Les Oubliés de 2022

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

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  • Kirby et le monde oublié Standard | Nintendo Switch – Code jeu à télécharger
    Accompagnez Kirby dans une nouvelle aventure en 3D prenant place dans un monde mystérieux Allez sauver les Waddle Dees . Dans cette nouvelle aventure, une importante mission vous attend : sauver les Waddle Dees qui ont été capturés par de mystérieux ennemis, la terrible « meute des bêtes ». Dans chaque stage, vous devrez combattre les membres de cette meute et résoudre des énigmes afin de progresser vers l'arrivée et de sauver les Waddle Dees kidnappés. Travaillez en coop à deux joueurs, en tant que Kirby et Bandana Waddle Dee. Vous pouvez prêter un Joy-Con à un ami pour explorer ce nouveau monde en équipe !
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Oliver Sim

Hideous Bastard

Oliver Sim est peut-être la voix la plus reconnaissable du trio xx, mais il est aussi sans doute leur visage le moins connu. Et si cela fait quelques années que Jamie et Romy tentent d’agiter le public de leur côté – ce dernier récemment en étroite collaboration avec Fred Again… -, Oliver prendra plus de temps avant d’explorer ses talents de soliste. Sur le même sujet : Hygiène dentaire : évitez de boire du jus d’orange avant de vous brosser les dents. En 35 minutes d’affilée – et dans une reprise qui met un peu mal à l’aise – on le retrouve dévoilant les recoins sombres de sa jeunesse, évoquant ouvertement la prise de conscience de sa séropositivité, une relation conflictuelle avec son corps ou une relation aux conséquences dévastatrices. . Beaucoup moins intéressé par les dancefloors que ses acolytes, Sim joue avec retenue sur une pop électronique qui adoucit à peine la noirceur de ses propos. C’est stylé (comme The xx), parfois un peu chiant (comme The xx) et impeccablement réalisé (littéralement comme The xx puisque c’est Jamie qui s’y colle). Toutes les chansons de ce Hideous Bastard ne sont pas parvenues à l’état de grâce (on en a déjà oublié une poignée), mais certaines d’entre elles méritent à elles seules d’être mises régulièrement sur le tourne-disque (« Hideous », « Never Here » ou même « Fruit »). &#xD ;

Essence de sélection : www.youtube.com/watch

Fitou : le Château Champ des Sœurs lance les vendanges
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Phelimuncasi

Ama Gogela

C’est l’été, il fait beau, les oiseaux chantent et les insectes nous agacent. En Afrique du Sud on appelle cette guêpe qui fait du bruit et tourne autour de nous « ama gogela ». C’est aussi le nom choisi par le collectif Phelimuncasi pour décrire leur musique : une musique qui transcende tout simplement l’entêtement qu’elle provoque à jeter ses auditeurs dans une forme de transe. « Nous croyons que notre musique est irrésistible, vous ne pouvez pas dormir ou vous détendre pendant qu’elle joue ». En fait, Ama Gogela utilise tous les codes du gqom, un sous-genre de la house né à Durban, pour l’enrichir morceau par morceau, mêlant cette lente progression répétitive et ces passages vocaux toujours bien sentis pour créer l’impression d’une immense manifestation musicale se déroulant dans le monde. Ceci pourrez vous intéresser : La chef du Parti démocrate des États-Unis, Nancy Pelosi, a déclaré qu’elle était profondément troublée par l’attaque de son mari contre elle.. En écho à leur engagement politique et à l’énergie que la musique électronique – et pas seulement Nyege Nyege – anime en Afrique du Sud, le disque propose onze itérations d’un univers inimitable. Un univers qui fait aussi partie de la société, car on retrouvera leurs collaborateurs de longue date, Dj mp3, Dj Scoturn, ou encore le protégé de SVBKVLT, Net Gala. Les types de guêpes que nous acceptons volontiers autour de notre salade.

Piste en vedette : nyegenyegetapes.bandcamp.com/track/dlala-ngesinqa-prod-net-gala

Monkeypox : "inquiétant", le patron de l'OMS demande conseil aux experts du Comité des urgences
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Moderat

More D4ta

Il semble que personne ou presque ne s’attendait à ce quatrième opus du duo Modeselektor/Apparat. Et parfois on le comprend trop bien : cela fait cinq ans que le trio teuton semble avoir esquivé la question et ne cherche plus que des prétextes pour jouer sa musique dans les grandes salles. Il faut dire que les voir aujourd’hui sur la scène du Zénith, c’est comme Coldplay remplir le Stade de France : si ces ambitions manquent de modestie, le blockbuster est tellement imparable qu’on en oublie que l’émotion suscitée par certains titres relève plus que de la nostalgie de l’époque. à la qualité de leur interprétation. Le More D4ta va-t-il vraiment changer la donne ? Pas vraiment, non : disons que c’est un disque qui réussit en ne sachant pas ce que ça veut dire de le mettre dans sa poche. Voir l’article : Santé. Moustiquaires, répulsifs, poissons… Comment se protéger du moustique tigre ?. C’est peut-être parce qu’il s’agit de l’essai et de l’erreur des débuts, et sa production lisse évoque le côté sombre et volatil des disques de Shed plus que le comportement rythmique de Burial. Peut-être aussi parce que Moderat, à défaut d’ouvrir une nouvelle page, revient à ses sources sans trop sacrifier à son ADN. Avec de telles spécifications, nous sommes heureux que le produit fini soit plus proche de la coupe du réalisateur de Jurassic Park qu’un redémarrage boiteux de style Jurassic World. Pareil, il faut savoir se contenter de petites victoires, ne pas réussir à écouter des disques dignes du vrai talent de leurs auteurs.

Essence de sélection : www.youtube.com/watch

Demandez un. "Les urgences dentaires sont réglementées"
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JID

The Forever Story

Selon ses ambitions, M. Morale Big Steppers de Kendrick Lamar est un disque qui marquera l’année 2022 au fer rouge. Pour la même raison, c’est aussi un disque qui ne permet pas une écoute perturbée. Bien au contraire : ce quatrième album du Prince de Compton est une masterclass de 80 minutes qui peut parfois rebuter le sérieux qu’elle impose à l’auditeur. Si on parle de K-Dot, c’est parce que JID, le rappeur d’Atlanta associé au collectif Spillage Village, lui est souvent comparé, moins pour ses visées intellectuelles que pour l’agilité et la félinité de son flow. Et cela se prouve une fois de plus sur The Forever Story, un album qui arrive après l’interminable attente provoquée par le terrible DiCaprio 2 sorti en 2018 et animé par le maître DJ Drama. Mais il n’est pas question ici de puiser sa force dans des siècles de souffrances afro-américaines ; dans un élan de générosité qui ne semble jamais opportuniste, JID préfère interpoler et rendre hommage – heureusement pas trop fortement – à tous ces signes avant-coureurs qui ont structuré son ADN – sur « Stars » il cite l’importance de Jay-Z, Kanye West et Lil Wayne , mais aussi l’importance incroyable, mais pas incroyable. une liste à laquelle il faut ajouter Mos Def, Outkast ou encore J Cole, qui lui aussi l’accueille sur son label Dreamville. Mais au-delà des qualités techniques époustouflantes dont JID a fait preuve d’un bout à l’autre du disque, et au-delà de la variété des productions sur l’album qui unit le rap d’hier au milieu d’aujourd’hui et au déluge de bangers, ce que l’on retient avant tout de cette heure de musique C’est le plaisir qu’il procure, une écoute incontournable pour être prudent, mais cela ne nous ramène pas aux bancs de l’école pour écouter le professeur – certes fascinant – il balance des pans d’histoire avec ferveur et emphase. JID est plutôt un bon ami, malin et espiègle, qui nous divertit pour qu’on ne meure jamais d’ennui. Et pour tous, nous le remercions.

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Essence de sélection : www.youtube.com/watch

Belugueta

Espigòts

La musique traditionnelle est-elle l’avenir ? Dans tous les cas, il faut bien écouter. Il n’y a que dans le sud de la France, portée par l’audace d’Artùs ou du collectif La Novia, que la tradition de la polyphonie connaît un renouveau passionnant. Avec la figure de Corrèze de San Salvador et leur incroyable album La Grande Folie sorti début 2021. Désormais disponible sous le label du même nom pour mettre en valeur la créativité occitane. Et après la sortie de l’EP rock psychédélique de leurs amis de Brama (qui sera suivi de près), voici le premier album du groupe toulousain Belugueta, né en 2017. Sans atteindre les sommets d’intensité de San Salvador, ce quintet déploie virtuosité avec un chant impressionnant, dans un même appareil simple : voix et percussions. Leurs compositions dépassent les frontières de la musique occitane, portées avant tout par une profonde recherche vocale et un travail riche de complémentarité. Pur plaisir du son.

Essence de sélection : www.youtube.com/watch

STR4TA

STR4TASFEAR

Gilles Peterson aura l’année inverse. Si le dig doctor doit se réjouir de la bonne santé de son label Brownswood Recordings (merci Kokoroko) et de ses festivals (The Worldwide en France et We Out There en Angleterre), l’exercice 2022 sera aussi celui du labeur. d’un projet qui lui tient à cœur, Worldwide FM. En raison de difficultés financières, la webradio a été contrainte d’arrêter de fonctionner en octobre. On imagine que ce fut un sacré coup dans la tête du DJ hyperactif, et que son implication dans STR4TA serait le plus grand bénéfice. Et de fait, on peut l’entendre sur STR4TASFSFEAR, un album « feel good as egg » qui puise une fois de plus du jus dans la vague jazz-funk qui a imprégné toute la musique britannique dans les années 80 et permis l’émergence de groupes aussi importants qu’Atmosfear ou Incognito, au sein duquel on retrouve Jean-Paul « Bluey » Maunick, associé de Gilles Peterson au sein de STR4TA. STR4TA est une musique qui embrasse son côté arriéré et un peu loufoque, mais qui compense ce que certains pourraient considérer comme un frein au plaisir d’écoute par une folle envie d’apporter de la couleur à une époque qui a tendance à tout voir dans le noir. Attention, dans leur envie de colorer notre quotidien, nos deux Anglais ne jouent pas à la Desigual, mais travaillent leur palette avec la classe de Paul Smith : des lignes de basse aux courbes affirmées au groove de batterie généreux. grâce à des effusions de clavier libératrices, tout ce qui concerne STR4TASFEAR est conçu pour encourager l’indulgence. S’il vous plaît ne résistez pas.

Essence de sélection : www.youtube.com/watch

Warmduscher

At The Hotspot

« Dirty » et « fun » sont probablement les termes les plus préférés pour décrire les activités des Anglais en une courte décennie. Ça nous va plutôt bien, « sale » et « fun ». C’est le genre de perspective qui nous donne envie de nous lever le matin. Warmduscher, c’est un peu le Beetlejuice du post-punk qui prend la tangente : tu prononces trois fois son nom et du coup t’as un chanteur potelé en chapeau de cowboy prêt à te chuchoter « maman » à l’oreille pendant qu’un de ses acolytes fait pipi dans l’évier de la cuisine. Joie, bonne humeur et alcool frelaté à 40°. Avec le frontman jouant avec les frères Dewaele sur son side-project Sworn Virgins et ce quatrième album produit par Joe Goddard et Al Doyle de Hot Chip, le groupe ne cache plus ses intentions d’occuper son mètre carré sur la piste de danse, qu’il s’agisse de se montrer lascif funk (« Live at the Host ») ou disco sale avec blasphème supposé (« Wild Flowers »). Pendant tout ce temps, les synthés et la basse se battent pour savoir si la prochaine chanson vous emmènera au club le plus proche ou directement dans la chambre. Résultat : At The Hotspot est un patchwork festif qui s’étale un peu dans tous les sens, mais parvient tout de même à donner son propre rythme.

Essence de sélection : www.youtube.com/watch

Whatever the weather

Whatever the weather

L’an dernier, Lorraine James offrait à Hyperdub un premier album unique, exigeant, quoiqu’avec un léger goût d’inachevé – on préférait volontiers l’album de Joy Orbison avec qui James partageait la même passion pour les dancefloors mutants. Sous le pseudonyme Indépendamment du temps, un dépaysement radical pour l’Anglaise, qui s’offre ici avec un album d’ambiance, aussi épineux soit-il, un exercice dans lequel on se casse vite la gueule si on aime s’entendre jouer de belles nappes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la belle s’en tire avec les honneurs : sans sombrer totalement dans l’exercice beatless, Lorraine James ne semble pas vouloir perdre de vue la piste de danse, dont elle fait un usage plus contemplatif et volatil. Le résultat est un disque qui ne renonce ni aux breaks amen drum and bass épileptiques ni aux boucles de piano jouées à vingt mille milles sous les mers, et qui joue assez bien la carte entre deux mondes à la manière de Koreless ou Glumica. C’est d’une précision effrayante, parfois une belle prise de vue, et c’est une autre preuve que les îles britanniques ont encore de très beaux jours devant elles si elles mélangent intelligemment leurs cartes.

Sélection de chansons : youtu.be/436s691W4x4

Carmel Smickergill

We Get What We Get And We Don’t Get Upset

À mi-chemin entre le théâtre, la composition classique et la musique électronique, Carmel Smickersgill est une jeune artiste qui a remporté des résidences et des prix. Originaire de Manchester, il propose son premier EP, le sobrement intitulé We Get What We Get & On ne s’énerve pas. On sent l’influence d’éléments de la musique électronique anglaise, comme les mouvements rythmiques du footwork, mais aussi la maîtrise du contrepoint, le travail vocal qui rappelle Caroline Shaw et un talent particulier pour mélanger minimalisme acoustique et électronique ambiante. Sur ces petits quart d’heure de musique s’arrangent des morceaux qui semblent déjà presque interminables et dotés d’un goût mélodique rare dans le genre. De toute évidence l’un des artistes à suivre dans les années à venir.

Essence de sélection : www.youtube.com/watch

Leikeli47

Shape Up

Plus prescriptif que jamais, nous vous le claironnions déjà en 2017 : « Le rap de Brooklyn n’est pas mort, tout comme ce groupe mythique du nord de Paris ; ce n’est qu’une chape. Scred dans la mesure où il ne rentre dans aucun caprice, aucun diktat, scred dans la mesure où il cache son visage et porte un nom de code sacrément complexe : Leikeli47 ». A cette époque, le jeune Hasben Jones faisait déjà trembler de nombreux cocotiers avec un rap qui avait de la fraîcheur et de l’originalité de son côté, et nous avions de grands espoirs pour un artiste qui avait aussi l’avantage d’être porté par une major – RCA Records. Cinq ans plus tard, le rap est une machine plus puissante que jamais, mais force est d’admettre qu’il règne avec un statu quo et parfois un manque criant d’originalité, sans compter qu’il peine à donner aux femmes toute la place qu’elles méritent. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que le nouvel album de Shape Up, Leikeli47, n’ait reçu que des critiques élogieuses de la part de quelques universitaires bien informés. Pour autant, le disque n’a rien d’expérimental ou d’inaccessible, bien au contraire : puisant son énergie dans l’âge d’or du hip-hop new-yorkais, la culture club et l’excentricité de certaines grandes figures des années 2000 (pensez Pharell Williams ou Missy Elliott) , Leikeli47 apporte une énergie au hip-hop actuel et une fraîcheur qui nous rappelle les débuts de Princess Nokia. Et si cette dernière s’est peut-être perdue ces dernières années, la constance et l’intelligence avec lesquelles Leikeli47 façonne son travail font d’elle une artiste à admirer et un exemple à suivre pour de nombreux rappeurs dont la créativité semble se tarir. tandis que les zéros s’accumulent sur le compte bancaire…

Essence de sélection : www.youtube.com/watch

The Bobby Lees

Bellevue

Quiconque a rencontré Bobby Lees sur scène vous dira que ces quatre jambes nickelées de Woodstock ont ​​ce petit plus qui les distingue de nombreux groupes qui s’efforcent d’apporter la ferveur du rock & roll, celui qui vient du blues mais aussi du punk. Ce tout petit point, des gens assez astucieux comme Henry Rollins, Debbie Harry ou Iggy Pop s’en sont rendus compte très vite, ne manquant pas une seconde pour glisser leur nom au plus vite. Résultat, deuxième album, Skin Suit, produit par Jon Spencer, sorti par Alive Natural Sounds. Une suite assez logique, mais qui pourrait rapidement enfermer le groupe dans une boîte de revival rock trop étroite pour être pulvérisée. On ne parierait pas particulièrement sur Ipecac, mais c’est bien la maison de disques de Mike Patton qui accueille désormais ces Bobby Lees menés par le très charismatique Sam Quartin qui développe en parallèle une carrière d’acteur. En proie à divers troubles psychologiques dans le passé, la jeune femme retrouverait une certaine forme de sérénité en canalisant son énergie débordante dans une rafale de riffs qui sonnent comme un train parti dans la nuit et plus efficace que le Ritalin. Si on l’a vraiment déjà entendu quelque part – des Stooges à Nirvana en passant par Hole et The Gun Club – Bellevue respire la sincérité et ne manque pas d’idées folles, doublement rares et suffisamment précieuses pour être soulignées en rouge sang. &#xD ;

Essence de sélection : www.youtube.com/watch

Osees

A Foul Form

Pour une compréhension complète du King Gizzard & bien mérité, mais légèrement envahissant; The Lizard Wizard ont réussi à conquérir la scène garage/psych mondiale, il suffit de voir à quel point un groupe comme Osees (c’est leur nom en attendant de revenir sur The Oh Sees), qui a longtemps rivalisé avec les Australiens en qualité et en quantité , ont été supprimés aujourd’hui en arrière-plan. A la décharge de John Dwyer et de sa bande, alors que le roi des gésiers nous offrait une bagatelle de cinq albums complètement différents en 2022, le groupe californien n’a sorti qu’un seul disque. Mais quel disque : hommage de John Dwyer à sa collection d’albums punk et à des groupes tels que Crass et Black Flag, A Foul Form voit le groupe continuer là où tout a commencé pour de nombreux groupes : dans le sous-sol de la maison familiale – dans ce cas Guru celui de Dwyer. C’est aussi là que le disque a été mélangé dans des conditions pour le moins rudimentaires, avec un résultat dont la douceur et la volupté ne peuvent être comparées qu’à la douce caresse d’une éponge abrasive sur une plaie purulente : clairement déconseillé. aux cœurs fragiles et aux âmes pures, les dix chansons qui composent ce 26e (!) album studio ne dépassent qu’une seule fois la barre des deux minutes, et John Dwyer et ses assistants nous les lancent avec une agressivité digne des meilleurs groupes qu’ils ont eus en l’arrière-plan lorsqu’ils ont pensé à monter ce disque, qui n’est peut-être pas un jalon dans leur impressionnante discographie, mais qui doit certainement y occuper une place à part.

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Richard Dawson

The Ruby Cord

Messager du folklore britannique, Richard Dawson a toujours essayé de présenter sa musique comme une suite de scènes cryptiques qui dévoilent lentement leur beauté. C’était déjà le cas sur les deux premiers albums de sa trilogie : Paysan en 2017, dont les thèmes narratifs se situaient entre 400 et 600, et 2020, 2019 (framboise), qui traite, entre autres, des conditions de travail contemporaines moroses. En toute logique, The Ruby Cord reflète une époque future dans laquelle la société s’est effondrée et les gens vivent dans un état de réalité augmentée. Pourtant, pas de synthé ni d’amen à l’horizon : Dawson est un avare qui accompagne son folk dissonant avec des harpes, des violons, mais surtout avec des chœurs qui prennent de plus en plus de place pour souligner l’espoir à chacun de ses scrapbooks. La première chanson de 40 minutes (!), « Pustinjak », développe lentement sa litanie, mais lorsqu’elle touche à sa fin, elle dégage une beauté si déchirante qu’elle justifie la lenteur de sa construction. Et puis il reste encore 40 minutes ! Cette deuxième partie rassemble de nombreuses palettes que Dawson a déjà utilisées dans sa carrière : post-folk, avant-country, voix rock et mélodies dissonantes qui arrivent encore à rentrer dans la tête des gens. C’est une des caractéristiques de l’alphabet anglais : chaque répétition renforce la perspective d’espoir – la promesse de cette faible lueur qui peut résister à un lendemain décevant. Car même si les prémisses de ses disques sont toujours sombres, Dawson témoigne de cet optimisme qui croit que les carences de l’humanité ne suffiront jamais à annuler la pure merveille de notre existence. &#xD ;

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Essence de sélection : www.youtube.com/watch

Mount Kimbie

MK 3.5 : Die Cuts | City Planning

Depuis The Love Below/Speakerboxxx d’OutKast en 2003, c’est toujours compliqué de voir des membres d’entités qu’on aime se démarquer lors d’un double disque. L’affaire Mount Kimbie ne déroge pas à la règle, à la différence près que sur ce nouveau disque le tandem se veut d’emblée rassurant : ici il s’agit juste d’évacuer ce qu’il y a de plus pertinent sur les disques durs de Dom Maker et Kai Campos avant qu’ils jusqu’à écrire leur quatrième disque. Bravo à eux (et à nous) pour cela : cela nous permet de mieux comprendre qui est responsable de quoi dans la musique de Mount Kimbie, et de mesurer à quel point les deux sont éloignés du très moyen Crooks & Amoureux une décennie plus tôt. Sur Die Cuts, Maker évacue toutes ses meilleures productions soul réalisées en haché & foutu, et ça ne posera pas trop de problème de faire partie du disque qui aura le plus de visibilité : en plus de la qualité du disque, il propose des contributions de Danny Brown, Slowthai, Liv.e, James Blake ou encore Wiki qui ont répondu au public qu’avec leur signature vocale ils subliment le travail d’orfèvrerie proposé par les Anglais. Sur Urban Planning, Kai Campos préfère rester seul à bord, et on peut dire qu’il se défend très bien : s’il propose de vrais flashs pour la piste de danse (« Zone 2 : The Last Connection » <3), c’est plutôt ces performances à la limite de l’anti-club qui fascinent ici, dans un résultat qui ressemble assez régulièrement au travail de l’actrice. Surtout, la grande qualité de ces deux disques permet d’affirmer le véritable état des lieux : Mount Kimbie est en forme, et après un tel apéritif on a hâte de les retrouver parler à l’unisson du successeur. selon l’amour ce qui survit. &#xD ;

Essence de sélection : www.youtube.com/watch

Coby Sey

Conduit

Le charisme vocal de Spaceape, le côté fougueux de Kae Tempest et l’excentricité virtuose de Dean Blunt. C’est ainsi que nous aimerions résumer le premier effort publié par Coby Sey en AD 93, Conduit. Un disque qui, s’il ne semble pas faire de bruit à l’heure cruciale des soldes finaux, reste tout de même un petit traumatisme pour ceux qui ont eu le cran de s’y aventurer. : quelques mois après sa publication continue de nous hanter et révèle en nous de nouveaux stigmates. Arbitrairement bruyant, étrangement gaulé, le disque ouvre un nombre incalculable de portes, à l’intersection parfaite des mutations de la bass music, du spoken word et du noise. Un labyrinthe dans lequel on aime se perdre et qui s’anime parfois de ce feu sacré qui a donné naissance à des disques comme Original Pirate Material de The Streets ou Untrue de Burial pour nous empêcher de dormir la nuit, emportés par cette inspiration lancinante. autre part. Conduit offre un cliché sombre mais fascinant de la jeunesse anglaise post-Covid et des changements qu’elle subit à travers la musique qu’elle écoute, souvent produite avec des moyens extrêmement limités pour un résultat qui ne la laisse jamais indemne. Un disque en forme d’une nuit blanche passée avec les fantômes du sud de Londres, et assurément une belle promesse d’avenir, qu’il faudra surveiller au plus près dans les mois à venir. &#xD ;

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French Montana & Harry Fraud

Montega

Pour son cinquième album studio, French Montana a eu la brillante idée de confier les clés de son studio à son ami de longue date, Harry Fraud. Le producteur, qui est signé sur son label Coke Boys et s’est fait un nom en travaillant étroitement avec de grands noms tels que Smoke DZA, Curren$y, Dave East, Benny The Butcher et Action Bronson, fournira en effet, avec brio, toute la production Montega. Dès l’opener « Blue Chills » et son glorieux sample Skylar Gudasz, on comprend que ce projet sera beaucoup plus consciencieux, cohérent et soigné que les précédents; Nous voici à des années-lumière des hymnes comiques insipides, qui sont pourtant le mode de vie habituel d’un canaille de 37 ans. Avec ce retour aux sources inattendu d’un MC dont on n’attendait franchement rien, on découvre, à notre grand étonnement, tout le potentiel de French Montana à son meilleur. Grâce à des choix artistiques intelligents – comme rompre complètement avec les sonorités drill/trap qui saturent le marché ou faire appel à Rick Ross sur le groovy « Kind Of Girl » – le rappeur marocain livre un projet mature, soigné, presque élégant. Porté par le travail impeccable d’Harry Fraud au sommet, le dernier album de French Montana se positionne donc comme un album incontournable du millésime rap américain 2022 – c’est une phrase qu’on n’aurait jamais pensé écrire cette année…& #xD;

Sélection de chansons : youtu.be/2pa6Vbs_uGc

Obongjayar

Some Nights I Dream Of Doors

On s’attendait à du rap imprégné de jazz. Nous avons eu la plus belle pop de tous les temps. Après plusieurs singles et exploits classieux (notamment avec Little Simz ou Pa Salieu), le chanteur anglo-nigérian a réussi à attirer l’attention. Une voix aussi agréable en fausset qu’une basse rocailleuse, des rythmes énergiques à la croisée du rap britannique et des percussions africaines : Steven Umoh, de son vrai nom, avait de bons arguments. Cependant, son album reste une totale surprise. Avant tout, Obongjayar explore sa mélancolie, privilégiant les belles mélodies aux beats effrénés. Dans des titres très délicats, presque pelucheux, il expose ses doutes, ses blessures. Une manière de se démarquer dans le Londres étouffant actuel, avec en prime une belle intervention de la saxophoniste Nubia Garcia dans le titre phare « Wrong Fort It ». Quelque chose qui offre un confort plus que bienvenu.

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Daniel Avery

Ultra Truth

En 2013, Daniel Avery débute la scène techno avec son album Drone Logic, qui devient rapidement sa carte de visite. Suivent des albums qui traitent plus ou moins du même thème avant de ralentir sur Together in Static, dont l’ambiance et l’introspection coïncident avec une pause forcée de la dance music pendant la quarantaine. Au lieu de revenir en arrière, son nouvel album Ultra Truth cherche à synthétiser les deux pôles de sa production musicale. La vitesse se conjugue ainsi à la contemplation dans une odyssée qui parvient à garder sa cohérence malgré la multitude d’approches différentes. Il y a des grooves de danse composés de pauses amen (« Higher »), des rythmes trip-hop cachés sous des nappes de synthé et des boucles vocales de HAAi sur « Wall of Sleep », et d’autres BPM élevés et d’autres divertissements améliorés par la caravane ou la jungle. Mais il y a des virages plus atmosphériques comme le très lynchien « Collapsing » ou le brumeux « Only » qui ralentit le rythme en ajoutant une distorsion et une réverbération extrêmes qui tranchent avec la voix suave de Jonnine Standish. On retrouve également Kelly Lee Owens sur « Chaos Energy » qui passe avec audace de l’ambient texturé à l’électropop dansante pour se transformer en un gros beat qui n’attend que les pieds pour marquer le sol de leur beat. « Heavy Rain » termine l’expérience sur une note positive, avec une intensité de piste de danse qui mêle des synthés gracieux au son de Vangelis. L’esprit d’Ultra Truth transparaît à travers ce dernier titre : cet album est empreint d’hantologie, cette nostalgie d’un passé qui n’existe pas et qui ne sait s’il faut se plonger dans la mélancolie de Burial ou l’hédonisme de Neon. Indien. Daniel Avery ne semble pas le savoir non plus, mais il a essayé de donner sa place à chacun de ses sentiments.

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The Beths

Expert In A Dying Field

En décidant d’intituler leur nouvel album Expert in a Dying Field, The Beths a voulu en filigrane un message sur l’état de la power pop, le courant musical dans lequel ils s’inscrivent (et excellent) depuis trois formats longs ? Car le constat est clair : il n’y a pas grand monde en 2022 qui s’intéresserait à la power pop, ce genre qui a connu son dernier âge d’or dans les années 90 et 2000. Autrement dit, les fans du groupe néo-zélandais ont souvent bien dépassé la quarantaine, et pourraient vous parler pendant des heures de l’importance des Posts, du New Porn ou des Cars dans leur vie. Mais peut-être parce qu’elle ne peut rien faire d’autre, la chanteuse, guitariste et auteure Elizabeth Stokes a opté pour la continuité : Expert in a Dying Field est un album plein d’histoires d’amour malodorantes. des expériences, des mélodies cristallines et des refrains qui vous collent à la peau dès la première écoute (« Le silence c’est de l’or », « La tête dans les nuages », « Quand tu sais que tu sais »). Expert in a Dying Field est un album qui célèbre la power pop, fidèle à ses canons et noble dans ses intentions. Mais surtout, c’est un album qui fait beaucoup de bien et qui arrive souvent à nous émouvoir malgré la bonne humeur qui s’en dégage.

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MAVI

Laughing so hard it hurts

Lors de la sortie de son précédent album, on riait de la vague théorie selon laquelle MAVI et Earl Sweatshirt étaient la même personne – le grain de leurs voix et leur choix de production y étaient pour beaucoup. Sur la pochette de son nouvel opus, le rappeur de Caroline du Nord semble vouloir remettre une pièce dans la machine à complot : se dessinant en Janus partagé entre rires et larmes, on a plus que jamais envie de croire que notre imaginaire ne joue pas si bien. beaucoup de tours, et que deux talents partagent la même enveloppe corporelle. En attendant d’en être sûr, on ne cache pas notre plaisir de retrouver le rappeur sur le second disque au moins aussi solide que le précédent, et avec une recette qui ne semble pas avoir changé d’un iota : le rap de MAVI continue de rouler pour son ambiance, loin des nappes et des refrains. Avec sa série de productions parfaitement adaptées à ce parcours interminable et diablement séduisant, Rire si fort que ça fait mal offre une image douce-amère rappelant son auteur, accompagnée de trente-huit minutes de calme tendu et thérapeutique. . Disque qui sublime la lumière, le rap de MAVI incarne lui-même le style d’un homme bourré : s’il donne souvent l’impression de trébucher, c’est pour mieux toucher son public, certes réduit, mais toujours fidèle à chacune de ses sorties. En tout cas, cette belle collection de raps vaut mieux qu’un long discours : la musique de MAVI est faite pour durer et peut fièrement rejoindre les rangs de MIKE, Billy Woods et autres Navy Blues dans le registre des maîtres rares, mais sérieux dans leur métier. . &#xD ;

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Lorenzo Raganzini & Pablo Ferrara

Anarock 19

L’Italie bat son plein, entre le renouveau de l’Italo disco et une génération qui vit de décennies de créativité. Lorenzo Raganzini, la trentaine, est aujourd’hui le leader de tout un mouvement qui boucle la boucle entre la techno et ses origines punk. TechnoMetal est le nom parfois donné aux sons du patron de HEX, désormais basé à Berlin. Après un EP collaboratif plus minimaliste avec PØLI, il est ici pleinement dans son élément avec Pablo Ferrara, un partenaire de longue date encore plus énervé que lui. Basse sans aucun filtre, batteurs complètement déjantés, guitare électrique qui éclate soudain en rappel à l’héritage, violence pleinement présente sur six titres dont deux remixes. Entre la variété des influences et des variations rythmiques particulièrement originales pour le genre, on entend de l’EBM, du post-punk, mais aussi une belle expérience de la scène des années 00, de Slipknot à Korn. Avec l’intervention d’Antigone, Anarock 19 va même se lancer dans la psytrance. Un grand festival qui devrait vous faire fondre loin des billets de fête HEX, s’il y en a un près de chez vous.

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