Phobies : comment s’en débarrasser ?

Written By Sara Rosso

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Certaines phobies peuvent faire sourire, mais elles souffrent toutes à cause des personnes concernées. L’acrophobie (peur des hauteurs), l’agoraphobie (peur des foules, des lieux publics ou fermés), la glossophobie (peur de parler en public) peuvent avoir de graves répercussions sur la vie de tous les jours. Comprendre et traiter les phobies : on vous dit tout.

Avec le Covid, de nouvelles phobies sont apparues : nosophobie, peur de tomber malade ou haptophobie, peur d’être touché ou touché. On parle aussi de plus en plus souvent du « syndrome de la cabane », c’est-à-dire des difficultés à sortir de chez soi après un accouchement. « La crise que nous venons de traverser nous a imposé tout un ensemble de facteurs de stress : accès limité aux ressources en début de pandémie (masques, surblouses, etc.), peur de la pollution, tant pour nous que pour nos proches, sentiment d’isolement, informations souvent vagues, voire contradictoires, conséquences au niveau économique… Dr Bourgognon, psychiatre… Il a fallu s’adapter à cette réalité où rien ne fonctionnait comme avant et où il fallait garder ses distances les uns avec les autres Depuis plus d’un an, nous sommes sévèrement contraints dans nos interactions sociales.

Le problème? Ces facteurs de stress supplémentaires nous ont obligés à utiliser nos ressources et ont causé de l’anxiété et, dans certains cas, même des traumatismes. De plus, la distanciation sociale nous a en quelque sorte « inadaptés » à une relation directe avec les autres. « Le fait de communiquer via des écrans placés et de porter un masque protège du regard des autres », note le Dr Bourgognon, ce qui peut être rassurant pour les personnes atteintes de phobie sociale mais tend à renforcer la dynamique d’évitement. »

Les différents types de phobies

Certaines phobies sont certainement héritées de l’évolution. Ils ont alors une valeur adaptative, comme les phobies de certains animaux. Les autres phobies (on parle de phobies spécifiques) sont souvent l’expression d’une empreinte traumatique. Une phobie d’un lieu ordinaire, bien qu’elle ne soit pas une menace, peut se développer, par exemple, après un malaise à cet endroit. Mais en réalité, le sujet d’une phobie peut être pratiquement n’importe quoi : orage, hauteur, insectes, injection, sang, tunnel, ascenseur… courses, files d’attente, etc.) est séparé car il n’est pas spécifique à une situation », explique Dr Bourgognon. Enfin, la phobie sociale, qui se caractérise par une peur excessive d’affronter le regard des autres (en dehors de la simple timidité) est un trouble anxieux assez fréquent et peut s’avérer très invalidant (on parle aussi de trouble anxieux). .

La peur est-elle une phobie ? Non, précise le psychiatre, car une phobie est déterminée par un élément : la peur doit être irrationnelle, disproportionnée par rapport à la menace réelle de la situation. Lire aussi : SANTÉ : le ministre François Braun examine la réglementation des urgences au CHU Dijon Bourgogne. La peur est aussi si intense qu’elle peut déclencher une véritable crise de panique, avec sensation de mort.

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Quelles sont les personnes à risque ?

Certaines personnes sont-elles plus susceptibles de développer une phobie au cours de leur vie (souvent à un moment où quelqu’un est plus sensible) ? Le terrain agité, l’environnement affectif de l’enfance, l’éducation, l’histoire de chacun, la survenue d’événements traumatisants sont les éléments qui entrent en jeu.

« Grandir dans une famille introvertie qui ne favorise pas l’autodétermination et dans laquelle le jugement des autres prend une place excessive peut provoquer une phobie sociale », note le psychiatre. Enfin, lorsqu’il s’agit de phobies spécifiques et d’agoraphobie, les femmes sont plus souvent touchées. »

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Comment cela se manifeste ?

Au-delà de la peur irrationnelle elle-même, une phobie a des manifestations physiques. Vous pouvez vous sentir paralysé devant l’objet phobique. « C’est un peu comme si vous vouliez aller quelque part et que votre voiture ne démarre plus « intellectuellement » car il devient impossible de tourner la clé, explique le psychothérapeute Rodolphe Oppenheimer.

A cela peuvent s’ajouter des tremblements, des palpitations, une transpiration excessive, des bouffées de chaleur… autant de symptômes d’une crise d’angoisse. Cependant, Rodolphe Oppenheimer note également que « les phobies s’accompagnent de plus en plus d’attaques de panique dues à la sensation de ‘journée sans fin' ». « 

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Comment ça se soigne ?

La solution immédiate à la véritable souffrance d’une phobie et d’une attaque de panique est de supprimer l’objet phobique de votre vie. « Les phobies fonctionnent toujours de la même manière : je me sens anxieux face à un objet (qui n’est objectivement pas dangereux), donc je l’évite », explique le Dr Bourgognon. Chaque personne atteinte de phobie doit donc se demander si elle peut vivre normalement avec sa phobie et ce qu’elle perd. Dans la plupart des cas, l’évitement enclenche un véritable cercle vicieux : non seulement il nous empêche de ressentir le fait que ce n’est pas dangereux, mais il apaise et renforce ainsi l’idée que nous avons bien fait. Qu’est-ce qui ne va pas.

De plus, une personne anormalement timide qui a des difficultés avec les interactions sociales et se retrouve dans une situation qui l’empêche de rencontrer d’autres personnes (par exemple en retraite) entretient sa phobie contre elle-même, sans forcément s’en rendre compte. L’évitement ne peut être satisfaisant à long terme. Cela est particulièrement vrai pour les troubles tels que la phobie sociale qui peuvent interférer avec les activités professionnelles ou scolaires, les relations avec les autres, etc.

La phobie ne disparaît jamais d’elle-même, au contraire, elle augmente avec le temps si rien n’est fait. Un traitement rapide est sans aucun doute la meilleure option, d’autant plus que les techniques actuelles (thérapies cognitivo-comportementales, réalité virtuelle, groupes d’affirmation de soi, etc.) donnent de bons résultats.

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