Pourquoi de plus en plus de jeunes veulent être entrepreneurs ?

Written By Sara Rosso

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Entrepreneur : Un métier désormais dans le top 10 des jobs de rêve pour les enfants. Selon une infographie réalisée par le logiciel de création de CV Zety, le métier de chef d’entreprise se classe au huitième rang des métiers rêvés de l’enfance, devant agent secret, chef, super-héros ou pilote de course. Gabriel Bran Lopez, président fondateur de Fusion Jeunesse, un organisme franco-québécois dont la mission est de contribuer à la persévérance, au mentorat, à l’employabilité et à l’engagement citoyen des jeunes, nous parle de la popularité grandissante de ce métier auprès des jeunes et des actions du Fusion Jeunesse pour démystifier et humaniser le secteur.

De la primaire au lycée, sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat

BM : L’échec fait d’ailleurs partie de la vie d’entrepreneur. C’est important pour vous de les sensibiliser à ça ?

BM : C’est-à-dire ?

GBL : C’est vraiment essentiel. Quand on présente le métier et la multitude d’outils à votre disposition pour les accompagner, cela devient plus un rêve. A voir aussi : Chaud devant : rencontre avec Raouf Terras et sa cuisine « méditative ». Mais derrière les belles histoires et les fantasmes, il ne faut pas oublier que c’est un métier très difficile, où il y a beaucoup d’échecs. Surtout dans les « jeunes » entrepreneurs.

GBL : Il y a beaucoup d’accompagnements, d’incubateurs ou d’accélérateurs pour les entrepreneurs de plus de 18 ans, par contre pour ceux qui sont encore scolarisés, c’est très rare. Quand on a 16 ou 17 ans et qu’on veut vraiment démarrer une entreprise, il y a très peu de soutien ou d’encadrement en dehors du milieu scolaire.

BM : Comment adaptez-vous votre programme pour que les enfants, quel que soit leur âge, puissent appréhender l’entrepreneuriat ?

Et c’est justement pourquoi, chez Fusion Jeunesse, nous avons développé un nouveau projet qui vise à soutenir les jeunes élèves du secondaire qui veulent démarrer une entreprise. A travers ce cours, nous leur permettons de mieux appréhender l’écosystème entrepreneurial, qui est une véritable jungle quand on n’y est pas préparé.

GBL : A l’école primaire, on travaillera sur les valeurs de l’entreprise : créativité, écoute, travail d’équipe. Dans cet objectif, nous allons imaginer et développer des petites entreprises directement liées à leur environnement. Il peut prendre la forme d’une petite boîte vendant des gâteaux à l’heure du goûter ou vendant des plantes. L’idée ici n’est pas de les inciter à décrocher, mais de développer leurs compétences pour qu’ils soient prêts et sereins le jour où ils doivent lancer leur projet ou travailler en groupe. .

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Mode connectée, IA, jeux vidéo, nutrition : les secteurs les plus prisés par les jeunes créateurs d’entreprise

BM : Quels sont les secteurs les plus prisés par les collégiens ou les lycéens qui souhaitent monter leur entreprise ?

Pour les élèves du secondaire et en particulier de la terminale, nous mettons un point d’honneur à les outiller pour définir quel type d’entrepreneur ils veulent être et dans quel secteur ils veulent innover. Ainsi, nous nous efforçons de les orienter vers l’enseignement supérieur, où ils auront les meilleures chances de développer les compétences nécessaires à leur futur domaine d’activité.

BM : D’ailleurs, est-ce que selon vous les personnalités médiatiques ont un rôle à jouer dans le développement de l’entrepreneuriat chez les jeunes Français ?

GBL : Je dirais la mode connectée. C’est un secteur très prisé en ce moment et on le retrouve dans de nombreux projets. Il y a aussi le marché du jeu vidéo qui intéresse de plus en plus les jeunes qui, en plus de simplement jouer à des jeux, souhaitent les concevoir en partenariat avec des entreprises comme Ubisoft.

Les deux autres industries qui font leur grand retour en ce moment sont l’intelligence artificielle et la nutrition/alimentation saine. Ce sont des tendances qui pour certains sont prises par des entrepreneurs plus expérimentés voire des influenceurs que les jeunes prennent beaucoup comme modèle.

BM : Vous parlez de personnalités médiatiques des mondes du sport ou des arts, mais il semble que les entrepreneurs deviennent eux-mêmes de vrais influenceurs pour les jeunes.

GBL : Depuis quelques temps, certaines personnalités ont décidé de mettre leur notoriété au service de l’éducation, de l’information ou simplement de l’inspiration des jeunes générations. Que ce soit Blaise Matuidi avec Origins, un fonds d’investissement spécialisé dans le web 3, les jeux vidéo et les cryptos, Jay-Z ou encore Thomas Pesquet démystifiant la science auprès des jeunes, on voit bien que ces discours ont un réel impact sur les aspirations des jeunes. . .

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