Prévenir et traiter les problèmes de l’artère carotide

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Publié le 27/12/2022 à 20:15.

, mis à jour le 27.12.2022. à 20h15.

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Anatomie : qu’est-ce que la carotide ?

Christian Petitjean Voir l’article : Les cigarettes électroniques sont-elles jaunes pour les dents ?.

(Chirurgien vasculaire)

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Pourquoi la carotide se bouche-t-elle ?

Les artères carotides irriguent le cerveau, le visage et le cou. Plusieurs raisons peuvent provoquer leur blocage et provoquer un éventuel accident vasculaire cérébral (AVC) ou un infarctus cérébral. Explications.

Les carotides sont deux artères qui alimentent le cerveau en sang. Ils sont devant la porte. Les deux artères vertébrales postérieures participent également à la vascularisation artérielle du cerveau. L’union des quatre dans le crâne forme le polygone de Willis.

L’artère carotide commune, dite aussi primitive, débute à gauche au niveau de l’aorte, et à droite au niveau de l’arbre artériel brachiocéphalique. Arrivée à l’angle de la mâchoire, dans la partie médiane du cou (zone de la bifurcation carotide), l’artère carotide commune se divise en deux : la carotide interne, qui alimente le cerveau, et la carotide externe, qui alimente le visage et cou.

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Quels sont les risques d’une carotide bouchée ?

Dans le polygone de Willis, deux carotides peuvent communiquer entre elles par les artères communicantes antérieures, mais aussi avec les artères vertébrales grâce aux artères communicantes postérieures.

Plusieurs événements peuvent déclencher l’apparition de plaques d’athérosclérose, dépôts de tissus graisseux, dans la paroi artérielle. Ces plaques rétrécissent progressivement les artères et empêchent une bonne circulation sanguine. Ce rétrécissement est appelé sténose carotidienne.

Les principaux facteurs de risque sont :

« En Europe, on a tendance à manger trop de gras et de sucre. Pire encore, il y a aussi l’hypertension artérielle, et surtout le tabagisme, qui est une véritable catastrophe pour les artères coronaires et les carotides », précise le Dr Christian Petitjean, directeur scientifique de Carotide. . Unité de Chirurgie de l’Institut Mutualiste Montsouris à Paris.

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Problème de la carotide : quels sont les symptômes ?

Le développement de la plaque d’athérosclérose peut entraîner une sténose carotidienne, c’est-à-dire une réduction du diamètre de l’artère carotide. Le sang ne circule plus bien vers le cerveau. De nombreuses personnes ont bloqué ou obstrué les carotides sans aucun effet notable sur leur santé.

Avec le temps, la plaque se dilate et peut entraîner une occlusion de l’artère carotide : le sang stagne et les caillots (thrombose) forment un caillot. La plupart des gens ont des artères communicantes qui relient différentes artères cérébrales. Le cerveau peut donc continuer à être irrigué malgré l’occlusion de l’artère carotide et la personne ne remarque rien. Mais chez les patients sans artères communicantes, cela peut entraîner un accident vasculaire cérébral.

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Carotide : diagnostic et bilan

Autre risque : « Cette plaque d’athérome s’épaissit progressivement. L’intérieur va se ramollir et se nécroser. La paroi qui sépare la zone endommagée de la circulation va se rompre et des morceaux d’athérome vont pénétrer dans le cerveau », explique le Dr. Petitjean.

Ces événements peuvent provoquer un accident ischémique transitoire (AIT, le patient récupère toutes ses fonctions en quelques minutes à quelques heures), ou un accident vasculaire cérébral consistant en un infarctus cérébral (les neurones sont détruits).

La sténose carotidienne ne provoque pas toujours de symptômes, elle est alors dite asymptomatique. Quand il y en a, ils témoignent d’un accident vasculaire cérébral. Les principaux symptômes sont alors :

« En présence de ces symptômes neurologiques, il faut immédiatement appeler le 15 pour être transféré à l’unité neurovasculaire, un centre très spécialisé présent dans de nombreux hôpitaux. La personne est alors prise en charge immédiatement », indique le Dr. Christian Petitjean.

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Lorsque la sténose carotidienne est asymptomatique, c’est souvent la détection de souffles carotidiens (le bruit émis par le passage du sang dans l’artère qui est différent lorsque l’artère est tendue) qui incite le médecin à effectuer des tests. Le diagnostic est fait par échographie Doppler. Il s’agit d’un test d’imagerie médicale utilisé pour observer et surveiller le flux sanguin dans toutes les veines. Selon les résultats, une angiographie IRM, une angioscanner ou une angiographie artérielle peuvent être réalisées en complément.

Si les symptômes suggèrent que le patient a un accident vasculaire cérébral, l’équipe médicale recherchera un souffle cervical et effectuera immédiatement des examens supplémentaires du cerveau et des artères carotides. L’examen du cerveau se fait à l’aide d’imagerie par résonance magnétique ou d’un scanner qui fournira des données sur l’état du tissu cérébral, pour voir s’il y a des zones endommagées, quelle est leur étendue, s’il y a eu un infarctus cérébral, s’il a guéri … « Sur l’imagerie par résonance magnétique sur résonance, le médecin verra une zone endommagée, un infarctus cérébral. Si l’infarctus est du même côté que la carotide rétrécie, cela indique qu’il se déstabilise et envoie des morceaux d’athérome dans le cerveau », explique le Dr. Christian Petitjean. Ces éléments sont nécessaires pour savoir si la chirurgie carotidienne est indiquée ou non.

Prévenir les problèmes de carotide

Si la plaque d’athérome présente un très faible risque d’accident vasculaire cérébral, il n’est pas nécessaire de prescrire des anticoagulants ou de subir une intervention chirurgicale.

Si la plaque d’athérome est volumineuse mais peu altérée, le médecin peut prescrire un traitement d’amincissement pour éviter la formation de caillots. Ce sont généralement des médicaments antiplaquettaires ou des anticoagulants. Parallèlement, les facteurs de risque (hypercholestérolémie, diabète…) doivent également être contrôlés par des traitements adaptés (antihypertenseurs, antidiabétiques, statines). Ces traitements doivent être pris à vie pour traiter la maladie sous-jacente.