Que retenir de l’année agricole écoulée ?

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Nul doute que l’année 2022 aura été marquée par le conflit russo-ukrainien, qui a secoué une économie mondiale en voie de redressement après une longue période de Covid. Les conséquences ne sont pas négligeables pour l’agriculture en France et dans la Loire. Mais 2022 aura aussi été faite de bien d’autres choses.

Lois et réglementations : les nouveautés de l’année

La mise en place ou l’annonce de lois ont rythmé l’année 2022. Au 1er janvier, un référent bien-être animal doit être nommé dans chaque élevage. Suivre une formation sera obligatoire dans les filières porcine et avicole. Lisez-le ici.

La fin de la mouture des poussins mâles aura mis sept ans à devenir une réalité. Il avait été annoncé pour le début de l’année 2022. Ceci pourrez vous intéresser : GTA 5 Online : Parachutisme, bonus GTA$, nouveautés de la semaine. Finalement, c’est le 1er janvier 2023 qu’il est opérationnel. Lisez-le ici.

Lors des Terres de Jim, en septembre, Emmanuel Macron avait annoncé les grandes lignes de la future loi d’orientation agricole. Le 7 décembre, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, a lancé la concertation qui doit aboutir en juin 2023 à un pacte et à un projet de loi d’orientation et d’avenir. Lisez-le ici.

L’utilisation de terres agricoles et la création ou l’extension de la capacité d’ateliers d’élevage hors sol par une exploitation agricole sont, dans certains cas, obligatoirement soumises à l’obtention d’une autorisation préalable d’exploitation. Le 1er octobre, la réglementation des demandes d’autorisation d’exploitation en Loire a changé avec l’entrée en vigueur d’un nouveau Schéma Directeur Régional Agricole Auvergne-Rhône-Alpes (SDREA). Lisez-le ici.

Le 1er décembre, le projet de loi a été approuvé à l’unanimité pour calculer la retraite des travailleurs agricoles indépendants dans les 25 meilleures années de leur carrière. Bien que la lutte se poursuive sur d’autres points relatifs à la réforme, la FNSEA se satisfait de cette évolution. Lisez-le ici.

Sur le même sujet :
Comme les États-Unis, Nike célèbre également le Mois national du patrimoine hispanique…

Union européenne : la préparation de la Pac 2023-2027

Le 1er janvier 2022 et pour les six mois suivants, la France a assumé la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Une période marquée par le début du conflit russo-ukrainien. Lors de la première réunion des ministres de l’Agriculture, le 17 janvier à Bruxelles, Julien Denormandie, alors ministre de l’Agriculture de la France, a précisé ses priorités de travail : la réciprocité des normes et l’agriculture bas carbone. Lisez-le ici.

L’année 2022 aura également été marquée par la validation des Plans Stratégiques Nationaux (PSN). En avril, la copie française était jugée insuffisante, notamment d’un point de vue écologique. En juillet, Paris et Bruxelles sont parvenus à un accord sur la conditionnalité liée à la rotation des cultures (BCAE 7), marquant ainsi la validation du PSN français (officialisé le 31 août). Lisez-le ici.

L’État et les Régions, conscients de leurs responsabilités respectives, pourraient alors travailler à la déclinaison nationale de la PAC 2023-2027. Des informations sur l’organisation régionale et les problématiques propres à Auvergne-Rhône-Alpes ont été fournies en décembre aux OPA départementales. Lisez-le ici.

Lire aussi :
Cette page a été traduite à l’aide de l’intelligence artificielle et de…

Elections : remaniements après les présidentielles et les législatives

Les 10 et 24 avril, les Français sont appelés aux urnes pour élire le président de la République. Emmanuel Macron a été élu pour un second mandat, jusqu’en avril 2027. Les chantiers sont immenses, y compris dans le secteur agricole et agroalimentaire : maintenir et développer le potentiel productif de l’agriculture française ; concilier production et protection de l’environnement et de la biodiversité ; mettre en pratique une importante loi foncière ; introduire des clauses miroirs dans les traités internationaux ; assurer le renouvellement des générations, etc. Lisez-le ici.

Après cette élection, le 16 mai, Elisabeth Borne est nommée Premier ministre. Le 20 mai, Marc Fesneau devient ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

Les 12 et 19 juin, les Français sont de nouveau appelés à voter pour le renouvellement des 577 sièges de l’Assemblée nationale. En amont, la FDSEA et JA Loire ont invité des candidats ligériens à échanger sur leur programme agricole. A l’issue du premier tour, LREM était majoritaire dans la Loire. Lisez-le ici.

Le second tour donne finalement la majorité aux Républicains. Lisez-le ici.

Après les élections législatives, plusieurs vice-présidents de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont démissionné de leurs fonctions en raison de la règle du non-cumul des mandats. C’est le cas du Forézien Jean-Pierre Taite, jusqu’alors responsable de l’agriculture. Fin juin, il est remplacé par Fabrice Pannekoucke. Lisez-le ici.

A voir aussi :
Après 40 ans de travail, Tom Cruise reste l’un des plus grands…

Rémunération : encore et toujours le prix des produits agricoles

Le 1er janvier 2022 a marqué l’application de la contractualisation pour une partie de la filière bovine. Le syndicalisme majoritaire s’est attaqué de front à ce problème, incitant fortement les éleveurs à contracter avec leurs acheteurs afin que les coûts de production soient pris en compte dans les prix de vente. Lisez-le ici.

Dans le même temps, les négociations commerciales de 2022 se poursuivent dans un contexte de tensions « sans précédent » : inflation, crise sanitaire, nouveau cadre législatif. Lisez-le ici.

À Lire  Jugé pour avoir offert à sa jeune fille sur un site gratuit, un...

Fin février, la FRSEA et JA Aura se mobilisent et bloquent les centrales d’achat pour faire pression sur la distribution afin de faire appliquer la loi Egalim 2. Lire ici.

Jusqu’au 1er mars, les négociations ont un goût d’inachevé puisque seuls 80% des contrats négociés entre les grands constructeurs et la distribution ont été signés. Lisez-le ici.

Le 18 mars, le gouvernement a réuni les acteurs du secteur agroalimentaire pour « entamer de nouvelles négociations », dans le but de répercuter la hausse des coûts de production consécutive à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Lisez-le ici.

Les industriels et distributeurs se sont alors engagés à respecter les grands principes dans le cadre de la réouverture des contrats de produits alimentaires. Mais, un mois après avoir signé le mandat de réouverture des négociations commerciales, les constructeurs accusent les distributeurs de gagner du temps. Après l’été, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, estime qu’il est encore très difficile de trouver un consensus dans la filière agroalimentaire. Lisez-le ici.

Le conflit russo-ukrainien accentue la hausse des coûts et alimente l’incertitude. Le gouvernement français lance un plan de résilience, avec un volet consacré à l’alimentation animale. L’objectif est d’aider les exploitations qui dépendent fortement des achats d’aliments pour animaux à faire face à la hausse des coûts. Plus tôt, en janvier, le ministre de l’Agriculture avait annoncé un plan de sauvetage de la filière porcine. Le système de couverture des pertes économiques est entré en vigueur en avril. Chez les producteurs de lait, l’incompréhension est totale face à un prix du lait en France qui n’augmente pas autant que dans les autres pays européens. Lisez-le ici.

Outre les matières premières, c’est aussi le prix de l’énergie qui va flamber en 2022. Certains agriculteurs font face à des pénuries de carburant. Cependant, les travaux agricoles doivent continuer. Fin octobre, le gouvernement a annoncé trois nouvelles mesures pour soutenir les entreprises et les collectivités. Lisez-le ici.

Voir l’article :
Les montres connectées sont devenues bien plus qu’une simple extension de nos…

Aléas climatiques : faire face aujourd’hui et demain

L’année 2022 a été une nouvelle fois marquée par les graves conséquences des aléas climatiques. A commencer par le gel, qui s’est propagé à de nombreux départements. L’État a rapidement annoncé des mesures d’urgence. Lisez-le ici.

En juin, la grêle endommage les cultures et les bâtiments à plusieurs reprises. La Loire n’est pas épargnée. Le syndicalisme majoritaire se mobilise pour demander de l’aide et encourager la mise en place rapide de l’assurance agricole. Lisez-le ici.

Dans le même temps, une sécheresse historique s’installe en France. Dans la Loire, chaque jour qui passe sans pluie aggrave une situation préoccupante pour l’agriculture. Lisez-le ici.

Le maire prend successivement des arrêtés pour limiter l’utilisation de l’eau. La profession (Chambre d’agriculture, FDSEA et JA) a fait comprendre aux services départementaux de l’Etat la nécessité de pouvoir maintenir l’irrigation pour sauver le maïs et donc le cheptel de la Loire. Lisez-le ici.

Fin juillet, les organisations professionnelles agricoles de la Loire se sont réunies et la création de l’Association Solidarité Sécheresse Loire 2022 a été enregistrée.

Son objectif est d’identifier les besoins fourragers et d’approvisionner en maïs les exploitations ligériennes durement touchées par la sécheresse. Les premiers camions sont arrivés le 22 août. Lire ici et aussi ici.

Début septembre, le président du Conseil départemental a annoncé que la collectivité allouerait une enveloppe pour aider financièrement l’association Solidarité seca Loire 2022 et donc les agriculteurs qui lui ont commandé du maïs.

Lors du Sommet de l’Elevage, le Ministre de l’Agriculture a longuement échangé avec les acteurs du monde agricole sur la question brûlante de la sécheresse. Il a annoncé des avances aux éleveurs touchés par la sécheresse sur les catastrophes agricoles, à partir de début novembre. La Loire (profession et administration) a préparé un dossier de demande de reconnaissance des sinistres agricoles. Lisez-le ici.

C’est dans une année particulièrement marquée par les risques climatiques que se prépare l’assurance de gestion des risques climatiques. Le 12 janvier, les députés ont approuvé le projet de loi. Lisez-le ici.

Mais les spécifications sont en attente. C’est finalement le 13 novembre que le décret formalisant les grands paramètres de la réforme de l’assurance agricole est paru au Journal Officiel. Lisez-le ici.

Concours : le retour des événements annuels

En raison des règles de Covid, les réunions annuelles ont dû être annulées ou adaptées en 2020 et 2021. 2022 a été synonyme d’un retour virtuel à la normale pour les compétitions et autres événements.

Alors qu’en début d’année les doutes planaient sur le salon de Feurs, la levée des restrictions liées au Covid annoncée par le Premier ministre en janvier a permis la tenue de cet événement du 25 au 28 mars. Aux écuries, cette édition a été marquée par la présence de nombreux visiteurs et un nombre d’invendus supérieur à la normale. Lisez-le ici.

C’est dans le contexte du début du conflit russo-ukrainien et de la campagne électorale que s’est tenue la Foire agricole de Paris (du 26 février au 6 mars). Plusieurs animaux, éleveurs et entreprises ligériennes ont fait le déplacement pour participer au concours général agricole.

Après une édition annulée en 2020 et une nouvelle en 2021, accueillant le concours départemental des races laitières, la Génilait a repris sa forme habituelle, mercredi 6 juillet. La qualité et la convivialité des animaux ont marqué cette édition. Lisez-le ici.

La Fête du Mouton est également revenue le dimanche 24 juillet, à l’alpage de Garnier, dans les hauteurs de la Sierra de Forez, avec son traditionnel concours de chiens de berger. Lisez-le ici.

À Lire  Caterina Murino, La maison d'en face : "J'ai trouvé osé que M6 aborde le sujet de l'échange de partenaires dans une fiction"

Après quelques années délicates, les organisateurs (l’association des éleveurs de chevaux de la lignée Loire). Lisez-le ici.

Dimanche 21 août, à Aboën, les Jeunes Agriculteurs ont organisé la finale agricole départementale, synonyme de promotion de l’agriculture et de la convivialité. Lisez-le ici.

A noter que Stéphane Goutagny, agriculteur de Saint-Héand, s’est qualifié pour l’épreuve nationale lors de la finale régionale. Il termine au pied du podium.

L’automne a été marqué par plusieurs concours d’allaitement : le concours départemental du Limousin le samedi 3 septembre à Mornand-en-Forez (lire ici), le concours départemental de l’Aubrac le dimanche 11 septembre à Saint-Héand (lire ici), la Fête du Charolais, Les 21, 22 et 23 octobre à Roanne, avec des concours d’éleveurs charolais et d’animaux de boucherie. Lisez-le ici.

Le Sommet de l’Elevage, qui s’est déroulé à Clermont-Ferrand du 4 au 7 octobre, a tenu toutes ses promesses en termes de fréquentation puisque le cap des 105 000 visiteurs a été franchi. Pendant quatre jours, ils ont arpenté les halles, rencontré les représentants des entreprises présentes et les rings pour assister aux concours et présentations d’animaux. Lisez-le ici.

La saison des concours animaliers s’est achevée avec l’Open Show des génisses, qui était de retour dans la Loire, à Saint-Etienne, du 3 au 5 novembre. Le nombre de participants à ce concours de génisses (morphologie et présentation) a atteint des records. Lisez-le ici.

C’est dans le cadre des Journées de la Fourme de Montbrison AOP et des Côtes-du-Forez, les 1er et 2 octobre, que les lauréats du concours départemental des agriculteurs innovants ont été dévoilés. La tisane Marin de Françoise Lafay a remporté le premier prix du concours organisé par le Conseil Départemental.

Quant au concours départemental des vins, c’est lors du salon La Loire aux 3 vignes, qui s’est tenu à Saint-Galmier du 11 au 13 novembre, que la remise des prix a été organisée.

Présidences : ils ont pris des responsabilités

Hubert Dubien, président du syndicat de défense fourme de Montbrison AOP, devient président du Cnaol (Conseil national des appellations d’origine laitière).

Nicolas Lenoir et Paul Meunier ont été réélus le 1er avril comme président et secrétaire général des Jeunes Agricoles Loire pour un nouveau mandat de deux ans. Lisez-le ici. Chez JA Aura, Jocelyn Dubost a été élu président, producteur céréalier en Isère, à la suite de Pierre Picard. Au niveau national, Arnaud Gaillot succède à Samuel Vandaele.

Ludovic Rambaud, éleveur de la Loire, devient président de la section Rava du Rom Sélection (races ovines des massifs) en avril.

Patrick Breyton succède à Henri Robin à la tête de l’Initiativ’retraite (association dédiée aux retraités des organisations agricoles), à l’issue de l’assemblée générale du 5 mai.

Pierre-Yves Fréry devient le nouveau président de l’Arebli (association des éleveurs du Limousin), après que Lionel Maisson a annoncé, lors de l’assemblée générale du 8 avril, son intention de se retirer. Lisez-le ici.

La coprésidence d’Elvea Rhône-Alpes était assurée par Laurent Meunier (Mars) et Pascal Poyet (Amplepuis, 69). A l’automne, lors d’une réunion du conseil d’administration, les membres ont élu un nouveau binôme à la tête de l’association des créateurs : Laurent Meunier continue comme co-président, accompagné de Frédéric Pontonnier, créateur de Marcopt.

Les membres du conseil d’administration de la coopérative avicole Vert Forez ont élu mi-novembre leur nouveau président, Daniel Poyade ayant fait savoir lors de l’assemblée générale qu’il souhaitait se retirer. Il s’agit de Sébastien Frécon, agriculteur à Chalain-le-Comtal. Il a été autrefois vice-président de la structure.

A l’issue de l’assemblée générale de Coopel, le 16 décembre, les membres du conseil d’administration ont élu son nouveau président, en la personne de Lionel Vial. Il succède à Joseph Arnaud. Lisez-le ici.

Sanitaire : la grippe aviaire s’installe

Plusieurs cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été détectés dans la faune sauvage au cours de l’année 2022 dans notre département : un premier à Mornand-en-Forez fin janvier, un deuxième à Montverdun début février, un troisième et un quatrième à Chambéon le 14 octobre. et le 7 décembre. Ils ont généré des mesures spécifiques dans le périmètre de la zone de contrôle temporaire pour empêcher la transmission du virus aux élevages.

En mai, alors que la situation nationale de la grippe aviaire s’améliorait, le niveau de risque a été réduit. Cette accalmie n’a pas duré longtemps, puisque le niveau a été relevé en octobre, pour passer, début novembre, au niveau de risque élevé, générant une prévention renforcée. Lisez-le ici.

Les cas se sont multipliés en France à l’automne. Récemment, un cas a été détecté dans le Rhône, ce qui a entraîné des mesures spécifiques dans plusieurs communes de la Loire. La profession attend désormais les décisions gouvernementales sur la vaccination.

International : le conflit russo-ukrainien et ses conséquences

Après deux années marquées par le Covid, tout le monde s’attendait à des temps meilleurs avec la reprise de l’économie. C’était sans compter le conflit russo-ukrainien qui a rebattu les cartes. L’exposition agricole se déroule dans le contexte du début de la guerre. Lisez-le ici.

Rapidement, le moment inquiète les agriculteurs et leurs dirigeants. Lisez-le ici.

La souveraineté alimentaire est redevenue une priorité pour le gouvernement français et est au centre de tous les débats, notamment lors de l’assemblée générale de la FDSEA le 14 mars. Lisez-le ici.

Alors que les tensions sont réelles pour l’approvisionnement en carburant, que les coûts continuent d’augmenter et que l’État prend des mesures pour aider les entreprises et les particuliers, l’Union européenne débloque la réserve de crise agricole pour financer l’aide d’urgence promise à l’Ukraine. Lisez-le ici.

Le 22 juillet, un accord est signé entre l’Ukraine et la Russie pour l’exportation de céréales. Dans les jours suivants, plusieurs navires ont quitté les ports ukrainiens avec des cargaisons de produits agricoles. Lisez-le ici.

Lucie Grolleau Frécon