Pourquoi de plus en plus de jeunes veulent devenir entrepreneurs ?

Written By Sara Rosso

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Entrepreneur : le métier d’aujourd’hui parmi le top 10 des métiers rêvés pour les enfants. Selon une infographie produite par le logiciel de création de CV Zety, être chef d’entreprise se classe au huitième rang des emplois de rêve d’enfance, devant agent secret, chef, super-héros ou pilote de course. De la popularité grandissante de cette profession auprès des jeunes et de l’activité de Fusion Jeunesse pour démystifier et humaniser le secteur.

De la primaire au lycée, sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat

BM : L’échec fait d’ailleurs partie de la vie d’entrepreneur. C’est important pour vous de les sensibiliser à ça ?

GBL : C’est même indispensable. Quand on présente le métier et la multitude d’outils dont il dispose pour l’accompagner, plus d’un en rêve. Voir l’article : Un nutritionniste et influenceur québécois décède après un tragique accident de vélo. Mais derrière les belles histoires et les imaginaires, il ne faut pas oublier que c’est un métier très difficile, où les échecs sont nombreux. Notamment dans l’entreprenariat « jeune ».

BM : C’estàdire ?

GBL : Il y a beaucoup d’accompagnements, d’incubateurs ou d’accélérateurs pour les entrepreneurs de plus de 18 ans, mais pour ceux qui sont encore scolarisés, c’est extrêmement rare. Lorsque vous avez 16 ou 17 ans et que vous voulez vraiment démarrer une entreprise, il y a très peu de soutien ou de supervision en dehors de l’école.

Et c’est dans cette optique que nous, chez Fusion Jeunesse, avons développé un nouveau projet visant à soutenir les jeunes lycéens qui veulent se lancer. Avec le cours, nous leur permettons de mieux appréhender l’écosystème entrepreneurial, qui est une véritable jungle quand on n’y est pas préparé.

BM : Comment adaptezvous votre programme pour que les enfants, quel que soit leur âge, puissent appréhender l’entrepreneuriat ?

GBL : Au primaire, on travaillera sur les valeurs entrepreneuriales : créativité, écoute, travail d’équipe. Dans ce but, nous allons imaginer et développer des petites entreprises directement connectées à leur environnement. Il peut se présenter sous la forme d’une petite caissette pour la vente de pâtisseries au goûter ou pour la vente de plantes. L’idée ici n’est pas de les inciter à décrocher, mais de développer leurs compétences afin qu’ils soient prêts et sereins pour le jour où ils doivent « présenter » leur projet ou travailler en groupe. .

Pour les lycéens et surtout les élèves de terminale, nous veillons à les outiller de manière à ce qu’ils définissent quel type d’entrepreneur ils veulent être et dans quel secteur ils veulent innover. Nous veillons ensuite à les orienter vers l’enseignement supérieur où ils auront les meilleures chances de développer les compétences nécessaires à leur futur domaine d’activité.

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Mode connectée, IA, jeux vidéo, nutrition : les secteurs les plus prisés par les jeunes créateurs d’entreprise

BM : Quels sont les secteurs les plus prisés par les collégiens ou les lycéens qui souhaitent monter leur entreprise ?

GBL : Je dirais la mode connectée. C’est un secteur actuellement très prisé et que l’on retrouve dans de nombreux projets. Il existe également un marché du jeu vidéo qui intéresse de plus en plus de jeunes qui, en plus de simplement jouer, souhaitent concevoir des jeux vidéo en collaboration avec des entreprises comme Ubisoft. Deux autres domaines qui émergent beaucoup en ce moment sont l’intelligence artificielle et la nutrition/alimentation saine. Ce sont des tendances qui, pour certains, sont portées par des entrepreneurs plus aguerris voire des influenceurs, souvent plébiscités par les jeunes.

BM : D’ailleurs, estce que selon vous les personnalités médiatiques ont un rôle à jouer dans le développement de l’entrepreneuriat chez les jeunes Français ?

GBL : Depuis quelques temps, certaines personnalités ont décidé d’utiliser leur notoriété pour éduquer, informer ou simplement inspirer les jeunes générations. Que ce soit Blaise Matuidi d’Origins, un fonds d’investissement spécialisé dans le web 3, les jeux vidéo et la crypto, JayZ ou encore Thomas Pesquet démystifiant la science pour les plus jeunes, on voit bien que ces discours ont un réel impact sur les aspirations des jeunes.

Cependant, je dirais que les blockbusters peuvent parfois effrayer les jeunes, car malheureusement ils peuvent se dire : « Je ne serais jamais Elon Musk ou Thomas Pesquet. Je ne pourrais jamais développer ma petite entreprise aux États-Unis ou voler dans l’espace. (Mais vous seriez parfaitement capable de faire ça !). Alors oui, les stars sont importantes pour inspirer les gens et les faire rêver, mais il faut aussi des profils accessibles qui sauront humaniser ces chemins et les rendre concrets au quotidien. C’est pourquoi nous nous appuyons sur un mentorat professionnel tout au long de l’année scolaire.

BM : Vous parlez de personnalités médiatiques des mondes du sport ou des arts, mais il semble que les entrepreneurs deviennent euxmêmes de vrais influenceurs pour les jeunes.

GBL : Absolument ! Au Québec, par exemple, il existe une émission télévisée qui s’appelle « Les dragons », dans laquelle de jeunes entrepreneurs viennent présenter leur projet devant des présentateurs de renom. Et ces dragons, comme Nicolas Duvernois, deviennent les idoles des jeunes Québécois. Même si elle commence à se développer quelque peu en France, il serait important d’améliorer cette mobilisation des entrepreneurs pour démystifier, challenger, rencontrer… bref, être plus accessible et favoriser la collaboration intergénérationnelle et multisectorielle.

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Publié le 12/04/2022 11:38 , mis à jour le 12/04/2022 à 11h38Aussi…

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