On était au grand débat de L’Opinion sur les 5 piliers de la santé du futur, on vous dit tout

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Déjà, pour commencer, quels sont ces 5 piliers de la Santé du futur, il faut faire un choix, voici L’Opinion : innovation, données de santé, parcours de soins, réglementation et prévention.

Comment simplifier le parcours de soins pour le patient ?

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Constat, on le sait : 11 % des Français n’ont pas de médecin généraliste, même si Agnès Gianotti, médecin généraliste et présidente de MG est française, « 5 % des Français n’en ont jamais et surtout n’en veulent pas, les médicaments ne ne leur font pas appel, au contraire 600 000 malades chroniques (ALD) auront désespérément besoin d’un médecin et n’en ont pas. » Le syndicaliste soulève un autre problème : « Sur 100 000 médecins généralistes en France, 40 % n’en ont pas exercer comme médecins de garde, c’est ça le problème. Ceci pourrez vous intéresser : Les actions du Centre Municipal d’Action Sociale de Nice contre la canicule. En dehors de la démographie, 1/3 des médecins généralistes ont plus de 60 ans. Donc là, on a 10 années dures à traverser, après on trouvera les chiffres de croisière. »

Au cours du débat, des solutions ont été évoquées pour améliorer l’accès aux parcours de soins des patients :

C’est aussi l’objectif de l’Assurance Maladie, comme l’explique Marguerite Cazeneuve, directrice adjointe de l’Assurance Maladie : « L’accès aux soins est au cœur de la réflexion. Pour l’assurance maladie, il doit y avoir un médecin traitant par patient. C’est l’objectif, il n’y a donc pas de système à deux vitesses. Il n’y a pas de délégation aux ambulanciers sans la supervision d’un médecin. L’objectif est de faire en sorte que les médecins traitants puissent voir plus de patients. Il doit passer de 1 000 à 1 286 patients par médecin, sans alourdir les horaires de travail déjà chargés des médecins. Nous avons une officine avec un maillage territorial, des infirmières formées, et c’est là qu’une CPTS (Communauté Territoriale des Professionnels de Santé) prend tout son sens, avec des médecins traitants veillant à la santé de leurs patients. »

David Guillet, précisément infirmier libéral à Cossé-le-Vivien (Mayenne), président de la Fédération des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) : « La CPTS est une instance de coordination, nous participons à des programmes de soins, avec tous les acteurs de une région, pour organiser des parcours de soins. Le lancement effectif a eu lieu en 2018. Et dans les lieux où les CPTS opèrent, ils permettent la circulation de l’information, l’échange fluide, c’est une simplification. On peut appeler le bon acteur au bon Il peut se déplacer, s’adapter à l’événement, au besoin, cela permet de valoriser les hôpitaux de proximité, pour des patients spécifiques, et les CHU gratuits. »

Céline Jardy-Triola, est médecin généraliste (ancienne urgentiste), présidente et co-fondatrice de Focus Santé SAS (UrgencesChrono), elle rencontre la facilité d’installation du CPTS. « Certains médecins, certains pharmaciens n’en voient pas l’intérêt, alors que oui dans la délégation de soins, le CPTS est très précieux. Pour la prise en charge des patients chroniques, on peut s’appuyer sur des APN qui peuvent assurer un suivi et un retour d’expérience. GP a aussi insisté sur « les documents, les attestations, les dossiers à remplir pour la MDPH, on a passé notre vie à faire ça. De plus, il y a un manque de coordination entre les professionnels de santé, sachant qui a fait quoi à qui. »

Les experts de la santé pointent un autre problème, « l’un des grands crimes de la France est le manque d’éducation sanitaire de la population. Dans ce pays, les gens doivent comprendre comment notre système est fait, comment il se développe, combien il coûte. Il faut réapprendre les bases. »

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La télémédecine : le ticket gagnant ?

Un bilan de télémédecine s’impose. Depuis le Covid, le principe s’est généralisé, comme l’explique Isabelle Cambreleng, directrice des opérations de MesDocteurs chez Cegedim Santé : « il y a eu 5 millions de téléconsultations depuis début 2022 et alors qu’on n’était que 75 000 en 2019. Cela représente 3,7 % des total des consultations chez le médecin généraliste. Et bien sûr, dans le cas d’une maladie chronique, cela a tout son sens, alors prévoyez du temps pour d’autres consultations. »

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Pierre Hornus, co-fondateur et PDG de Semeia, met l’accent sur la télésurveillance : « nous faisons de la télésurveillance, pour avoir accès aux données constantes des patients, partout en France. L’équipe soignante peut accéder aux données, et le temps de recherche est gagné. les données sont claires. Les patients évitent d’aller en consultation. Les patients se sentent bien suivis, retour automatique à l’équipe soignante, avec alertes automatiques si besoin. Nous intervenons principalement en oncologie, néphrologie, psychiatrie, rhumatologie… »

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IA, innovation et R&D au bénéfice de la santé ?

Qu’est-ce que le Campus Paris Santé ? Antoine Tesnière, professeur d’anesthésie-réanimation, directeur du campus médical de Paris, présente ce nouveau centre d’innovation parisien qui sera bientôt implanté dans le Val de Grâce. « Nous sommes le lien entre les innovateurs, publics et privés, pour créer des synergies, accélérer la recherche et l’innovation et transformer l’innovation en usage. Les entreprises doivent être des champions, comme Doctolib et Alan. »

Raphaël Beaufret, co-responsable de la santé numérique, délégation ministérielle à la santé numérique (DNS), vient évangéliser à Mon Espace Santé : « Avec le MES, nous voulons que les patients retrouvent leurs données : dossier de santé électronique des Français dès janvier 2022, ouvert en ligne le défaut pour tout le monde, il y a en remplacement, les documents de santé, donc les données de santé du patient, mais aussi un carnet de santé, et tout de suite le catalogue d’applications. Le statut de la plateforme, qui met en avant l’application labellisée, désormais. »

Séverine Salgado, Directrice Générale de la Fédération Nationale de la Mutualité Française souligne l’importance des données de santé pour les patients : « Les données médicales sont privées, appartiennent à l’individu, ce principe n’est pas remis en cause, les professionnels de santé en sont les dépositaires. pour les transmettre. Les mutuelles demandent les données dont elles ont besoin pour remplir leur mission. Nous avons accès à une base de données de l’assurance maladie, ce qui nous permet d’échanger avec les pouvoirs publics. Mais les mutuelles veulent pouvoir évaluer les données, pas seulement pouvoir utilisez-le pour émettre des paiements. »

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IA, robotisation… Quel gain pour le système de santé… et le patient ?

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Bien entendu, Stéphane Barde, directeur des données de Malakoff-Humanis, est d’accord avec lui sur ce point : « Les données sont collectées dans un but, avec un consentement éclairé. Il va falloir plus de données, elles existent, elles ne seront jamais dans le DMP, alors que pour la santé pour l’innovation ce serait formidable. Nous essayons d’offrir un service lorsque l’assuré en a besoin. Nous devrons peut-être trouver des approbations d’intérêt public pour les données et leur potentiel de traitement par l’IA. »

Renforcer la prévention en entreprise, un impératif

C’est sur ce sujet qu’est intervenu le Pr Matthieu Durand, chirurgien urologue, PU-PH et responsable du programme robotique du CHU Nice, il a informé de l’installation d’une ligne de robots chirurgicaux Intuitiv au CHU Nice, et de leur mise en place : « Le Le CHU de Nice est le 2ème en France à avoir acheté ce robot en 2006. C’est une révolution dans la pratique, nous en sommes maintenant à la 4ème génération, les chirurgiens opèrent à distance du plateau, le patient dort, nous allons placer l’appareil, placer les instruments, puis quatre bras robotiques, trancher, disséquer, suturer… dans l’expansion de nos opérations en tant qu’opérateurs. ses conséquences socio-professionnelles avec plus d’arrêts de travail.Les robots permettent une chirurgie mini-invasive – comme la laparoscopie -, facilitant même certaines interventions pour les soins ambulatoires (Notes de la rédaction) itor : sur un jour), avec le besoin de moins de personnel soignant parfois (blocs IDE notamment), dans la période de pénurie actuelle c’est pas mal ! avec des mouvements plus précis. Et puis un autre avantage qui concerne la formation et profite au patient quant à la courbe d’apprentissage en chirurgie – c’est le temps qu’il faut pour maîtriser les mouvements de l’opération -. En robotique, la recherche montre de manière significative (Thompson Eur Urol 2018), que nous sommes plus rapides au moins aussi efficaces, ce qui signifie qu’il faut moins d’action pour être aussi bon que possible techniquement. Ainsi, la robotique en chirurgie, et notamment grâce à l’actuel leader Intuitiv, qui a façonné un changement générationnel dans la pratique chirurgicale depuis les années 2000, entraîne progressivement un changement de la culture de la chirurgie et une augmentation du niveau des résultats chirurgicaux, p . lire le début de la carrière d’un chirurgien. Mais, c’est une technologie, elle ne vit pas seule, elle vit avec des hommes et des femmes qui s’adaptent n.m. Donc, au lancement, il y a eu un débat sur l’usage, car du coup les chirurgiens n’avaient plus de contrôle direct sur le patient, ni même sur le patient : un changement de paradigme complet. Et de fait, la robotique a le potentiel de rompre avec le choix initial du chirurgien – faire ce travail – qui au départ, sans doute, voulait opérer avec ses mains selon l’image caractéristique de ce métier que nous avons tous inconsciemment. Pour cela, il a fallu des années au CHU de Nice pour devenir efficace, mais maintenant il l’est. Avec plus de 535 actions l’an dernier, sur notre plateforme de robotique institutionnelle, nous sommes parmi les plus optimaux de France, en terme de parcours d’opérations robotiques. Ce n’est pas du tout une course, mais cela reflète l’excellente cohésion de l’équipe de soignants, anesthésistes, chirurgiens et managers qui se sont réunis autour de la technologie au service des patients. »

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Paul Giraud, radio-oncologue, chef de clinique aux Hôpitaux Universitaires Pitié Salpêtrière – Charles Foix (APHP) travaillant sur l’IA dans le traitement du cancer : « J’utilise les rayons X pour soigner les patients atteints de cancer. Et avant cela, je fais un scan pour voir où cibler le faisceau, et ce qu’il faut protéger. Pour éviter le cancer ORL, il faut compter 2 à 3 heures, et avec l’IA et les algorithmes, on a parcouru moins d’une heure, donc on gagne du temps médical. De même pour la dosimétrie, elle peut également être optimisée avec l’IA.

Mais nous promettons toujours que cet algorithme n’est pas parfait en raison du manque de données. Pour l’instant c’est une décision médicale qui dépend du groupe et de l’expérience du médecin. En IA, je veux prédire, évaluer le pronostic et corriger le risque en fonction du succès, mais il y a beaucoup de travail sur les données. La nomenclature n’est pas la même par centre, il faut une structure pour faire des scanners, lister les effets secondaires, les pronostics et apprendre à les noter tous de la même manière. »&#xD ;

Le dernier pilier, la dernière table ronde, la prévention, comment aller plus loin, notamment en entreprise. Laurent Borella, directeur médical de Malakoff Humanis commence par expliquer ce qu’est la prévention primaire, « étude d’une hygiène de vie favorable à la santé, addiction, nutrition« , secondaire, « détection précoce de la pathologie » et tertiaire « surveillance et stabilisation de la pathologie chronique ». « Le système de santé français est à la croisée des chemins. Nous sommes l’un des pires pays au monde en matière de prévention. Il faut élargir la prévention au seul domaine de la santé. Nous avons un rôle à jouer dans la prévention, au travail et dans la vie. La prévention devrait faire partie de la vie quotidienne.