sous réserve d’avoir travaillé un certain nombre de mois dans le secteur agricole. Les métiers de l’hôtellerie, de la restauration et de l’agriculture sont parmi les plus exercés. Mais les autres participants sont des glaciers, des éleveurs, des développeurs web ou des pâtissiers.

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Le programme vacances-travail est donc une expérience de découverte : professionnelle, culturelle, linguistique, personnelle. Il peut être valorisé dans un CV. « C’est presque un ‘must do' », plaisante Julie Meunier. Et un premier pas vers une longue expatriation ? « Certains partent avec ce projet de s’installer durablement. C’est possible, surtout au Canada qui veut attirer des francophones contrairement à d’autres pays où il y a une immigration choisie en fonction des besoins et des périodes », poursuit-il. D’autres changent de plan, comme Margo. L’enseignant s’en explique à son retour en France : « Le PVT a été un déclic. J’ai réalisé que je n’aimais pas mes études et que je voulais pouvoir travailler tout en voyageant. Cette expérience m’a donné le courage de franchir le pas. Depuis, il a créé son entreprise de conseil en marketing numérique et parcourt le monde.

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